<script data-pm-proxy="intercept"></script><?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"><channel><title><![CDATA[Corps & Émotions]]></title><description><![CDATA[Un espace dédié à la médecine émotionnelle : je vous invite à explorer comment vos émotions influencent votre santé & bien-être, en écoutant les messages de votre corps.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com</link><image><url>https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!5STN!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fa32000c9-d3db-4b3e-9335-0ce3781cf40a_1004x1004.png</url><title>Corps &amp; Émotions</title><link>https://camillerougeau.substack.com</link></image><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Sat, 05 Sep 2026 04:59:32 GMT</lastBuildDate><atom:link href="/__u/camillerougeau.substack.com/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><copyright><![CDATA[Camille Rougeau]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[camillerougeau@substack.com]]></webMaster><itunes:owner><itunes:email><![CDATA[camillerougeau@substack.com]]></itunes:email><itunes:name><![CDATA[Camille Rougeau]]></itunes:name></itunes:owner><itunes:author><![CDATA[Camille Rougeau]]></itunes:author><googleplay:owner><![CDATA[camillerougeau@substack.com]]></googleplay:owner><googleplay:email><![CDATA[camillerougeau@substack.com]]></googleplay:email><googleplay:author><![CDATA[Camille Rougeau]]></googleplay:author><itunes:block><![CDATA[Yes]]></itunes:block><item><title><![CDATA[Endométriose : signification émotionnelle]]></title><description><![CDATA[Maternit&#233;, identit&#233;, f&#233;minit&#233; : les pistes &#233;motionnelles de l'endom&#233;triose.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/endometriose-signification-emotionnelle</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/endometriose-signification-emotionnelle</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Tue, 14 Jul 2026 17:30:42 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/c3ace98f-4ddd-4e29-9f54-d4a470c73190_1548x1016.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><em>Avant de commencer, une pr&#233;cision importante. Ce qui suit n&#8217;est pas une v&#233;rit&#233; absolue, ni un diagnostic, ni une explication unique. C&#8217;est une lecture compl&#233;mentaire, une autre fa&#231;on d&#8217;&#233;couter ce que le corps pourrait chercher &#224; exprimer. Si certaines pistes r&#233;sonnent en toi, c&#8217;est peut-&#234;tre qu&#8217;elles m&#233;ritent d&#8217;&#234;tre explor&#233;es. Sinon, laisse-les simplement de c&#244;t&#233;.</em></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/camillerougeau.substack.com/subscribe"><span>S'abonner maintenant</span></a></p><h4>C&#8217;est quoi, l&#8217;endom&#233;triose ?</h4><p>L&#8217;endom&#233;triose est une <strong>maladie gyn&#233;cologique chronique</strong> dans laquelle du tissu semblable &#224; la muqueuse ut&#233;rine, l&#8217;endom&#232;tre, se d&#233;veloppe en dehors de l&#8217;ut&#233;rus (sur les ovaires, les trompes, la vessie, parfois au-del&#224;). </p><p>Chaque mois, ce tissu r&#233;agit aux hormones comme s&#8217;il &#233;tait &#224; l&#8217;int&#233;rieur de l&#8217;ut&#233;rus. Il saigne, il s&#8217;enflamme, mais sans pouvoir s&#8217;&#233;vacuer.</p><p>Les sympt&#244;mes sont g&#233;n&#233;ralement : </p><ul><li><p>des <strong>douleurs pelviennes</strong> parfois invalidantes, </p></li><li><p>des <strong>r&#232;gles h&#233;morragiques</strong>, </p></li><li><p>une <strong>fatigue chronique </strong>profonde, </p></li><li><p>des <strong>difficult&#233;s &#224; concevoir.</strong></p></li></ul><h4>Ce que le corps pourrait exprimer</h4><p>Ce que la m&#233;decine sait encore mal expliquer, c&#8217;est pourquoi ces cellules migrent ailleurs. Et c&#8217;est justement l&#224; que la lecture &#233;motionnelle peut ouvrir des pistes int&#233;ressantes.</p><p><strong>Je ne veux pas ou je ne me sens pas capable d&#8217;&#234;tre m&#232;re.</strong></p><p>C&#8217;est la piste la plus souvent &#233;voqu&#233;e. Pas forc&#233;ment un <strong>refus de maternit&#233;</strong> conscient et assum&#233;, mais une ambivalence profonde, <strong>le plus souvent inconsciente.</strong> </p><p>La peur de ne pas &#234;tre &#224; la hauteur, de reproduire ce qu&#8217;on a soi-m&#234;me v&#233;cu, de ne pas savoir donner ce qu&#8217;on n&#8217;a pas re&#231;u, ou encore un doute sur sa propre capacit&#233; &#224; accueillir et prot&#233;ger un enfant.</p><p><strong>J&#8217;ai du mal &#224; m&#8217;autoriser &#224; &#234;tre femme.</strong></p><p>Pour certaines femmes, l&#8217;endom&#233;triose semble li&#233;e &#224; une <strong>relation difficile avec leur propre f&#233;minit&#233;</strong>, parfois suite &#224; un traumatisme, une violence, une honte ancienne. </p><p>Comme une dissociation, c&#8217;est une fa&#231;on de s&#8217;&#233;loigner de soi, de sa vuln&#233;rabilit&#233;, de son corps de femme.</p><p><strong>J&#8217;ai peur de faire na&#238;tre un enfant dans le monde tel qu&#8217;il est.</strong></p><p>Une angoisse plus large, tourn&#233;e vers l&#8217;ext&#233;rieur. <strong>Le monde est trop violent, trop incertain, trop difficile.</strong> </p><p>Un refus non pas de la maternit&#233; en soi, <strong>mais de ce &#224; quoi on exposerait un enfant en le faisant venir ici.</strong></p><p><strong>J&#8217;ai une relation particuli&#232;re avec ma m&#232;re.</strong></p><p>Certaines femmes atteintes d&#8217;endom&#233;triose ont grandi dans une <strong>relation maternelle o&#249; les fronti&#232;res n&#8217;&#233;taient pas claires.</strong> </p><p>Trop fusionnelles, trop envahissantes, ou au contraire dans laquelle elles ont tr&#232;s t&#244;t pris soin de leur m&#232;re plut&#244;t que l&#8217;inverse. </p><p>Des blessures h&#233;rit&#233;es, des non-dits, des m&#233;moires transg&#233;n&#233;rationnelles autour de la maternit&#233; dans la lign&#233;e f&#233;minine. </p><p><strong>Pas pour culpabiliser qui que ce soit, ni soi, ni sa m&#232;re</strong>, mais pour ouvrir la porte &#224; ce qui n&#8217;a peut-&#234;tre jamais &#233;t&#233; reconnu.</p><h4>En r&#233;sum&#233;</h4><p>Si l&#8217;on cherche un fil conducteur entre toutes ces pistes, c&#8217;est souvent <strong>la place de la femme, de la maternit&#233; et du sentiment de s&#233;curit&#233; qui revient. </strong>Cela ne signifie pas que toutes les femmes atteintes d&#8217;endom&#233;triose vivent ces difficult&#233;s, mais que ces th&#232;mes sont souvent mis en avant dans les lectures &#233;motionnelles de la maladie.</p><p>Ces pistes ne pr&#233;tendent pas expliquer l&#8217;endom&#233;triose. Elles proposent simplement un autre regard, qui peut compl&#233;ter le suivi m&#233;dical et, pour certaines femmes, aider &#224; mieux comprendre leur histoire.</p><p>Si l'une de ces pistes r&#233;sonne en toi, elle vaut peut-&#234;tre la peine d'&#234;tre explor&#233;e. Tu peux le faire seul(e), par l'&#233;criture ou l'introspection, ou avec l'aide d'un professionnel : psychologue, psychoth&#233;rapeute, praticien en lib&#233;ration &#233;motionnelle, sophrologue, hypnoth&#233;rapeute ou tout autre accompagnant avec lequel tu te sens en confiance.</p><div><hr></div><p><em>Si tu souffres d&#8217;endom&#233;triose et que tu as entrepris un travail sur tes &#233;motions, ta relation &#224; toi-m&#234;me ou ton histoire, je serais ravie de conna&#238;tre ton exp&#233;rience. </em></p><p><em>Que tu aies ressenti un changement ou non, ton t&#233;moignage peut &#234;tre pr&#233;cieux. </em></p><p><em>N&#8217;h&#233;site pas &#224; m&#8217;envoyer un message pour le partager :)</em></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/p/endometriose-signification-emotionnelle?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/camillerougeau.substack.com/p/endometriose-signification-emotionnelle?utm_source=substack&amp;utm_medium=email&amp;utm_content=share&amp;action=share"><span>Partager</span></a></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Paralysée par un burn-out, elle s’est guérie grâce à la libération émotionnelle]]></title><description><![CDATA[T&#233;moignage de Patricia, 58 ans.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/paralysie-burn-out-guerison-emotions</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/paralysie-burn-out-guerison-emotions</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Tue, 30 Jun 2026 16:02:02 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/960d162a-1393-4ad1-a9d7-0ca0ddd7ec61_1533x1026.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Patricia &#233;tait professeure des &#233;coles &#224; Marseille. Elle avait aussi ouvert une structure de coaching pour aider les jeunes des quartiers nord &#224; s&#8217;orienter. Elle intervenait dans les lyc&#233;es, dans les coll&#232;ges, elle donnait de son temps, de son &#233;nergie, d&#8217;elle-m&#234;me.</p><p><em>&#171; Je me suis tellement donn&#233;e que je me suis perdue moi-m&#234;me. &#187;</em></p><p>Pendant des ann&#233;es, elle avait appris &#224; mettre ses &#233;motions de c&#244;t&#233;. Un r&#233;flexe ancien, si profond&#233;ment ancr&#233; qu&#8217;elle ne s&#8217;en rendait plus compte. Alors quand la fatigue est arriv&#233;e, deux ans avant son burn-out, elle n&#8217;y a pas pr&#234;t&#233; attention non plus.</p><p>Jusqu&#8217;au matin de 2022 o&#249; son corps a tout arr&#234;t&#233;.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/camillerougeau.substack.com/subscribe"><span>S'abonner maintenant</span></a></p><p><strong>Le burn-out qui paralyse.</strong></p><p>Ce matin-l&#224;, Patricia se l&#232;ve et ne peut plus bouger. Paralys&#233;e du visage jusqu&#8217;au buste. Elle ne peut plus manger, ni boire, ni fermer les yeux. En trois jours, elle perd l&#8217;usage de la parole.</p><p>Les urgences l&#8217;examinent pendant trois jours. Tous les r&#233;sultats sont normaux. Rien d&#8217;organique, rien d&#8217;explicable. </p><blockquote><p>Les m&#233;decins concluent : <em>&#171; &#199;a revient ou &#231;a ne revient pas. &#187;</em></p></blockquote><p>Elle entre en clinique de r&#233;&#233;ducation. </p><p>Patricia commence &#224; faire le lien : des ann&#233;es &#224; tout donner sans jamais s&#8217;&#233;couter, deux ans de fatigue ignor&#233;e, des &#233;motions enfouies depuis toujours. Son corps avait simplement fini par traduire tout &#231;a de la seule fa&#231;on qui lui restait.</p><blockquote><p><em>&#171; &#192; un moment, mon corps s&#8217;est arr&#234;t&#233; de fonctionner, tout simplement. &#187;</em></p></blockquote><p><strong>La recherche dans le silence.</strong></p><p>Dans sa chambre de clinique, Patricia ne parle plus. Mais elle peut encore taper sur son clavier.</p><p>Elle cherche. Si la m&#233;decine n&#8217;a pas de r&#233;ponse, peut-&#234;tre qu&#8217;elle existe ailleurs. Elle tombe sur H&#233;l&#232;ne, praticienne d&#8217;une m&#233;thode de lib&#233;ration &#233;motionnelle appel&#233;e <em>Vibraction</em>.</p><p>Elle rejoint un groupe en ligne. Cam&#233;ra &#233;teinte. Son visage est encore paralys&#233;, elle ne veut pas &#234;tre vue.</p><p>Elle apprend quelque chose qu&#8217;elle n&#8217;avait jamais fait : <strong>rentrer dans son corps.</strong> &#201;couter des sensations infimes, m&#234;me les plus imperceptibles. Accueillir ce qui &#233;tait rest&#233; coinc&#233; l&#224; depuis des ann&#233;es.</p><p>Et &#224; chaque session, quelque chose se passe. Une zone qui se d&#233;tend. Un muscle du visage qui se remet &#224; bouger. Un peu de parole qui revient. Pas d&#8217;un coup, progressivement, lib&#233;ration apr&#232;s lib&#233;ration, comme si le corps rendait ce qu&#8217;il avait trop longtemps port&#233;.</p><p>Au bout de trois mois, elle rouvre sa cam&#233;ra. Son visage s&#8217;&#233;tait d&#233;crisp&#233;. Les mots revenaient vraiment.</p><blockquote><p><em>&#171; C&#8217;est fou, hein ? &#187;</em></p></blockquote><p><strong>Ce que le corps portait.