<script data-pm-proxy="intercept"></script><?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"><channel><title><![CDATA[mel ❊]]></title><description><![CDATA[just a soul that creates]]></description><link>https://immel333.substack.com</link><image><url>https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!2IAP!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F88d8e9d4-97bb-4944-92d3-05adb0fda9b9_1122x1124.jpeg</url><title>mel ❊</title><link>https://immel333.substack.com</link></image><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Tue, 01 Sep 2026 12:54:24 GMT</lastBuildDate><atom:link href="/__u/immel333.substack.com/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><copyright><![CDATA[mel ❊]]></copyright><language><![CDATA[en]]></language><webMaster><![CDATA[immel333@substack.com]]></webMaster><itunes:owner><itunes:email><![CDATA[immel333@substack.com]]></itunes:email><itunes:name><![CDATA[mel ❊]]></itunes:name></itunes:owner><itunes:author><![CDATA[mel ❊]]></itunes:author><googleplay:owner><![CDATA[immel333@substack.com]]></googleplay:owner><googleplay:email><![CDATA[immel333@substack.com]]></googleplay:email><googleplay:author><![CDATA[mel ❊]]></googleplay:author><itunes:block><![CDATA[Yes]]></itunes:block><item><title><![CDATA[Ce à quoi tu résistes persiste ]]></title><description><![CDATA[petit texte que je m'&#233;tais &#233;crit, j'ai envie de vous le partager]]></description><link>https://immel333.substack.com/p/ce-a-quoi-tu-resiste-persiste-86c</link><guid isPermaLink="false">https://immel333.substack.com/p/ce-a-quoi-tu-resiste-persiste-86c</guid><dc:creator><![CDATA[mel ❊]]></dc:creator><pubDate>Sun, 09 Aug 2026 18:55:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/d74a2589-7ea6-43e3-bcde-34bd173c68ed_640x459.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Certaines pens&#233;es et &#233;motions reviennent encore et encore, jusqu&#8217;&#224; ce que tu cesses de lutter contre elles.</p><p>Ce &#224; quoi tu r&#233;sistes persiste.</p><p><sup>(c&#8217;est une phrase qu&#8217;on entend souvent) </sup></p><p>La seule issue est d&#8217;accepter de les laisser te traverser.</p><p>Les pens&#233;es et les &#233;motions ont besoin d&#8217;&#234;tre <strong>vues</strong> et <strong>ressenties</strong> pour pouvoir s&#8217;en aller.</p><p>Si tu refuses constamment de les regarder ou de les ressentir, elles peuvent continuer &#224; revenir, encore et encore, parce que ton cerveau n&#8217;a pas appris &#224; les laisser passer.</p><p>Oui, &#231;a fait mal. Oui, c&#8217;est inconfortable.</p><p>Mais t&#244;t ou tard, il faut apprendre &#224; regarder ce qui se passe en soi, plut&#244;t que de passer sa vie &#224; fuir.</p><h4><strong>Que se passe-t-il quand tu observes une pens&#233;e ? Et comment l&#8217;observer ?</strong></h4><p>Il suffit simplement de la voir (je sais c&#8217;est simple &#224; dire). </p><p>Imagine un courant d&#8217;eau, les feuilles qui flottent &#224; la surface sont les pens&#233;es. Tu les regardes passer, sans essayer de les retenir, sans vouloir les repousser. Tu ne te dis pas : &#171; non, elles ne doivent pas passer &#187;, tu ne les sors pas de l&#8217;eau. Tu les regarde, c&#8217;est tout.</p><p>Avec les pens&#233;es c&#8217;est exactement la m&#234;me chose.</p><p>Tu observes, tu remarques, mais tu n&#8217;interagis pas. M&#234;me si elles font peur, m&#234;me si elles paraissent r&#233;elles.</p><p>Les pens&#233;es sont en grande partie le fruit d&#8217;un conditionnement, des choses que nous avons entendues, qu&#8217;on nous a r&#233;p&#233;t&#233;es, qu&#8217;on nous a apprises, et que nous avons fini par int&#233;grer.</p><p>Elles ne sont pas la r&#233;alit&#233;.</p><h4><strong>Alors quand une pens&#233;e que tu n&#8217;aimes pas surgit, pourquoi la croire ? Pourquoi croire ce qui te dit: &#171; je suis nulle &#187; ?</strong></h4><p>Qui a d&#233;cid&#233; que tu l&#8217;&#233;tais ?</p><p>Le but n&#8217;est pas forc&#233;ment de remplacer &#231;a imm&#233;diatement par une pens&#233;e contraire du style &#8220;je suis trop forte&#8221;, mais plut&#244;t de constater qu&#8217;elle est l&#224;, sans la prendre pour une v&#233;rit&#233;.</p><p>Et alors, &#224; ce moment tu peux comprendre quelque chose d&#8217;essentiel, tu peux d&#233;cider de qui tu veux &#234;tre, ind&#233;pendamment de ce que ton esprit te raconte</p><h4><strong>Et lorsqu&#8217;une &#233;motion arrive (peur, stress, angoisse) que faire ?</strong></h4><p>Les &#233;motions sont des ressentis, des mouvements dans le corps, souvent li&#233;s &#224; une histoire, un trauma, une exp&#233;rience pass&#233;e, elles s&#8217;activent parfois par habitude, parfois toute seules, parfois avec une pens&#233;e.</p><p>M&#234;me si une &#233;motion est intense, cela ne veut pas dire qu&#8217;elle est plus forte que toi.</p><p>Comme pour les pens&#233;es, elle a besoin d&#8217;&#234;tre ressentie pour se lib&#233;rer.</p><p>Mais pas avec la t&#234;te : avec le <strong>corps</strong>.</p><p>Observe ce qui se passe dans ton corps, sans juger, sans analyser, sans chercher &#224; comprendre. Ressens la sensation, regarde o&#249; elle se situe, puis laisse ton attention se d&#233;placer naturellement.</p><p>Les pens&#233;es et les &#233;motions ne sont pas plus fortes que nous.</p><p>Elles apparaissent, traversent, puis s&#8217;en vont, comme tout le reste.