</strong></p><p>Ce que Patricia comprend aujourd&#8217;hui : les &#233;motions non travers&#233;es ne disparaissent pas. Elles se cristallisent dans le corps, silencieusement, jusqu&#8217;&#224; ce que quelque chose l&#226;che. Pour elle, ce quelque chose a pris la forme d&#8217;une paralysie totale.</p><p>Un an apr&#232;s le d&#233;but du travail, suffisamment r&#233;tablie, elle se certifie praticienne de la m&#233;thode. Aujourd&#8217;hui, elle accompagne d&#8217;autres personnes &#224; traverser ce qu&#8217;elles ont enfoui.</p><blockquote><p><em>&#171; C&#8217;est incroyable ce qui se passe dans l&#8217;invisible. &#187;</em></p></blockquote><p><strong>Ce qu&#8217;elle sait maintenant.</strong></p><p>Patricia a 58 ans. Elle a travers&#233; un burn-out s&#233;v&#232;re, une paralysie que la m&#233;decine n&#8217;a pas su expliquer, et une gu&#233;rison qu&#8217;elle est all&#233;e chercher elle-m&#234;me, depuis une chambre de clinique, en tapant sur son clavier.</p><p>Elle ne cherche plus &#224; tenir &#224; tout prix. Elle &#233;coute, maintenant.</p><blockquote><p><em>&#171; Je continue tous les jours de lib&#233;rer. On a tellement enfoui de choses. Il faut du temps pour que &#231;a sorte. &#187;</em></p></blockquote><div class="pullquote"><p>Un immense merci &#224; Patricia pour sa confiance et son t&#233;moignage.</p></div><p><em><strong>Et si toi aussi tu as v&#233;cu une transformation &#233;motionnelle et que tu souhaites la partager, n&#8217;h&#233;site pas &#224; me contacter !</strong></em></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/p/paralysie-burn-out-guerison-emotions?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/camillerougeau.substack.com/p/paralysie-burn-out-guerison-emotions?utm_source=substack&amp;utm_medium=email&amp;utm_content=share&amp;action=share"><span>Partager</span></a></p><p></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Placer sa conscience : la première étape de la libération émotionnelle]]></title><description><![CDATA[Un exercice simple pour vous apaiser et vous reconnecter &#224; vous-m&#234;me.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/placer-sa-conscience-la-premiere</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/placer-sa-conscience-la-premiere</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Fri, 29 Aug 2025 14:38:01 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/5873ed7d-6f8d-4045-a7b2-7e7318d519e6_1536x1024.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans mes pr&#233;c&#233;dents articles, je vous ai parl&#233; des trois cl&#233;s pour rentrer dans une posture de lib&#233;ration &#233;motionnelle : </em></p><p>&#8226; <em>la conscience de soi, </em></p><p>&#8226; <em>l&#8217;accueil et l&#8217;acceptation de ses &#233;motions. </em></p><p><em>Ces bases sont essentielles pour vous sentir plus en paix et commencer &#224; lib&#233;rer ce qui vous bloque &#233;motionnellement.</em></p><p>Aujourd&#8217;hui, nous passons &#224; la pratique concr&#232;te. Nous allons d&#233;couvrir le premier exercice de lib&#233;ration &#233;motionnelle : <strong>placer sa conscience. </strong></p><p>C&#8217;est le tout premier pilier de cette pratique, et rien que le fait de le pratiquer quelques minutes par jour peut vous apporter calme et s&#233;r&#233;nit&#233;.</p><h2><strong>Pourquoi placer sa conscience est si important</strong></h2><p>Placer sa conscience, c&#8217;est simplement porter son attention sur son corps et ses sensations. </p><p>M&#234;me si ce n&#8217;est pas encore la pratique compl&#232;te de lib&#233;ration &#233;motionnelle, cet exercice est d&#233;j&#224; tr&#232;s b&#233;n&#233;fique :</p><p>&#8226; Il vous ancre dans le moment pr&#233;sent.</p><p>&#8226; Il calme le mental et r&#233;duit le stress.</p><p>&#8226; Il vous apprend &#224; &#234;tre attentif &#224; vos ressentis, &#233;tape cruciale pour lib&#233;rer les &#233;motions bloqu&#233;es par la suite.</p><p>Cet exercice est <strong>accessible &#224; tous</strong> et ne n&#233;cessite aucun audio ou mat&#233;riel particulier. </p><p><strong>M&#234;me</strong> <strong>5 minutes</strong> suffisent pour ressentir un effet apaisant.</p><h2>Comment pratiquer : m&#233;ditation pour placer sa conscience</h2><div class="pullquote"><p>1. Installez-vous confortablement, assis ou allong&#233;, le dos droit mais d&#233;tendu.</p><p>2. Fermez les yeux et concentrez-vous sur votre respiration : sentez l&#8217;air entrer et sortir, observez les sensations dans votre corps.</p><p>3. Laissez vos pens&#233;es passer, sans les suivre. Si une pens&#233;e survient, dites-vous &#171; <em>pas maintenant</em> &#187; et revenez &#224; votre corps.</p><p>4. Parcourez ensuite tout votre corps avec votre conscience : commencez par un pied, ressentez-le enti&#232;rement (orteils, plante, talon). Puis passez &#224; l&#8217;autre pied, aux chevilles, aux jambes&#8230; et remontez jusqu&#8217;&#224; la t&#234;te.</p><p>5. Prenez conscience des zones souvent ignor&#233;es, comme l&#8217;int&#233;rieur de la bouche, la langue, le visage. Observez simplement.</p><p>6. Dur&#233;e : commencez par 1 ou 2 minutes si c&#8217;est difficile, puis augmentez progressivement jusqu&#8217;&#224; 5 minutes id&#233;alement.</p></div><p>L&#8217;objectif n&#8217;est pas de &#171; <em>faire quelque chose de parfait</em> &#187;, mais simplement <strong>&#234;tre pleinement conscient de votre corps</strong>. </p><p>C&#8217;est d&#233;j&#224; un pas &#233;norme vers l&#8217;apaisement et la ma&#238;trise de vos &#233;motions.</p><h2>L&#8217;autonomie &#233;nerg&#233;tique</h2><p>Cet exercice est une premi&#232;re &#233;tape. </p><p>M&#234;me s&#8217;il reste simple et qu&#8217;il peut sembler n&#8217;&#234;tre qu&#8217;une mise en condition, il ouvre d&#233;j&#224; une porte : <strong>celle de l&#8217;autonomie. </strong></p><p>Nous avons tous la capacit&#233; de nous <strong>auto-r&#233;guler</strong>, de retrouver un &#233;quilibre int&#233;rieur, et m&#234;me de nous <strong>auto-gu&#233;rir.</strong></p><p>Bien s&#251;r, cette autonomie a ses limites : il existe des &#233;v&#233;nements que nous ne contr&#244;lons pas &#8212; un deuil, un handicap, une perte physique irr&#233;versible suite &#224; un accident, etc. <strong>&#8212; </strong>Disons que cela repr&#233;sente 20% de votre vie. </p><p><strong>Mais les 80% restants, vous les contr&#244;lez &#8212; </strong>m&#234;me si vous n&#8217;en avez pas toujours conscience. </p><p>Et<strong> </strong>dans bien des situations du quotidien, m&#234;me face &#224; des blocages qui paraissent irr&#233;versibles ou in&#233;vitables, <strong>il est possible d&#8217;agir</strong>. </p><p><strong>Et la cl&#233;, c&#8217;est de revenir &#224; vos &#233;motions.</strong></p><p>Au fil des exercices que je vais partager, vous allez d&#233;couvrir par vous-m&#234;mes que vous &#234;tes capables de transformer votre &#233;tat int&#233;rieur, pas &#224; pas. </p><p>Ce n&#8217;est pas une id&#233;e abstraite : <strong>c&#8217;est une exp&#233;rience concr&#232;te que chacun peut vivre.</strong></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[À l'annonce de la maladie de son père, elle se bloque le dos]]></title><description><![CDATA[T&#233;moignage de Laure Mayoud.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/temoignage-mal-de-dos-maladie-pere-laure</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/temoignage-mal-de-dos-maladie-pere-laure</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Sat, 05 Jul 2025 10:01:15 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/e2ddc7dc-769d-4613-a217-5eb5de9d4dc9_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><em>En novembre 2014, le p&#232;re de Laure est diagnostiqu&#233; d&#8217;un cancer colorectal au stade 4. Pour Laure, c&#8217;est un effondrement. &#192; l&#8217;&#233;poque, elle vit en Seine-et-Marne, loin de ses parents rest&#233;s dans la Loire. Enseignante &#224; 80 %, elle ne peut descendre que toutes les trois semaines. Elle voudrait &#234;tre plus pr&#233;sente, mais elle ne le peut pas. Alors, elle tient.</em></p><h4><strong>Un choc trop grand pour &#234;tre accept&#233;.</strong></h4><p>Elle s&#8217;accroche &#224; l&#8217;id&#233;e qu&#8217;un traitement va &#233;merger. Pourtant, chaque tentative th&#233;rapeutique &#233;choue. C&#339;ur, reins : son p&#232;re ne peut supporter aucune chimioth&#233;rapie. Mais Laure refuse d&#8217;y croire. </p><blockquote><p>&#171; <em>Je savais, mais je ne voulais pas savoir</em> &#187;, dit-elle dix ans plus tard.</p></blockquote><p>Et puis vient le 7 janvier 2015. Ce jour-l&#224;, alors que la France pleure Charlie Hebdo, Laure re&#231;oit un appel de sa m&#232;re : &#171;<em> Il n&#8217;y a plus de solution. </em>&#187;</p><p>C&#8217;est la bascule. Le moment o&#249; elle comprend que son p&#232;re va mourir. </p><p>Mais au lieu de s&#8217;effondrer, elle continue. <strong>Elle ne s&#8217;arr&#234;te pas.</strong> Elle enseigne, elle pr&#233;pare des cours, elle d&#233;m&#233;nage. Son p&#232;re est en train de mourir, et elle, elle porte.</p><h4><strong>Le jour o&#249; tout l&#226;che.</strong></h4><p>Jusqu&#8217;au 25 janvier.</p><p>Ce jour-l&#224;, un simple sac de 2 ou 3 kilos suffit : son dos se bloque compl&#232;tement. Impossible de marcher, seule position supportable : allong&#233;e. Le corps dit stop.</p><blockquote><p>&#171; <em>C&#8217;&#233;tait la valise &#233;motionnelle sur laquelle je m&#8217;&#233;tais assise trop fort, qui a fini par exploser.</em> &#187;</p></blockquote><p>Pendant cette semaine d&#8217;arr&#234;t forc&#233;, allong&#233;e chez elle, quelque chose l&#226;che enfin. Les &#233;motions remontent. La tristesse, la culpabilit&#233;, les larmes... Elle pleure jusqu&#8217;&#224; l&#8217;&#233;puisement. <strong>Elle vit enfin ce qu&#8217;elle refusait de regarder.</strong></p><p>Son corps n&#8217;avait jamais envoy&#233; de signaux avant cela. Pas de fatigue. Pas d&#8217;insomnie. Rien. Et soudain, le verrou saute. Ce mal de dos a &#233;t&#233; son point de rupture, son point de bascule. Et aussi, le d&#233;but de sa lib&#233;ration.</p><h4><strong>De la douleur &#224; la lib&#233;ration.</strong></h4><p>Quelques ann&#233;es plus tard, Laure entame une formation en sophrologie. Cette exp&#233;rience, elle le r&#233;alise, l&#8217;a reconnect&#233;e &#224; son corps, &#224; ses &#233;motions. Elle quitte l&#8217;&#201;ducation nationale pour transmettre autrement, &#224; travers la sophrologie, le journaling, le travail de groupe.</p><p>Elle raconte aujourd&#8217;hui ce chemin avec lucidit&#233; et force : comment le corps a parl&#233; &#224; sa place, comment il a fallu qu&#8217;il l&#226;che pour qu&#8217;elle entende, enfin, ce qu&#8217;elle vivait. Et comment, petit &#224; petit, elle s&#8217;est lib&#233;r&#233;e.</p><p><strong>Un immense merci &#224; Laure pour son t&#233;moignage.</strong></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Eczéma & Urticaire : signification émotionnelle ]]></title><description><![CDATA[Quand la peau, barri&#232;re du corps, s'exprime.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/eczema-urticaire-signification-emotionnelle</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/eczema-urticaire-signification-emotionnelle</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Fri, 06 Jun 2025 15:30:45 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/05878057-fafa-4bdf-a9f3-db94e26da09d_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><em>Apr&#232;s la compr&#233;hension &#233;motionnelle, la mise en pratique, et les t&#233;moignages, j&#8217;ouvre aujourd&#8217;hui un quatri&#232;me th&#232;me sur ce blog : <strong>la signification &#233;motionnelle de certains maux </strong>- physiques comme mentaux.</em></p><p><em>Et pour commencer, j&#8217;avais envie de vous parler de deux r&#233;actions de la peau, &#224; la fois proches et souvent confondues, mais qui n&#8217;expriment pas tout &#224; fait la m&#234;me chose : l&#8217;ecz&#233;ma et l&#8217;urticaire.</em></p><h4>Ecz&#233;ma et urticaire, c&#8217;est quoi au juste ?</h4><p><strong>L&#8217;ecz&#233;ma</strong> est une inflammation de la peau, souvent chronique, en particulier chez les personnes ayant une peau sensible ou des ant&#233;c&#233;dents d&#8217;allergies. Il peut commencer tr&#232;s t&#244;t, parfois m&#234;me chez les b&#233;b&#233;s. La peau devient rouge, s&#232;che, elle gratte beaucoup et peut former des plaques qui durent dans le temps, avec des pouss&#233;es r&#233;guli&#232;res. </p><p><strong>L&#8217;urticaire</strong>, elle, est une r&#233;action de la peau qui appara&#238;t soudainement, souvent &#224; cause d&#8217;un aliment, d&#8217;un m&#233;dicament, du stress ou d&#8217;un contact. Elle provoque des plaques rouges ou ros&#233;es, qui gonflent l&#233;g&#232;rement et d&#233;mangent beaucoup, mais qui disparaissent en g&#233;n&#233;ral en quelques heures ou jours. Elle peut aussi &#234;tre chronique, sans cause clairement identifi&#233;e.</p><p>Mais derri&#232;re ces apparences physiques, il y a parfois des messages plus profonds.</p><h4>Une r&#233;action cutan&#233;e n&#8217;est pas que physique.</h4><p>Quand on parle de r&#233;actions de la peau comme l&#8217;ecz&#233;ma ou l&#8217;urticaire, deux cas de figure se pr&#233;sentent :</p><ul><li><p>Soit on trouve une cause identifiable (une allergie, un contact avec une substance irritante) ;</p></li><li><p>Soit il n&#8217;y a aucune cause identifiable.</p></li></ul><p><strong>Lorsqu&#8217;aucune cause claire n&#8217;est d&#233;tect&#233;e</strong>, l&#8217;approche &#233;motionnelle devient ici particuli&#232;rement pertinente. Parce que sans explication physique, il est difficile de trouver une solution durable. </p><p><strong>Lorsque la cause est identifi&#233;e</strong>, cela est d&#233;j&#224; une bonne chose : on peut agir directement sur le d&#233;clencheur, adapter ses habitudes, &#233;viter certaines substances. Mais il faut aussi reconna&#238;tre que c&#8217;est contraignant, car cela implique de vivre avec une vigilance permanente, &#233;viter certains lieux, produits ou aliments &#8212; ce qui peut devenir pesant au quotidien.</p><blockquote><p><strong>Ce qu&#8217;il faut savoir, c&#8217;est que m&#234;me si une r&#233;action cutan&#233;e est li&#233;e &#224; un allerg&#232;ne, certaines approches consid&#232;rent que le corps choisirait cet allerg&#232;ne comme &#8220;</strong><em><strong>pr&#233;texte</strong></em><strong>&#8221; pour exprimer un conflit &#233;motionnel, souvent non conscient </strong>&#8212;<strong> </strong><em>j&#8217;aborderai ce sujet plus en d&#233;tail dans un prochain article.</em></p></blockquote><h4>Ce que nous dit l&#8217;&#233;motionnel.</h4><ul><li><p><strong>L&#8217;ecz&#233;ma : un conflit de s&#233;paration ou de contact</strong></p></li></ul><p>Selon la psychosomatique, l&#8217;ecz&#233;ma serait souvent le reflet d&#8217;un <strong>conflit de s&#233;paration, une perte de contact.</strong></p><div class="pullquote"><p>Exemple 1 : ecz&#233;ma apparu sans cause physique identifiable, quelques jours apr&#232;s une s&#233;paration affective difficile.</p><p>Exemple 2 : pouss&#233;e d&#8217;ecz&#233;ma apr&#232;s avoir port&#233; un v&#234;tement neuf, mais dans un contexte &#233;motionnel instable (angoisse, stress li&#233; &#224; un changement de lieu de vie).</p></div><ul><li><p><strong>L&#8217;urticaire : un rejet soudain, une agression symbolique</strong></p></li></ul><p>L&#8217;urticaire, quant &#224; elle, se manifeste de fa&#231;on plus soudaine et intense. Elle est souvent associ&#233;e &#224; une situation per&#231;ue comme insupportable, qui &#171; <em>d&#233;mange</em> &#187; au sens symbolique, en emp&#234;chant la personne de vivre pleinement ce &#224; quoi elle aspire. Elle semble traduire une tension int&#233;rieure li&#233;e &#224; <strong>ce qui fait obstacle entre la personne et ses d&#233;sirs profonds.</strong></p><div class="pullquote"><p>Exemple 1 : urticaire g&#233;n&#233;ralis&#233;e apparue sans cause apr&#232;s un d&#238;ner familial tendu, o&#249; la personne s&#8217;est sentie humili&#233;e.</p><p>Exemple 2 : urticaire d&#233;clench&#233;e apr&#232;s avoir mang&#233; des crevettes lors d&#8217;un repas avec une figure d&#8217;autorit&#233; qu&#8217;elle vit comme oppressante.</p></div><h4>Le lien avec la m&#233;decine chinoise.</h4><p>En m&#233;decine traditionnelle chinoise, la peau est li&#233;e au :</p><ul><li><p><strong>Poumon</strong> &#8594; la tristesse, le chagrin ;</p></li><li><p><strong>Gros Intestin</strong> &#8594; blocage, rigidit&#233;, laisser partir quelque chose ;</p></li><li><p>On retrouve parfois aussi la trace du<strong> Foie</strong> &#8594; col&#232;re retenue.</p></li></ul><h4>Et la peau dans tout &#231;a ?</h4><p>La peau est notre premi&#232;re barri&#232;re de protection avec l&#8217;ext&#233;rieur.  </p><blockquote><p><strong>Quand elle s&#8217;enflamme, gratte ou r&#233;agit, elle exprime souvent un besoin de distance, de protection ou de r&#233;paration.</strong></p></blockquote><p>La peau devient alors le terrain d&#8217;expression de cette tension int&#233;rieure. Elle r&#233;agit, comme pour chercher &#224; r&#233;parer un lien ou &#224; repousser ce qui g&#234;ne.</p><p><em>Alors si vous, ou un proche, souffrez de ces sympt&#244;mes, et que rien ne semble vraiment les soulager, il peut &#234;tre utile de se pencher sur une approche de lib&#233;ration &#233;motionnelle. Elle peut parfois offrir des cl&#233;s inattendues&#8230; et profond&#233;ment b&#233;n&#233;fiques.</em></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Après l’accueil vient l’acceptation]]></title><description><![CDATA[L&#8217;acceptation commence l&#224; o&#249; l&#8217;&#233;motion a &#233;t&#233; accueillie.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/apres-accueil-acceptation-emotions</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/apres-accueil-acceptation-emotions</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Mon, 26 May 2025 16:30:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/de9bc0b9-5782-48e8-a7d1-6260cbc14521_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Note : Cette pratique ne constitue pas encore la m&#233;thode de lib&#233;ration &#233;motionnelle que je vous pr&#233;senterai bient&#244;t. Il s&#8217;agit d&#8217;une s&#233;rie pr&#233;paratoire pour vous aider &#224; cr&#233;er une posture int&#233;rieure propice &#224; l&#8217;accueil et au ressenti. Trois axes fondamentaux pour entrer dans un rapport plus conscient et apais&#233; avec vos &#233;motions du quotidien.</strong></em></p><p>Dans les articles pr&#233;c&#233;dents, je vous ai partag&#233; deux premiers axes essentiels :</p><p>1. <strong>La conscience de soi : </strong>rep&#233;rer les situations o&#249; vous r&#233;agissez trop, ou pas du tout. Ces moments o&#249; une &#233;motion vous traverse ou se cache.</p><p>2. <strong>L&#8217;accueil : </strong>reconna&#238;tre l&#8217;&#233;motion, lui laisser de l&#8217;espace sans la fuir, ni la contr&#244;ler. La ressentir dans le corps, sans chercher &#224; l&#8217;expliquer tout de suite.</p><p>Aujourd&#8217;hui, on compl&#232;te ce processus avec un troisi&#232;me pilier cl&#233; : <strong>l&#8217;acceptation</strong>.</p><p>Parfois, m&#234;me apr&#232;s avoir reconnu et ressenti une &#233;motion&#8230; elle reste pr&#233;sente, comme si elle n&#8217;avait pas &#233;t&#233; pleinement entendue.</p><p>Pourquoi ?</p><blockquote><p><strong>Parce qu&#8217;une part de nous r&#233;siste encore. Parce que derri&#232;re l&#8217;apparence de l&#8217;accueil, il y a encore du refus, de la culpabilit&#233;, de la honte, du jugement.</strong></p></blockquote><h4><strong>Accueillir ne veut pas toujours dire accepter.</strong></h4><p>Vous &#234;tes triste. Vous pleurez. Vous vous dites : <em>&#8220;C&#8217;est bon, je la reconnais, je l&#8217;ai accueillie.&#8221; </em></p><p>Et souvent, cela suffit. Pleurer soulage, apaise, lib&#232;re &#8212; parfois profond&#233;ment.</p><p><strong>Mais dans certains cas, le c&#339;ur reste lourd. L&#8217;&#233;motion semble encore tourner en vous.</strong></p><p>Comme si, malgr&#233; l&#8217;expression, une part de vous n&#8217;avait pas pu vraiment l&#226;cher.</p><p>C&#8217;est aussi vrai pour la col&#232;re. On s&#8217;exprime fort, on crie, on s&#8217;impose. Mais parfois, l&#8217;agacement reste, la tension ne tombe pas.</p><p>Parce que l&#8217;&#233;motion a &#233;t&#233; exprim&#233;e, mais pas forc&#233;ment accept&#233;e.</p><p>L&#8217;&#233;motion est l&#224;, oui.</p><blockquote><p><strong>Mais vous ne vous autorisez peut-&#234;tre pas totalement &#224; l&#8217;avoir v&#233;cue.</strong></p></blockquote><p>C&#8217;est l&#224; que commence l&#8217;acceptation.</p><div class="pullquote"><p><em>Accueillir, c&#8217;est ressentir l&#8217;&#233;motion. </em></p><p><em>Accepter, c&#8217;est ne plus se battre contre elle.</em></p></div><h4><strong>Deux formes courantes de non-acceptation.</strong></h4><p><strong>&#8226; La culpabilit&#233; directe</strong></p><p>C&#8217;est souvent tr&#232;s clair dans votre t&#234;te.</p><p>Vous ressentez quelque chose, vous r&#233;agissez &#8212; puis aussit&#244;t :</p><div class="pullquote"><p><em>&#8220;J&#8217;aurais pas d&#251; dire &#231;a&#8230;&#8221;</em></p><p><em>&#8220;Je suis trop impulsif&#183;ve.&#8221;</em></p><p><em>&#8220;Je ne suis pas assez cool.&#8221;</em></p><p><em>&#8220;Je me braque pour rien&#8230;&#8221;</em></p></div><p>Autrement dit, vous savez que vous ressentez quelque chose, mais vous vous en voulez imm&#233;diatement pour &#231;a.</p><blockquote><p><strong>Vous vous jugez. Vous culpabilisez. Et m&#234;me si vous reconnaissez l&#8217;&#233;motion, vous ne l&#8217;acceptez pas vraiment.</strong></p></blockquote><p><strong>&#8226; Le jugement non conscientis&#233;</strong></p><p>Celui-ci est plus subtil. Moins visible.</p><p>Vous vous dites :</p><div class="pullquote"><p>&#8220;Oui, je suis en col&#232;re, c&#8217;est normal.&#8221;</p><p>&#8220;Je sais que j&#8217;ai le droit d&#8217;&#234;tre triste.&#8221;</p></div><p>Mais si vous vous arr&#234;tez un instant&#8230; est-ce que vous &#234;tes vraiment en paix avec cette &#233;motion ?</p><p><strong>Parfois, une part de vous r&#233;siste encore sans vouloir se l&#8217;avouer.</strong></p><p>Et cette r&#233;sistance peut venir de l&#8217;int&#233;rieur &#8212; cette voix qui murmure &#8220;<em>tu aurais d&#251; faire autrement</em>&#8221; &#8212;  ou bien de l&#8217;ext&#233;rieur : un regard, un reproche, un ton, une remarque qui vous fait douter, et que vous finissez par croire.</p><div class="pullquote"><p>&#8220;Ils pensent que j&#8217;exag&#232;re&#8230;&#8221;</p><p>&#8220;Je passe pour quelqu&#8217;un de fragile&#8230;&#8221;</p><p>&#8220;J&#8217;aurais d&#251; garder mon calme&#8230;&#8221;</p></div><blockquote><p><strong>M&#234;me si, en surface, vous vous d&#233;fendez ou vous dites &#8220;</strong><em><strong>j&#8217;ai le droit de ressentir &#231;a</strong></em><strong>&#8221;, une part de vous a int&#233;gr&#233; ce jugement sans s&#8217;en rendre compte.</strong></p></blockquote><h4><strong>[Invitation pratique]</strong></h4><p>Quand une &#233;motion vous traverse :</p><div class="pullquote"><p><strong>1. Ressentez-l&#224;</strong></p><p>&#8220;Je ressens de la col&#232;re.&#8221; &#8220;Je suis triste.&#8221; Vous avez fait le premier pas.</p><p><strong>2. Observez votre r&#233;action int&#233;rieure</strong></p><p>Est-ce que je me juge ? Est-ce qu&#8217;une part de moi culpabilise ?</p><p><strong>3. Parlez-vous avec bienveillance</strong></p><p>Se dire que c&#8217;est l&#233;gitime. Sans minimiser, sans culpabiliser. M&#234;me si on aurait pr&#233;f&#233;r&#233; r&#233;agir autrement. M&#234;me si &#231;a d&#233;borde. Si c&#8217;est l&#224;, c&#8217;est qu&#8217;il y a une raison. Pas de &#8220;<em>je suis nul&#183;le</em>&#8221; ou &#8220;<em>j&#8217;aurais d&#251;&#8230;</em>&#8221;. Juste : &#8220;<em>Je fais ce que je peux avec ce que je vis.</em>&#8221;</p></div><p>Petit &#224; petit, vous changez la posture int&#233;rieure : moins de r&#233;sistance, plus de douceur.</p><p>Et c&#8217;est l&#224; que l&#8217;&#233;motion peut vraiment se transformer.</p><h4><strong>Et maintenant ?</strong></h4><p>Comme je vous l&#8217;ai partag&#233; &#224; travers cette s&#233;rie, vous avez maintenant les trois piliers essentiels pour mieux vivre avec vos &#233;motions au quotidien :</p><div class="pullquote"><p><strong>conscience, accueil, acceptation.</strong></p></div><p>Ces trois cl&#233;s peuvent d&#233;j&#224; vous permettre de transformer profond&#233;ment votre rapport &#224; ce que vous ressentez.</p><h4><strong>Quand cela reste difficile&#8230;</strong></h4><p>Mais il faut savoir que ce processus n&#8217;est pas toujours lin&#233;aire.</p><blockquote><p><strong>Chaque &#233;motion est diff&#233;rente. Chaque situation, chaque v&#233;cu, chaque rythme aussi.</strong></p></blockquote><p>Parfois, accueillir ou accepter suffit.</p><p>Mais parfois, l&#8217;&#233;motion persiste, comme si une part de nous ne pouvait pas encore l&#226;cher.</p><p><strong>Certaines &#233;motions sont trop anciennes, trop enfouies, trop charg&#233;es pour &#234;tre simplement travers&#233;es par l&#8217;intention ou la compr&#233;hension.</strong></p><p>Et c&#8217;est normal.</p><p>Le but ici n&#8217;est pas d&#8217;exiger quoi que ce soit de vous &#8212; mais de vous offrir des rep&#232;res, une direction int&#233;rieure, <strong>sans pression.</strong></p><h4><strong>Pour aller plus loin&#8230;</strong></h4><p>Dans les prochains articles, je commencerai &#224; vous pr&#233;senter une m&#233;thode de lib&#233;ration &#233;motionnelle, simple, accessible, et que vous pourrez pratiquer en autonomie, pas &#224; pas.</p><blockquote><p><strong>Elle ne vise pas &#224; vous &#8220;</strong><em><strong>changer</strong></em><strong>&#8221; &#8212; mais &#224; vous all&#233;ger.</strong></p></blockquote><p>&#192; faire de la place.</p><p>&#192; lib&#233;rer ce qui, parfois, reste coinc&#233; malgr&#233; tous les efforts.</p><p>Et lorsque que vous faites le choix de vous all&#233;gez, vous ne vivez plus &#224; travers vos blessures : vous agissez avec plus de clart&#233;, plus d&#8217;alignement. Vos choix deviennent plus justes, vos relations plus fluides&#8230; et votre bien-&#234;tre, naturellement, s&#8217;en ressent &#8212; jusqu&#8217;&#224; votre sant&#233;.</p><p>En attendant, m&#234;me si tout cela peut vous sembler encore abstrait, rappelez-vous :</p><p><strong>L&#8217;intention d&#8217;accueillir, de vous &#233;couter, de vous apaiser&#8230; est d&#233;j&#224; une forme d&#8217;acceptation.</strong></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><h4></h4>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Au coeur de sa leucémie : un manque de reconnaissance familiale]]></title><description><![CDATA[T&#233;moignage de St&#233;phanie Souhait&#233;.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/temoignage-leucemie-reconnaissance-familiale</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/temoignage-leucemie-reconnaissance-familiale</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Sun, 18 May 2025 08:01:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/a6872340-e7fc-404e-8cf1-c968da8e7c5b_1536x1024.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><em>St&#233;phanie Souhait&#233; est th&#233;rapeute. Il y a un peu plus d&#8217;un an, sa vie a bascul&#233;. Le 21 f&#233;vrier 2024, on lui diagnostique une leuc&#233;mie my&#233;lo&#239;de aigu&#235; &#8212; un cancer du sang &#224; &#233;volution rapide, qui touche les cellules de la moelle osseuse responsables des globules rouges, des plaquettes et de certains globules blancs. Si le choc est immense, ce n&#8217;est que le d&#233;but d&#8217;un voyage aussi int&#233;rieur que m&#233;dical. Car au-del&#224; des traitements et des soins m&#233;dicaux, St&#233;phanie d&#233;cide d&#8217;&#233;couter son corps, et ce qu&#8217;il aurait peut-&#234;tre tent&#233; de lui dire depuis longtemps.</em></p><h4>Une vie d&#233;di&#233;e aux autres&#8230; et des &#233;motions oubli&#233;es</h4><p>Avant la maladie, St&#233;phanie accompagnait ses patients sur le chemin de l&#8217;&#233;motionnel. </p><blockquote><p>&#171; <em>J&#8217;accompagne les gens &#224; la d&#233;couverte de leurs &#233;motions, &#224; leur compr&#233;hension et &#224; leur gu&#233;rison&#8230;</em> &#187;, explique-t-elle. </p></blockquote><p>Pourtant, elle reconna&#238;t aujourd&#8217;hui qu&#8217;elle ignorait la profondeur de ses blessures. </p><blockquote><p>&#171; <em>Il m&#8217;a fallu 56 ans pour me rendre compte que j&#8217;avais beaucoup d&#8217;&#233;motions r&#233;prim&#233;es. Je croyais avoir eu une enfance &#8220;normale&#8221;, mais j&#8217;ai travers&#233; des choses tr&#232;s traumatisantes que je n&#8217;avais jamais regard&#233;es.</em> &#187;</p></blockquote><p>Dans sa famille, les &#233;motions n&#8217;avaient pas vraiment leur place. </p><blockquote><p>&#171; <em>C&#8217;est ce qui nous met en s&#233;curit&#233; de r&#233;primer nos &#233;motions. On ne s&#8217;en rend pas compte. C&#8217;est inconscient, c&#8217;est de l&#8217;ignorance pure&#8230;</em> &#187;, confie-t-elle avec lucidit&#233;.</p></blockquote><h4>Le choc du diagnostic</h4><p>Le diagnostic tombe apr&#232;s plusieurs mois de fatigue inexpliqu&#233;e. </p><blockquote><p>&#171; <em>Je pensais que j&#8217;avais une carence en vitamine B12&#8230;</em> &#187; se souvient-elle. </p></blockquote><p>Une prise de sang r&#233;v&#232;le une h&#233;moglobine trop basse, des plaquettes en chute libre. </p><p>Elle est alors transf&#233;r&#233;e d&#8217;urgence de l&#8217;&#238;le de Saint-Martin vers la France m&#233;tropolitaine.</p><blockquote><p>&#171; <em>C&#8217;&#233;tait vraiment innatendu : j&#8217;ai toujours fait attention &#224; mon corps et &#224; mon bien-&#234;tre. Je me croyais en bonne sant&#233;.</em> &#187; </p></blockquote><h4>La maladie comme signal</h4><p>Tr&#232;s vite, elle se tourne vers le d&#233;codage biologique. La leuc&#233;mie, selon cette approche, serait li&#233;e &#224; une forme de <strong>d&#233;valorisation au sein de la famille. </strong></p><blockquote><p>&#171; <em>&#199;a m&#8217;a tout de suite parl&#233;. J&#8217;ai toujours &#233;t&#233; un peu &#8220;l&#8217;originale&#8221; de la famille, celle qui n&#8217;entrait pas dans les cases. Pas vraiment reconnue, pas vraiment accept&#233;e.</em> <em>J&#8217;avais en moi un gouffre de <strong>col&#232;re r&#233;prim&#233;e</strong> dont je n&#8217;avais m&#234;me pas conscience.</em> &#187;</p></blockquote><p>Mais il faudra naturellement un peu de temps pour que St&#233;phanie commence &#224; entrevoir ce que cette maladie vient v&#233;ritablement lui r&#233;v&#233;ler. </p><p>Ce n&#8217;est pas pendant les soins, o&#249; toute son &#233;nergie est mobilis&#233;e, mais quelques mois apr&#232;s, alors qu&#8217;elle entame un travail de lib&#233;ration &#233;motionnelle.</p><p>Et l&#224;, son corps r&#233;siste.</p><blockquote><p>&#171; <em>Je piquais du nez devant l&#8217;&#233;cran d&#232;s que je lan&#231;ais une vid&#233;o de pratique &#233;motionnelle. C&#8217;&#233;tait plus fort que moi. Pendant cinq ou six s&#233;ances, je ne comprenais rien. Tout le monde semblait comprendre, c&#8217;&#233;tait fluide pour eux&#8230; Et moi, c&#8217;&#233;tait un vrai brouillard.</em> &#187;</p></blockquote><div class="pullquote"><p>&#192; ce sujet, j&#8217;ai partag&#233; avec elle que ce type de r&#233;action &#8212; le sommeil soudain, le brouillard mental &#8212; est un m&#233;canisme de fuite tr&#232;s courant face &#224; des &#233;motions profondes. Le corps a appris &#224; &#233;viter la souffrance en &#8220;&#233;teignant&#8221; la conscience. Il pense encore nous prot&#233;ger.</p></div><h4>Ce que le corps tente de dire</h4><p>Ce chemin int&#233;rieur, St&#233;phanie l&#8217;a approfondi avec de nombreuses approches.</p><p>Elle a d&#8217;abord appris &#224; <strong>ressentir son corps</strong>, &#224; en reconna&#238;tre les limites, les tensions, les besoins, en exp&#233;rimentant des pratiques simples : massages, couvertures lest&#233;es rappelant la sensation d&#8217;enveloppement du <em>foetus</em>, exercices corporels doux.</p><p>Progressivement, elle s&#8217;est ouverte &#224; d&#8217;autres m&#233;thodes, notamment celle de Scott Kiloby, qui l&#8217;a aid&#233;e &#224; <strong>accueillir ses &#233;motions </strong>&#224; travers l&#8217;&#233;coute fine de ses sensations corporelles. Elle a &#233;galement explor&#233; la stimulation des r&#233;flexes archa&#239;ques &#8211; ces mouvements involontaires ancr&#233;s d&#232;s la petite enfance, qui aident &#224; r&#233;tablir une s&#233;curit&#233; int&#233;rieure et une meilleure int&#233;gration corporelle.</p><p><strong>Elle y d&#233;couvre un apaisement progressif, une reconnexion &#224; elle-m&#234;me, &#224; son corps et &#224; ses &#233;motions.</strong></p><blockquote><p>&#171; <em>Je commence &#224; comprendre que tout cela, cette maladie, a &#233;t&#233; une forme de signal. Pas une punition. Une mani&#232;re pour mon corps de dire : &#8216;Tu ne peux plus continuer &#224; faire semblant.&#8217;</em> &#187;</p></blockquote><h4>Un parall&#232;le troublant</h4><p>&#192; titre personnel, j&#8217;ai partag&#233; avec St&#233;phanie une exp&#233;rience similaire &#224; la sienne : je connais quelqu&#8217;un qui est d&#233;c&#233;d&#233; d&#8217;une leuc&#233;mie, et qui a r&#233;p&#233;t&#233; toute sa vie <strong>qu&#8217;il n&#8217;&#233;tait pas reconnu dans sa famille.</strong> Nous avons &#233;chang&#233; sur cette r&#233;sonance. </p><div class="pullquote"><p>Le sang, en m&#233;decine traditionnelle chinoise, repr&#233;sente la vie, l&#8217;&#233;nergie vitale, mais aussi les liens familiaux. </p></div><h4>S&#8217;&#233;couter pour gu&#233;rir autrement</h4><p>Aujourd&#8217;hui, St&#233;phanie est en convalescence, mais pour elle, le cancer est derri&#232;re elle. Sa sant&#233; s&#8217;est am&#233;lior&#233;e, et m&#234;me si elle reste officiellement en voie de gu&#233;rison, elle se sent beaucoup mieux.</p><p>Elle a mis sa vie professionnelle entre parenth&#232;ses, pour se consacrer enti&#232;rement &#224; elle-m&#234;me. </p><blockquote><p>&#171; <em>Je m&#8217;&#233;coute comme jamais je ne l&#8217;ai fait. Je ne me force plus. Et c&#8217;est une grande paix.</em> &#187;</p></blockquote><p>Et surtout, elle se sent plus apais&#233;e aujourd&#8217;hui qu&#8217;avant la maladie. Comme si cette travers&#233;e, aussi douloureuse qu&#8217;elle ait &#233;t&#233;, avait ouvert un espace nouveau. </p><blockquote><p>&#171; <em>M&#234;me si je connaissais toutes ces approches &#233;motionnelles, je ne pensais pas que &#231;a me concernait vraiment. Je les utilisais pour les autres. Aujourd&#8217;hui, je r&#233;alise &#224; quel point c&#8217;&#233;tait en moi que &#231;a devait d&#8217;abord passer.</em> &#187;</p></blockquote><p>&#192; ce titre, elle invite chacun &#224; porter attention &#224; ce que le corps tente de dire. </p><blockquote><p>&#171; <em>Si vous traversez une maladie, permettez-vous de ressentir. De pleurer. De parler. Et surtout, de ne pas toujours &#234;tre fort. La vuln&#233;rabilit&#233;, c&#8217;est pr&#233;cieux.</em> &#187;</p></blockquote><p class="cta-caption"><em>Je remercie tr&#232;s chaleureusement St&#233;phanie pour la sinc&#233;rit&#233; et la profondeur de son t&#233;moignage. </em></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Réagir ou accueillir : une autre lecture de nos ressentis]]></title><description><![CDATA[Voir nos r&#233;actions &#233;motionnelles comme des cl&#233;s.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/reagir-ou-accueillir</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/reagir-ou-accueillir</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Wed, 14 May 2025 16:21:03 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/0e3278ab-7079-4d3b-b82c-a045495a5c3c_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Note : Cette pratique ne constitue pas encore la m&#233;thode de lib&#233;ration &#233;motionnelle que je vous pr&#233;senterai bient&#244;t. Il s&#8217;agit d&#8217;une s&#233;rie pr&#233;paratoire pour vous aider &#224; cr&#233;er une posture int&#233;rieure propice &#224; l&#8217;accueil et au ressenti.</strong></em></p><p><em>Dans le dernier article, je vous ai propos&#233; une premi&#232;re pratique : celle de la conscience de soi. Peut-&#234;tre avez-vous commenc&#233; &#224; vous observer dans votre quotidien, &#224; rep&#233;rer certains automatismes, ou &#224; identifier les moments o&#249; quelque chose vous touchait, o&#249; vous r&#233;agissiez sans trop savoir pourquoi.</em></p><p><em>Aujourd&#8217;hui, je vous invite &#224; faire un pas de plus. Il ne s&#8217;agit plus seulement d&#8217;observer que vous r&#233;agissez, mais de vous poser cette question : et si ma r&#233;action me montrait quelque chose &#224; entendre ?</em></p><h4>Vos r&#233;actions &#233;motionnelles sont des indicateurs.</h4><p>Elles ne sont pas l&#224; pour vous g&#234;ner, elles sont l&#224; pour vous guider.</p><p>Ce que nous ressentons dans ces moments-l&#224; ne parle pas tant de l&#8217;ext&#233;rieur&#8230; que de ce que cela r&#233;veille en nous.</p><p>C&#8217;est comme si la situation venait appuyer sur un bouton sensible, un endroit d&#233;j&#224; l&#224;, parfois depuis longtemps. Ce n&#8217;est pas &#8220;<em>juste une r&#233;action</em>&#8221; : c&#8217;est souvent une &#233;motion refoul&#233;e ou une m&#233;moire &#233;motionnelle qui cherche &#224; s&#8217;exprimer.</p><p>Et &#224; l&#8217;inverse, quand il n&#8217;y a pas de r&#233;action, quand on se sent &#8220;<em>froid</em>&#8221;, &#8220;<em>vide</em>&#8221; ou &#8220;<em>blas&#233;</em>&#8221; l&#224; o&#249; une &#233;motion devrait surgir&#8230;cela aussi peut r&#233;v&#233;ler un blocage &#233;motionnel, un m&#233;canisme de protection.</p><blockquote><p><strong>Ces exc&#232;s ou absences d&#8217;&#233;motion sont autant de signaux &#8212; non pas de quelque chose qui cloche, mais peut-&#234;tre de quelque chose qui cherche, en silence, &#224; &#234;tre reconnu&#8230; et lib&#233;r&#233;.</strong></p></blockquote><div class="pullquote"><p><em>Cela ne signifie pas que chaque &#233;motion est un signal &#224; explorer. <strong>Il y a des &#233;motions simples, naturelles, qui traversent et s&#8217;apaisent.</strong> Mais lorsqu&#8217;une &#233;motion revient souvent, s&#8217;intensifie, ou au contraire qu&#8217;aucune &#233;motion n&#8217;&#233;merge l&#224; o&#249; on s&#8217;attendrait &#224; en ressentir, cela peut &#234;tre un signal. Un appel &#224; aller regarder ce qui se joue en profondeur.</em></p></div><h4><strong>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;accueillir une &#233;motion ?</strong></h4><p>Accueillir, c&#8217;est revenir &#224; l&#8217;int&#233;rieur, revenir &#224; soi. C&#8217;est sentir : <em>&#8220;Je suis en col&#232;re.&#8221;, &#8220;Je suis triste.&#8221;, &#8220;Je suis tendue.&#8221;, &#8220;Je suis touch&#233;e.&#8221;</em> </p><blockquote><p><strong>C&#8217;est commencer &#224; l&#8217;&#233;couter comme un message, au lieu de la rejeter comme un probl&#232;me.</strong></p></blockquote><p>C&#8217;est accepter de ressentir ce qui se passe en soi, m&#234;me si c&#8217;est d&#233;sagr&#233;able, m&#234;me si &#231;a fait peur.</p><blockquote><p><strong>Ce n&#8217;est pas tout de suite chercher &#224; la faire taire, ni &#224; comprendre d&#8217;o&#249; elle vient. Ce n&#8217;est pas l&#8217;heure de l&#8217;analyse ou de la solution. C&#8217;est simplement lui faire de la place, respirer avec, la laisser passer &#8212; comme une vague. La compr&#233;hension viendra peut-&#234;tre ensuite, mais l&#224;, tout de suite, il n&#8217;y a rien &#224; faire.</strong></p></blockquote><div class="pullquote"><p>Par exemple, lorsque je ressens une mont&#233;e d&#8217;angoisse, mon r&#233;flexe habituel serait de me lever, bouger, mettre de la musique, appeler quelqu&#8217;un, ouvrir Instagram &#8212; n&#8217;importe quoi pour l&#8217;&#233;teindre. Ou alors, me perdre dans la suranalyse : qu&#8217;est-ce que c&#8217;est ? D&#8217;o&#249; &#231;a vient ? Pourquoi maintenant ?</p><p>Mais avant tout &#231;a &#8212; m&#234;me si ce ne sont pas de mauvaises choses en soi &#8212; je prends un instant. Je me dis : &#8220;<em>Ok. C&#8217;est l&#224;&#8221;</em>. C&#8217;est l&#224; pour une raison. Je respire. Je la sens dans mon corps : une onde, une tension, une chaleur. Elle est l&#224;. Elle a le droit d&#8217;&#234;tre l&#224;. Elle ne me d&#233;finit pas. Elle me traverse.</p></div><h4>Accueillir une &#233;motion, qu&#8217;est-ce que ce n&#8217;est pas ?</h4><ul><li><p><strong>Ce n&#8217;est pas surr&#233;agir</strong></p></li></ul><p>Il y a souvent une confusion : accueillir une &#233;motion, ce n&#8217;est pas n&#233;cessairement la laisser tout envahir.</p><p>Ce n&#8217;est pas parce que je ressens que je vais exploser. </p><blockquote><p>Au contraire, souvent, plus je ressens, <strong>moins je surr&#233;agis.</strong></p></blockquote><div class="pullquote"><p><em>Mais attention : ce n&#8217;est pas forc&#233;ment &#8220;mauvais&#8221; de surr&#233;agir. Si vous avez longtemps tout retenu, il est possible que les premi&#232;res fois o&#249; vous laissez sortir quelque chose, ce soit intense. Et ce n&#8217;est pas grave. Cela peut &#234;tre, en soi, le d&#233;but d&#8217;un accueil plus profond. </em></p><p><em>Ce qui compte, ce n&#8217;est pas de tout faire &#8220;parfaitement&#8221;, mais de rester &#224; l&#8217;&#233;coute. </em></p><p><em>Si cela devient r&#233;p&#233;titif ou disproportionn&#233;, alors c&#8217;est peut-&#234;tre le moment d&#8217;aller voir ce qui demande &#224; &#234;tre reconnu.</em></p></div><ul><li><p><strong>Ce n&#8217;est pas non plus s&#8217;emp&#234;cher de r&#233;agir</strong></p></li></ul><p>R&#233;agir n&#8217;est pas un probl&#232;me. </p><blockquote><p><strong>Ce qui fait la diff&#233;rence, c&#8217;est l&#8217;endroit d&#8217;o&#249; vient la r&#233;action : est-elle impulsive ou align&#233;e ?</strong></p></blockquote><p>Il y a une &#233;norme diff&#233;rence entre r&#233;primer une &#233;motion, et choisir une r&#233;action align&#233;e avec ce qu&#8217;on ressent.</p><p>Il est parfois sain, n&#233;cessaire, vital m&#234;me, de poser une limite, de dire <em>non</em>, de s&#8217;affirmer face &#224; quelqu&#8217;un. </p><div class="pullquote"><p>La col&#232;re par exemple peut &#234;tre l&#8217;&#233;nergie de votre int&#233;grit&#233;, de votre force int&#233;rieure.</p><p>La tristesse peut pointer une perte, un besoin de r&#233;confort ou de reconnaissance.</p><p>La peur peut r&#233;v&#233;ler un besoin de s&#233;curit&#233; ou un manque de confiance.</p></div><p>Le but de l&#8217;accueil n&#8217;est pas de vous &#8220;<em>calmer</em>&#8221; ou de &#8220;<em>vous faire taire</em>&#8221; : c&#8217;est de rester en lien avec vous-m&#234;me, pour que <strong>si r&#233;action il y a, elle ne soit pas automatique, mais consciente, juste, ancr&#233;e.</strong></p><p><em>Parfois, ce sera une r&#233;action visible. </em></p><p><em>Parfois, ce sera un silence. </em></p><p><em>Parfois, ce sera dire &#8220;non&#8221;. </em></p><h4><strong>[Invitation pratique]</strong></h4><p>Voici une petite pratique simple &#224; tester dans les jours qui viennent :</p><p>Quand vous sentez une r&#233;action monter (col&#232;re, tristesse, agacement, stress&#8230;) :</p><div class="pullquote"><p>1. <strong>Ressentez l&#8217;&#233;motion.</strong><br>Ne la fuyez pas, ne la niez pas : <em>&#8220;Ok, l&#224; je suis en col&#232;re&#8221;, &#8220;Je suis triste&#8221;, &#8220;Je suis tendu(e)&#8221;, ou simplement &#8220;L&#224; il se passe quelque chose en moi&#8221;. C&#8217;est avant tout un ressenti, une prise de conscience br&#232;ve, plus qu&#8217;une analyse &#224; proprement parler.</em></p><p>2. <strong>Respirez.</strong><br>Prenez une seule respiration consciente, en laissant l&#8217;&#233;motion exister en vous quelques secondes, sans lutter (comme l&#8217;image d&#8217;une vague qui passe).</p><p>3. <strong> Exprimez-l&#224; ou non, si besoin.  </strong><br>Si vous sentez que vous devez l&#8217;exprimer, faites-le. &#192; l&#8217;inverse, si vous sentez qu&#8217;un silence s&#8217;impose naturellement, respectez-le &#8212; tant qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un &#233;vitement, et que ce silence ne vous &#233;loigne pas de ce que vous ressentez. </p></div><blockquote><p><strong>C&#8217;est souvent flou au d&#233;but, et c&#8217;est normal.</strong></p></blockquote><p>Peut-&#234;tre que vous n&#8217;y arriverez pas tout de suite, surtout si l&#8217;&#233;motion est forte ou tr&#232;s ancienne. Mais ce premier mouvement d&#8217;attention, m&#234;me imparfait, est d&#233;j&#224; le d&#233;but d&#8217;une autre mani&#232;re d&#8217;&#234;tre avec vous-m&#234;me.</p><p>Je vous en reparlerai plus en d&#233;tail dans les prochains articles, avec des pratiques plus concr&#232;tes. </p><blockquote><p><strong>L&#8217;&#233;motion, une fois reconnue, a une intelligence propre.</strong></p><p><strong>Elle passe. Elle transforme. Elle lib&#232;re.</strong></p></blockquote><p>Ce n&#8217;est pas ce qui se passe dehors qui compte d&#8217;abord, mais ce qui se passe <strong>en vous</strong>.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Urticaire, maux de ventre : "Mon fils portait mon histoire"]]></title><description><![CDATA[T&#233;moignage de Delphine.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/urticaire-enfant-memoire-traumatisme</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/urticaire-enfant-memoire-traumatisme</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Sun, 11 May 2025 14:01:30 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/b17d1590-7366-41db-86ae-79ba2380ba44_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><em>Ce r&#233;cit est tir&#233; d&#8217;un t&#233;moignage r&#233;el. </em></p><p>Delphine est orpheline. Elle a perdu ses deux parents dans un accident de voiture alors qu&#8217;elle n&#8217;avait que deux ans. </p><p>&#201;lev&#233;e par sa grand-m&#232;re paternelle, elle a grandi avec cette absence. Une blessure profonde, toujours pr&#233;sente.</p><h4>Une m&#233;moire transmise <em>in utero</em>.</h4><p>Tout commence lorsqu&#8217;elle est enceinte de son fils a&#238;n&#233;, Octave. </p><p>&#192; ce moment-l&#224;, sa belle-m&#232;re &#8212; la future grand-m&#232;re paternelle d&#8217;Octave &#8212; annonce qu&#8217;elle va devoir subir une op&#233;ration lourde. Elle la pr&#233;sente elle-m&#234;me comme risqu&#233;e, r&#233;p&#233;tant &#224; sa famille : <em>&#8220;Je vais mourir&#8221;,</em> et &#233;crit une lettre d&#8217;adieu &#224; chacun de ses enfants. </p><p>Elle ajoute qu&#8217;elle attendra la naissance du b&#233;b&#233; avant l&#8217;op&#233;ration. </p><p>Delphine ne s&#8217;en rend pas encore compte, mais Octave, dans son ventre, per&#231;oit d&#233;j&#224; le stress diffus qu&#8217;elle ressent face &#224; sa belle-m&#232;re, dont elle craint la mort : Delphine a &#233;t&#233; &#233;lev&#233;e par sa grand-m&#232;re paternelle apr&#232;s la perte de ses parents. Alors, si celle d&#8217;Octave venait &#224; mourir, qui prendrait le relais ? Et si l&#8217;histoire se r&#233;p&#233;tait ? Si elle disparaissait, elle aussi ?</p><p>Ce lien, inconscient, semble se rejouer - et le b&#233;b&#233;, lui, en ressent les effets.</p><div class="pullquote"><p>Dans son ventre, Octave baigne dans cette m&#233;moire. Il ne le comprend pas avec des mots, mais il en enregistre la vibration. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle la m&#233;moire intra-ut&#233;rine : ce que vit la m&#232;re devient un environnement &#233;motionnel pour le f&#339;tus.</p><p>Il est aussi possible que cela d&#233;passe le seul v&#233;cu pr&#233;natal. Comme on h&#233;rite d&#8217;un trait physique ou d&#8217;un trait de caract&#232;re d&#8217;un parent ou d&#8217;un grand-parent, on peut aussi h&#233;riter d&#8217;un trauma : on parle ici de m&#233;moire transg&#233;n&#233;rationnelle.</p></div><p>Le jour de sa naissance, elle rencontre Octave, puis d&#233;clare : &#8220;<em>Je peux mourir d&#233;sormais&#8230;</em>&#8221;</p><p>Quelques jours plus tard, l&#8217;op&#233;ration a lieu, et se passe finalement tr&#232;s bien.</p><h4><strong>Un accident &#233;vit&#233;, un traumatisme raviv&#233;.</strong></h4><p>Quelques ann&#233;es plus tard, alors qu&#8217;Octave a huit ans, un accident de voiture est &#233;vit&#233; de peu. </p><p>Delphine est au volant. Ses enfants sont avec elle. La voiture glisse sur des gr&#234;lons, fait un t&#234;te-&#224;-queue. </p><p>Octave, alors petit gar&#231;on, voit tout.</p><p>Cet &#233;v&#232;nement ravive alors chez elle la m&#233;moire enfouie du traumatisme de l&#8217;accident de voiture de ses parents. </p><blockquote><p><em>&#171; Mes parents sont morts dans un accident de voiture. J&#8217;avais deux ans. Alors, quand j&#8217;ai cru que &#231;a allait nous arriver &#224; nous, c&#8217;&#233;tait visc&#233;ral. J&#8217;ai eu tr&#232;s peur. &#187;</em></p></blockquote><p>Le soir m&#234;me, Octave fait une r&#233;action violente avec des plaques d&#8217;urticaire sur tout le corps.</p><blockquote><p><em>&#171; On a essay&#233; de le rassurer. Il a dormi &#224; nos pieds. Je surveillais qu&#8217;il respirait bien. Je lui demandais : &#8220;Tu as eu peur ?&#8221; Il disait oui&#8230; mais ce n&#8217;&#233;tait pas tr&#232;s clair. Il parlait tr&#232;s peu. &#187;</em></p></blockquote><p>Et puis, le lundi matin, juste avant le rendez-vous chez l&#8217;hom&#233;opathe : plus rien. Les plaques avaient disparu - sans explications. </p><div class="pullquote"><p>Octave d&#233;veloppe des plaques d&#8217;urticaire juste apr&#232;s l&#8217;accident. On pourrait croire &#224; un simple contre-coup, une r&#233;action de stress face &#224; la peur. Mais la suite montrera que ce n&#8217;&#233;tait pas seulement le choc de l&#8217;instant : c&#8217;&#233;tait une r&#233;ponse plus profonde, au stress de sa m&#232;re, ravivant en elle un traumatisme ancien.</p></div><h4>Des maux de ventre, sans cause apparente.</h4><p>Mais le plus marquant arrive un peu plus tard, &#224; ses huit ans et demi. </p><p>La grand-m&#232;re paternelle d&#8217;Octave doit &#234;tre r&#233;op&#233;r&#233;e. Elle r&#233;p&#232;te, comme avant la naissance d&#8217;Octave : <em>&#8220;Je vais mourir.&#8221;</em></p><p>&#192; partir de ce moment, Octave commence &#224; avoir de violents maux de ventre qui vont durer plus d&#8217;un an.</p><p>Pendant ce temps, Delphine consulte : g&#233;n&#233;raliste, gastro-ent&#233;rologue... Son fils est &#233;galement hospitalis&#233;.</p><p>Mais les maux de ventre persistent, et aucune cause v&#233;ritable ne semble pouvoir expliquer ces douleurs persistantes. </p><blockquote><p>&#171; <em>On a pens&#233; &#224; l&#8217;appendicite, comme moi au m&#234;me &#226;ge. Mais les examens ne montraient rien.</em> &#187;</p></blockquote><p>Jusqu&#8217;au jour o&#249; un gastro-ent&#233;rologue lui glisse : <em>&#8220;Vous savez, les intestins, c&#8217;est les boyaux de la t&#234;te...&#8221;</em> </p><h4>Delphine comprend l&#8217;origine des maux de son fils. </h4><p>Cette phrase raisonne profond&#233;ment chez Delphine et la pousse &#224; consulter une p&#233;dopsychiatre :</p><blockquote><p>&#171; <em>Je lui ai racont&#233; que j&#8217;&#233;tais orpheline, &#233;lev&#233;e par ma grand-m&#232;re paternelle. </em></p><p><em>Et elle m&#8217;a juste demand&#233; : &#8216;La grand-m&#232;re qui va se faire op&#233;rer, c&#8217;est qui pour Octave ?&#8217; </em></p><p><em>J&#8217;ai r&#233;pondu : &#8216;Sa grand-m&#232;re paternelle.&#8217; </em></p><p><em>Elle m&#8217;a regard&#233;e et a dit : &#8216;Voil&#224;.&#8217; </em></p><p><em>Et j&#8217;ai compris. </em>&#187;</p></blockquote><p>Delphine r&#233;alise que son fils rejoue dans son corps son propre traumatisme d&#8217;abandon, v&#233;cu d&#232;s l&#8217;enfance. Une empreinte &#233;motionnelle li&#233;e &#224; une tristesse ancienne, peut-&#234;tre m&#234;me &#224; une peur silencieuse, &#224; quelque chose de trop fort pour avoir &#233;t&#233; dit ou lib&#233;r&#233; au moment o&#249; cela s&#8217;est produit.</p><blockquote><p><em>&#171; J&#8217;ai compris qu&#8217;il portait pour moi. Que c&#8217;&#233;tait mon histoire, pas la sienne. &#187;</em></p></blockquote><p>Elle en parle &#224; Octave. Elle lui raconte ce qu&#8217;elle a v&#233;cu. Elle met des mots sur ce qu&#8217;il ressent.</p><blockquote><p><em>&#171; Et depuis, plus rien. Les maux de ventre ont disparu instantan&#233;ment.&#8221;</em></p></blockquote><div class="pullquote"><p>Delphine a grandi avec un traumatisme qu&#8217;elle n&#8217;a jamais pu vraiment lib&#233;rer : celui d&#8217;&#234;tre orpheline. Elle portait cette peur, profond&#233;ment, et sans le vouloir, l&#8217;a transmise &#224; son fils.</p><p>Les deux &#233;pisodes &#8212; l&#8217;accident de voiture &#233;vit&#233;, et l&#8217;annonce r&#233;currente de la possible mort de la grand-m&#232;re paternelle d&#8217;Octave &#8212; ont r&#233;veill&#233;, en Delphine, cette m&#233;moire enfouie. </p><p>Et Octave, de mani&#232;re myst&#233;rieuse, en a port&#233; les effets dans son corps.</p></div><p><em>Un immense merci &#224; Delphine pour son t&#233;moignage. </em></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La conscience de soi, début du chemin émotionnel]]></title><description><![CDATA[Avant d'accueillir une &#233;motion, encore faut-il savoir l'identifier.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/conscience-de-soi-gestion-emotionnelle</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/conscience-de-soi-gestion-emotionnelle</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Tue, 06 May 2025 14:26:25 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/48211ea8-51b5-4b17-8e97-7c28f0aaf08d_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><em>Jusqu&#8217;ici, je vous ai surtout partag&#233; des articles orient&#233;s vers la compr&#233;hension : qu&#8217;est-ce qu&#8217;une &#233;motion, pourquoi on les refoule, quel est le lien avec le corps, etc. Et j&#8217;ai encore beaucoup de choses &#224; explorer avec vous sur ces sujets.</em></p><p><em>Mais cette phase de compr&#233;hension n&#8217;est qu&#8217;un premier pas. Pour que ces notions prennent vraiment sens dans votre vie, il est essentiel de les relier &#224; une pratique. </em></p><p><em>Cet article marque donc le d&#233;but d&#8217;une s&#233;rie d&#8217;explorations concr&#232;tes autour de la gestion &#233;motionnelle, &#233;tape par &#233;tape.</em></p><h4>La conscience de soi, point de d&#233;part essentiel.</h4><p>Avant de plonger dans de la pratique pure, il est essentiel de commencer par la base de tout travail int&#233;rieur : <strong>la conscience de soi.</strong></p><p>Dans la gestion des &#233;motions, on parle souvent &#8212; et &#224; juste titre &#8212; d&#8217;acceptation, d&#8217;accueil, de l&#226;cher-prise. </p><div class="pullquote"><p><em>Mais comment accepter une &#233;motion&#8230; si on ne sait m&#234;me pas l&#8217;identifier ?</em></p></div><h4>Le pi&#232;ge du pilotage automatique.</h4><blockquote><p><strong>La plupart du temps, nous vivons en mode pilotage automatique. </strong></p></blockquote><p>Pris dans le rythme du quotidien, on encha&#238;ne les t&#226;ches, les interactions, les d&#233;cisions&#8230; sans vraiment pr&#234;ter attention &#224; ce qui se passe &#224; l&#8217;int&#233;rieur de nous. </p><p>Et quand une &#233;motion surgit &#8211; col&#232;re, tristesse, g&#234;ne, peur &#8211; on la g&#232;re souvent de fa&#231;on r&#233;flexe : on l&#8217;&#233;touffe, on la justifie, ou on la projette sur l&#8217;ext&#233;rieur.</p><h4>S&#8217;observer pour mieux se conna&#238;tre.</h4><blockquote><p><strong>D&#233;velopper la conscience de soi, c&#8217;est commencer &#224; s&#8217;observer. </strong></p></blockquote><p>Ce n&#8217;est pas s&#8217;analyser longuement ou se remettre en question &#224; chaque instant, mais simplement <strong>prendre un l&#233;ger recul. </strong></p><p>Observer son &#233;tat int&#233;rieur, rep&#233;rer une tension dans la m&#226;choire, un agacement qui monte, une boule au ventre sans raison apparente. C&#8217;est le tout d&#233;but d&#8217;une pr&#233;sence &#224; soi.</p><h4><strong>[Invitation pratique]</strong></h4><p>Cette semaine, je vous propose de commencer simplement.</p><p>Lorsque vous le pouvez, ou quand une situation vous affecte particuli&#232;rement, posez-vous ces questions :</p><div class="pullquote"><p>&#8226; <em>Comment je me sens, l&#224;, maintenant ?</em></p><p>&#8226; <em>Qu&#8217;est-ce que &#231;a me fait, &#224; l&#8217;int&#233;rieur ?</em></p><p>&#8226; <em>Pourquoi cette situation m&#8217;affecte autant ?</em></p><p>&#8226; <em>Pourquoi j&#8217;ai le sentiment de surr&#233;agir ici ?</em></p></div><p>Pas besoin de tout comprendre, ni de tout r&#233;soudre.<strong> </strong></p><p><strong>Juste observer</strong>.</p><p><em><strong>Note : Cette pratique ne constitue pas encore la m&#233;thode de lib&#233;ration &#233;motionnelle que je vous pr&#233;senterai bient&#244;t. Il s&#8217;agit d&#8217;une s&#233;rie pr&#233;paratoire pour vous aider &#224; cr&#233;er une posture int&#233;rieure propice &#224; l&#8217;accueil et au ressenti.</strong></em></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Comment le conditionnement nous pousse à refouler nos émotions ?]]></title><description><![CDATA[Comprendre le poids du conditionnement.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/comment-le-conditionnement-nous-pousse</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/comment-le-conditionnement-nous-pousse</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Fri, 02 May 2025 12:19:23 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/47d3c1bb-46ef-46bb-b7ae-093f0f03b898_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><strong>On ne nous apprend pas &#224; ressentir, on nous apprend &#224; rentrer dans le cadre.</strong></p><p>Enfants, on rit, on pleure, on crie sans se poser de questions. Tout sort naturellement, librement.</p><p>Mais en grandissant, quelque chose se passe : on apprend &#224; se retenir, &#224; cacher, &#224; faire semblant. Pourquoi ?</p><p>Parce qu&#8217;on est conditionn&#233; &#224; le faire.</p><h4>Le conditionnement, qu&#8217;est-ce que c&#8217;est ?</h4><p>Le conditionnement, c&#8217;est ce qu&#8217;on apprend, souvent sans m&#234;me en avoir conscience, sur la mani&#232;re dont <em>on pense</em> qu&#8217;il faut &#234;tre pour &#234;tre accept&#233;, reconnu, <strong>et surtout aim&#233;. </strong></p><p>C&#8217;est une adaptation silencieuse, install&#233;e au fil des ann&#233;es, qui finit par nous sembler naturelle.</p><p>Et pourtant, elle ne l&#8217;est pas.</p><h4>Les trois grands piliers du conditionnement </h4><ol><li><p><strong>Le conditionnement familial</strong></p></li></ol><p>Tr&#232;s t&#244;t, &#224; la maison, on enregistre des messages explicites ou implicites :</p><blockquote><p>&#171; <em>Sois sage</em>. &#187;, </p><p>&#171;<em> Arr&#234;te de pleurer</em>. &#187;, </p><p>&#171; <em>Ne te mets pas en col&#232;re pour &#231;a.</em> &#187;, </p><p>&#171;<em> T&#8217;es trop sensible</em>. &#187;</p></blockquote><p>Ces phrases ne sont pas toujours dites pour faire du mal. Bien souvent, elles viennent d&#8217;un souci d&#8217;&#233;ducation, d&#8217;une envie d&#8217;apprendre &#224; bien vivre avec les autres.</p><p><strong>Mais pour l&#8217;enfant, elles envoient un signal clair : </strong><em><strong>certains ressentis ne sont pas acceptables.</strong></em></p><p>Petit &#224; petit, on comprend que pour &#234;tre aim&#233;, il vaut mieux cacher, minimiser, ravaler ce qu&#8217;on ressent.</p><ol start="2"><li><p><strong>Le conditionnement soci&#233;tal</strong></p></li></ol><p>Au-del&#224; de la famille, la soci&#233;t&#233; amplifie ce mouvement : &#224; l&#8217;&#233;cole, dans les groupes, dans les m&#233;dias.</p><blockquote><p><strong>On valorise ceux qui gardent leur calme, qui se ma&#238;trisent, qui r&#233;ussissent sans montrer de failles.</strong></p></blockquote><p>Pleurer devient un signe de faiblesse. </p><p>&#202;tre en col&#232;re devient un &#233;cart mal vu. </p><p>&#202;tre trop sensible devient quelque chose d&#8217;encombrant.</p><p>Alors, on apprend &#224; porter un masque. &#192; se couper de soi.</p><ol start="3"><li><p><strong>Nos propres croyances </strong></p></li></ol><p>Au fil du temps, on finit aussi par int&#233;grer ces messages de l&#8217;ext&#233;rieur et en faire des v&#233;rit&#233;s personnelles.</p><blockquote><p>Parfois, ce ne sont m&#234;me pas des choses qu&#8217;on nous a dites clairement, mais <strong>des impressions, des interpr&#233;tations</strong> qu&#8217;on a construites &#224; partir de ce qu&#8217;on a v&#233;cu ou ressenti.</p></blockquote><p>Mais que ce soit fond&#233; ou non, ce n&#8217;est pas ce qui importe. Si ce message a &#233;t&#233; exprim&#233; clairement, ou si on l&#8217;a juste per&#231;u comme tel : dans les deux cas, l&#8217;effet est le m&#234;me.</p><p>Et surtout, ce n&#8217;est pas parce que quelqu&#8217;un &#8212; m&#234;me bien intentionn&#233; &#8212; pense ou dit que &#171; <em>ce n&#8217;est pas normal</em> &#187; de ressentir ou de faire telle chose, que c&#8217;est forc&#233;ment vrai<strong> pour vous.</strong></p><h4>Pourquoi refoule-t-on ?</h4><blockquote><p><strong>Refouler n&#8217;est pas un choix conscient.                                                                                </strong></p></blockquote><p><em>(On parle de refoulement &#233;motionnel lorsqu&#8217;une &#233;motion est v&#233;cue int&#233;rieurement mais ni exprim&#233;e ni pleinement ressentie ; j&#8217;en parle plus en d&#233;tail dans mon dernier article : Qu&#8217;est-ce que refouler ?)</em></p><p>C&#8217;est un m&#233;canisme de survie affective : pour rester aim&#233;, int&#233;gr&#233;, pour ne pas risquer d&#8217;&#234;tre rejet&#233;.</p><p>Enfant, on ne conna&#238;t pas d&#8217;autre chemin. On s&#8217;adapte sans m&#234;me le savoir.</p><p>Et ce r&#233;flexe, devenu inconscient, reste souvent pr&#233;sent bien longtemps apr&#232;s.</p><h4>Ce qu&#8217;il faut retenir</h4><blockquote><p><strong>Le refoulement n&#8217;est pas naturel. Il est appris.</strong></p></blockquote><p>Il est le fruit d&#8217;un conditionnement &#8212; familial et soci&#233;tal &#8212; qui vise &#224; nous adapter, mais qui peut finir par nous &#233;loigner de nous-m&#234;mes.</p><p>En prendre conscience, c&#8217;est d&#233;j&#224; commencer &#224; se reconnecter &#224; ce que l&#8217;on ressent vraiment.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Qu'est-ce que refouler une émotion ?]]></title><description><![CDATA[Quand l'&#233;motion oubli&#233;e continue de vivre en nous.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/quest-ce-que-refouler-une-emotion</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/quest-ce-que-refouler-une-emotion</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Mon, 28 Apr 2025 15:01:34 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/26316bd5-a194-4307-814d-e98a37c86368_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Les &#233;motions fa&#231;onnent notre quotidien. Sans elles, nous serions incapables de comprendre ce qui nous touche, ce qui nous fait vibrer ou ce qui nous blesse. Pourtant, il arrive souvent que nous cherchions &#224; les ignorer, &#224; les cacher, &#224; les enterrer. Que se passe-t-il alors, dans notre esprit et dans notre corps ?</p><h4><strong>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une &#233;motion ?</strong></h4><blockquote><p><strong>Une &#233;motion est avant tout un signal. </strong></p></blockquote><p>Elle na&#238;t d&#8217;une interaction entre notre perception d&#8217;une situation et nos besoins profonds. La peur, la col&#232;re, la tristesse, la joie, toutes les &#233;motions viennent nous informer de ce qui est en jeu pour nous.</p><p>Physiquement, elles se traduisent par des r&#233;actions dans notre corps : acc&#233;l&#233;ration du rythme cardiaque, tensions musculaires, larmes, frissons&#8230; Elles mobilisent &#224; la fois nos pens&#233;es et nos sensations.</p><p><strong>Les &#233;motions ne sont pas des ennemies</strong>. Elles sont essentielles &#224; notre &#233;quilibre et nous permettent d&#8217;ajuster nos comportements pour mieux vivre.</p><h4><strong>Refouler une &#233;motion : qu&#8217;est-ce que cela signifie ?</strong></h4><p>Refouler une &#233;motion, c&#8217;est emp&#234;cher son expression, volontairement ou inconsciemment. Plut&#244;t que de laisser cette &#233;nergie circuler et &#234;tre reconnue, nous la bloquons. </p><blockquote><p><strong>Cela signifie que l&#8217;&#233;motion n&#8217;a pas &#233;t&#233; pleinement v&#233;cue, ni dig&#233;r&#233;e. </strong></p></blockquote><p>Parfois, nous refoulons pour &#171; <em>faire bonne figure </em>&#187;, par peur d&#8217;&#234;tre jug&#233;, ou parce qu&#8217;on nous a appris que &#171;<em> pleurer, c&#8217;est &#234;tre faible </em>&#187; ou que &#171;<em> la col&#232;re, c&#8217;est mal</em> &#187;.</p><blockquote><p><strong>Mais ce que l&#8217;on tait ne dispara&#238;t pas. Une &#233;motion refoul&#233;e reste pr&#233;sente, stock&#233;e dans notre m&#233;moire &#233;motionnelle et dans notre corps.</strong></p></blockquote><div class="pullquote"><p>Un exemple concret : </p><p><em>Enfant, vous ressentez une immense tristesse apr&#232;s avoir &#233;t&#233; rejet&#233; par un camarade. </em></p><p><em>Si vos parents vous disent : &#171; </em>Un gar&#231;on, &#231;a ne pleure pas<em> &#187;, vous apprenez, pour &#234;tre accept&#233;, &#224; ne pas montrer votre peine. </em></p><p><em>Cette &#233;motion non v&#233;cue va alors s&#8217;ancrer en vous.</em></p><p><em>&#192; l&#8217;&#226;ge adulte, vous allez vous habituez &#224; ne plus ressentir pleinement votre tristesse, et &#224; &#233;viter toute situation qui vous rendrait triste.</em></p></div><h4><strong>Les cons&#233;quences du refoulement &#233;motionnel</strong></h4><p>&#192; force de refouler nos &#233;motions, notre corps finit par porter la charge : douleurs chroniques, tensions, maladies psychosomatiques peuvent appara&#238;tre. Le corps parle ce que l&#8217;on refuse d&#8217;entendre.</p><p>De plus, nos r&#233;actions &#233;motionnelles peuvent devenir disproportionn&#233;es : face &#224; une situation banale, nous ressentons une d&#233;tresse, une col&#232;re ou une peur bien plus grande. Et c&#8217;est normal.</p><p><strong>Il n&#8217;y a pas de culpabilit&#233; &#224; avoir. Ces r&#233;actions sont le signe que notre histoire &#233;motionnelle cherche simplement &#224; &#234;tre reconnue.</strong> </p><p>Apprendre &#224; accueillir ses &#233;motions avec bienveillance est un chemin vers plus de libert&#233; int&#233;rieure et une meilleure sant&#233; globale.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe&quot;,&quot;text&quot;:&quot;&#192; suivre - Abonnez-vous ici&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/camillerougeau.substack.com/subscribe"><span>&#192; suivre - Abonnez-vous ici</span></a></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce que révèlent les messages du corps]]></title><description><![CDATA[Comprendre ses signaux.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/comprendre-les-messages-du-corps</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/comprendre-les-messages-du-corps</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Fri, 25 Apr 2025 10:02:47 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/54b771a3-f170-476e-8447-695f05df187f_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Le corps ne parle jamais au hasard. Il n&#8217;a pas de &#8220;<em>bugs</em>&#8221; sans raison.</p><p>Lorsqu&#8217;il manifeste un d&#233;s&#233;quilibre, c&#8217;est souvent qu&#8217;il y a quelque chose en nous qui demande &#224; &#234;tre entendu.</p><h4>Ne pas confondre les cons&#233;quences avec les causes</h4><p>Quand on a un sympt&#244;me, on cherche souvent des raisons concr&#232;tes : </p><blockquote><p><em>&#8220;C&#8217;est hormonal&#8221;</em></p><p><em>&#8220;Je manque de fer&#8221;</em></p><p><em>&#8220;J&#8217;ai un probl&#232;me de thyro&#239;de&#8221;</em></p></blockquote><p>Et oui, parfois, il y a une cause physique identifiable : une alimentation d&#233;s&#233;quilibr&#233;e, un rythme de vie trop intense, un manque de sommeil&#8230;</p><p>Mais ce qu&#8217;on oublie souvent, c&#8217;est que l&#8217;&#233;motionnel est tr&#232;s souvent pr&#233;sent, m&#234;me lorsqu&#8217;on pense que &#8220;<em>la cause est purement physique</em>&#8221;.</p><p>Et parfois, si je ne mange pas bien, si je ne dors pas assez, si je me n&#233;glige&#8230; ce n&#8217;est pas juste un oubli ou un manque d&#8217;organisation. C&#8217;est peut-&#234;tre que je ne me sens pas digne de soin. Que je me fais passer en dernier.<strong> Que je suis prise dans des sch&#233;mas invisibles.</strong> <strong>Et &#231;a, c&#8217;est &#233;motionnel.</strong></p><h4><strong>Le corps traduit ce que l&#8217;esprit n&#8217;a pas pu exprimer</strong></h4><p>Bien souvent, ces &#233;l&#233;ments que l&#8217;on identifie comme causes <strong>sont en r&#233;alit&#233; des cons&#233;quences. </strong></p><p>Prenons quelques exemples pour illustrer ce que le corps peut chercher &#224; exprimer &#224; travers les exemples pr&#233;c&#233;dents : </p><blockquote><p>Un <strong>d&#233;r&#232;glement hormonal</strong> peut toucher des personnes qui veulent tout contr&#244;ler, qui encha&#238;nent les t&#226;ches sans jamais s&#8217;arr&#234;ter, qui vivent sur un rythme impos&#233; sans respecter leurs besoins de repos ou de calme. Elles sont dans l&#8217;action permanente, parfois jusqu&#8217;&#224; l&#8217;&#233;puisement, et leur corps finit par dire stop.</p><p>Un <strong>manque de fer</strong>, souvent li&#233; &#224; une fatigue persistante, peut appara&#238;tre chez ceux qui donnent beaucoup, qui s&#8217;adaptent sans cesse, qui disent oui alors qu&#8217;ils voudraient dire non. C&#8217;est comme si leur &#233;nergie vitale s&#8217;&#233;puisait &#224; force de faire des efforts qui ne sont pas align&#233;s avec ce qu&#8217;ils veulent vraiment.</p><p>Un <strong>dysfonctionnement thyro&#239;dien</strong> peut survenir chez des personnes qui ont du mal &#224; dire ce qu&#8217;elles pensent, &#224; poser leurs limites, &#224; exprimer leurs &#233;motions. Elles gardent tout pour elles, veulent bien faire, &#234;tre &#224; la hauteur, mais finissent par s&#8217;effacer. Et leur corps, &#224; force de se taire, finit par parler &#224; leur place.</p></blockquote><h4><strong>Chaque sympt&#244;me est une porte d&#8217;entr&#233;e vers soi</strong></h4><p>Au lieu de vouloir faire taire le sympt&#244;me, on peut aussi se poser ces questions :</p><p><em>&#8226; Qu&#8217;est-ce que je ressens en ce moment ?</em></p><p><em>&#8226; Qu&#8217;est-ce que je ne m&#8217;autorise pas &#224; vivre ?</em></p><p><em>&#8226; De quoi ai-je peur ?</em></p><p><em>&#8226; Quel besoin je n&#8217;ai pas respect&#233; ?</em></p><p><em>&#8226; &#192; quoi ai-je dit &#8220;oui&#8221; alors que j&#8217;aurais voulu dire &#8220;non&#8221; ?</em></p><h4><strong>Et il n&#8217;y a aucune culpabilit&#233; &#224; avoir.</strong></h4><p>Si vous r&#233;alisez que vous ne vous &#234;tes pas &#233;cout&#233;, ou que vous avez dit oui alors que vous pensiez non&#8230; c&#8217;est totalement normal. </p><p>On fait souvent &#231;a pour bien faire, pour ne pas d&#233;ranger, par peur de blesser ou tout simplement parce qu&#8217;on a appris &#224; fonctionner comme &#231;a.</p><p>&#199;a nous arrive &#224; tous. M&#234;me quand on en a conscience, ce n&#8217;est pas toujours facile et &#231;a demande du temps.</p><p><strong>S&#8217;&#233;couter, c&#8217;est une porte ouverte vers un &#233;panouissement personnel et une meilleure sant&#233;. &#199;a n&#8217;a rien d&#8217;&#233;go&#239;ste.</strong></p><p><strong>Et &#234;tre bien avec soi-m&#234;me, c&#8217;est le premier pas pour &#234;tre bien avec les autres.</strong></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/p/comprendre-les-messages-du-corps?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/camillerougeau.substack.com/p/comprendre-les-messages-du-corps?utm_source=substack&amp;utm_medium=email&amp;utm_content=share&amp;action=share"><span>Partager</span></a></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Les messages du corps]]></title><description><![CDATA[Apprendre &#224; reconna&#238;tre ses signaux.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/les-messages-de-notre-corps</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/les-messages-de-notre-corps</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Mon, 21 Apr 2025 08:39:19 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/d005dad1-eaad-457e-a81a-04956c10c2bf_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><em>Vous arrive-t-il d&#8217;avoir des douleurs r&#233;currentes, une fatigue inhabituelle, des tensions dans le corps&#8230; sans trop savoir d&#8217;o&#249; &#231;a vient ?</em></p><p><em>Et si ce n&#8217;&#233;tait pas un simple hasard ? </em></p><p><em>Et si votre corps, en r&#233;alit&#233;, essayait de vous dire quelque chose ?</em></p><p>On ne nous a jamais appris &#224; &#233;couter notre corps. On le voit souvent comme un outil, plut&#244;t que comme un alli&#233;, <strong>un messager.</strong></p><p>Et pourtant, c&#8217;est exactement ce qu&#8217;il est.</p><h4><strong>Le corps commence toujours par chuchoter</strong></h4><p>Les premiers signaux sont souvent subtils. Tellement subtils qu&#8217;on les ignore.</p><p>Ils peuvent ressembler &#224; :</p><p>&#8226; Une fatigue qui s&#8217;installe sans raison apparente</p><p>&#8226; Une g&#234;ne dans la respiration</p><p>&#8226; Une boule dans la gorge ou dans l&#8217;estomac</p><p>&#8226; Une tension dans les &#233;paules ou la m&#226;choire</p><p>&#8226; Une digestion un peu ralentie</p><p>&#8226; Une migraine</p><p>&#8226; Une perte d&#8217;envie, de sens</p><p>&#8226; Une irritabilit&#233; inhabituelle</p><p>&#8226; Etc.</p><p>Ce sont des premiers indicateurs. Ils ne sont pas &#8220;<em>graves</em>&#8221;, mais ils sont importants. Le corps ne fait pas mal tout de suite. Il tente d&#8217;attirer notre attention avec douceur, au d&#233;but.</p><h4><strong>Puis il parle plus fort</strong></h4><p>Si on continue &#224; ignorer ces premiers messages, alors le corps insiste :</p><p>&#8226; Troubles du sommeil</p><p>&#8226; Probl&#232;mes de peau</p><p>&#8226; Perte de cheveux</p><p>&#8226; Troubles digestifs</p><p>&#8226; Etc.</p><p>&#192; ce moment-l&#224;, on commence souvent &#224; chercher une &#8220;<em>cause</em>&#8221; ext&#233;rieure. Et bien s&#251;r, certaines causes sont physiques ou m&#233;dicales. Mais parfois, on oublie une chose essentielle : </p><blockquote><p><strong>le corps exprime ce que l&#8217;on ne veut pas ressentir.</strong></p></blockquote><h4><strong>Jusqu&#8217;&#224; crier</strong></h4><p>Quand les signaux doux ne suffisent plus, le corps hausse la voix. Non pas pour punir, mais pour &#234;tre entendu. </p><p>Ce cri peut alors prendre la forme d&#8217;une maladie ou de troubles persistants : </p><p>&#8226; D&#233;pression</p><p>&#8226; Burn-out</p><p>&#8226; Cancer</p><p>&#8226; Maladie auto-immune</p><p>&#8226; Douleurs chroniques</p><p>&#8226; Etc.</p><blockquote><p><strong>Bien s&#251;r, tout n&#8217;est pas &#233;motionnel. Certaines douleurs ou maladies ont des causes m&#233;dicales, biologiques, environnementales ou sont li&#233;es &#224; l&#8217;hygi&#232;ne de vie. Mais ce qu&#8217;on oublie souvent, c&#8217;est que le corps peut aussi r&#233;agir &#224; ce qui se vit &#224; l&#8217;int&#233;rieur, &#233;motionnellement.  </strong></p></blockquote><p>Ce n&#8217;est pas une v&#233;rit&#233; unique, ce n&#8217;est pas noir ou blanc. Il y a des causes multiples, et c&#8217;est important de les reconna&#238;tre.</p><p>Mais ce qu&#8217;il est important de se rappeler, c&#8217;est que le corps ne parle pas uniquement en langage m&#233;dical. Il parle aussi de ce qu&#8217;on vit &#8212; int&#233;rieurement.</p><p>Parfois, c&#8217;est un m&#233;lange : une vuln&#233;rabilit&#233; physique amplifi&#233;e par un stress, un refoulement, une charge invisible.<br>Parfois, c&#8217;est l&#8217;&#233;motionnel qui d&#233;clenche tout.</p><h4>Alors, si vous le souhaitez&#8230;</h4><div class="pullquote"><p>Prenez un petit moment. Juste pour vous poser cette question, en douceur :<br><strong>&#8220;</strong><em><strong>Et si mon corps, l&#224;, maintenant, avait quelque chose &#224; me dire&#8230; ce serait quoi ?</strong></em><strong>&#8221;</strong></p></div><p><em>Dans le prochain article, on explorera ensemble ce qui peut se cacher derri&#232;re certains de ces signaux.</em></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/p/les-messages-de-notre-corps?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/camillerougeau.substack.com/p/les-messages-de-notre-corps?utm_source=substack&amp;utm_medium=email&amp;utm_content=share&amp;action=share"><span>Partager</span></a></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Abonnez-vous maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/camillerougeau.substack.com/subscribe"><span>Abonnez-vous maintenant</span></a></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Repenser notre santé : le rôle de l’émotionnel]]></title><description><![CDATA[Sant&#233; physique, mentale, &#233;motionnelle : un &#233;quilibre essentiel.]]></description><link>https://camillerougeau.substack.com/p/role-emotionnel-sante</link><guid isPermaLink="false">https://camillerougeau.substack.com/p/role-emotionnel-sante</guid><dc:creator><![CDATA[Camille Rougeau]]></dc:creator><pubDate>Fri, 18 Apr 2025 12:14:36 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/ea5217c2-b239-4bf3-8dbe-458ee6f02509_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><em>Et si vos &#233;motions avaient plus d&#8217;impact sur votre sant&#233; que vous ne le pensiez ?</em></p><h4><strong>Une approche encore trop incompl&#232;te de la sant&#233;.</strong></h4><p>Lorsque nous pensons &#224; notre sant&#233;, nous avons tendance &#224; nous concentrer sur ce qui est visible et mesurable : notre alimentation, notre activit&#233; physique, notre sommeil, ou encore nos bilans m&#233;dicaux. Cette approche, centr&#233;e sur le physique, est ancr&#233;e dans notre culture depuis des d&#233;cennies. C&#8217;est ce que l&#8217;on voit en premier, ce que l&#8217;on apprend &#224; &#233;couter.</p><p>Depuis quelque temps, le <strong>mental</strong> a commenc&#233; &#224; &#234;tre pris davantage en compte. On parle de sant&#233; mentale, de stress, de burn-out, d&#8217;&#233;puisement. C&#8217;est une belle avanc&#233;e.</p><p>Mais il reste un grand oubli&#233; dans ce triptyque : <strong>l&#8217;&#233;motionnel</strong>. Celui qui agit en silence, profond&#233;ment, parfois de mani&#232;re invisible, mais avec des cons&#233;quences bien r&#233;elles sur notre &#233;quilibre global.</p><h4>L&#8217;&#233;motionnel, le c&#339;ur invisible de notre sant&#233; globale.</h4><p>J&#8217;ai choisi une illustration assez parlante pour accompagner cette r&#233;flexion : trois dossiers pos&#233;s sur le bureau d&#8217;un m&#233;decin. Celui du physique est bien fourni. Celui du mental, un peu plus mince. Et celui de l&#8217;&#233;motionnel, &#224; peine effleur&#233;, presque mis de c&#244;t&#233;.</p><p>Et pourtant, c&#8217;est souvent l&#224; que tout commence.</p><blockquote><p><strong>Nous sommes constitu&#233;s de trois dimensions indissociables : physique, mental, &#233;motionnel. </strong></p></blockquote><p>Et si l&#8217;&#233;motionnel est n&#233;glig&#233;, c&#8217;est peut-&#234;tre parce qu&#8217;il est moins visible, moins concret, moins &#171; <em>scientifique</em> &#187;. Mais il est au c&#339;ur des deux autres. Un d&#233;s&#233;quilibre &#233;motionnel influence nos pens&#233;es, nos comportements, notre corps. Et &#224; l&#8217;inverse, lorsqu&#8217;on travaille &#224; r&#233;harmoniser notre monde &#233;motionnel, on agit sur notre bien-&#234;tre global.</p><blockquote><p><strong>Il ne s&#8217;agit pas de rejeter la m&#233;decine traditionnelle &#8212; au contraire, elle est indispensable. Mais il est temps de reconna&#238;tre que cette approche uniquement physique est insuffisante pour comprendre certaines douleurs, troubles chroniques, ou malaises profonds.</strong></p></blockquote><h4><strong>Quand les &#233;motions ignor&#233;es se traduisent en sympt&#244;mes.</strong></h4><p>Fatigue persistante, douleurs inexpliqu&#233;es, maladies de peau, crises d&#8217;angoisse, tensions musculaires, troubles digestifs&#8230; Combien de personnes vivent avec ces sympt&#244;mes sans explication claire ? Et si l&#8217;&#233;motionnel &#233;tait la pi&#232;ce manquante du puzzle ?</p><p><strong>Nous avons &#233;t&#233;, pour beaucoup, coup&#233;s de notre monde &#233;motionnel. C</strong>onditionnements familiaux, &#233;ducatifs, culturels&#8230; On nous a appris &#224; &#171; <em>rester forts &#187;</em>, &#224; ne pas pleurer, &#224; ne pas se plaindre. R&#233;sultat : nous r&#233;primons, consciemment ou non, une grande partie de notre ressenti. M&#234;me lorsque nous pensons &#171; <em>bien g&#233;rer nos &#233;motions</em> &#187;, il arrive que ce soit un m&#233;canisme de protection, et non une r&#233;elle expression ou lib&#233;ration.</p><p>La culpabilit&#233;, aussi, joue un r&#244;le majeur. On se sent coupable d&#8217;&#234;tre triste, en col&#232;re, fatigu&#233;&#8230; On s&#8217;autocensure. Et cette tension int&#233;rieure finit souvent par se refl&#233;ter dans le corps ou le mental.</p><h4><strong>Une s&#233;rie pour comprendre, voir et ressentir.</strong></h4><p>&#192; travers cette s&#233;rie d&#8217;articles que je vous propose sur <em><strong>Corps &amp; &#201;motions</strong></em>, je vais vous partager :</p><p>&#8226; Des <strong>cl&#233;s de compr&#233;hension</strong> pour vous aider &#224; mieux percevoir l&#8217;impact de l&#8217;&#233;motionnel sur votre sant&#233;,</p><p>&#8226; Des <strong>t&#233;moignages </strong>de personnes que j&#8217;ai accompagn&#233;es ou crois&#233;es, qui ont vu des transformations impressionnantes apr&#232;s avoir explor&#233; leur dimension &#233;motionnelle,</p><p>&#8226; Et surtout, des <strong>mises en pratique concr&#232;tes</strong>, car savoir ne suffit pas. Ressentir, accueillir, lib&#233;rer, transformer : ce sont des &#233;tapes essentielles pour r&#233;int&#233;grer l&#8217;&#233;motionnel dans votre cheminement vers le bien-&#234;tre.</p><blockquote><p><strong>Cela ne remplace en aucun cas un traitement m&#233;dical, mais constitue une approche compl&#233;mentaire pour am&#233;liorer votre bien-&#234;tre global.</strong></p></blockquote><p>Je vous invite &#224; suivre ces r&#233;flexions, &#224; remettre en question certaines id&#233;es re&#231;ues et, peut-&#234;tre, &#224; red&#233;couvrir une approche plus compl&#232;te et plus humaine de la sant&#233;.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://camillerougeau.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p><p></p>]]></content:encoded></item></channel></rss>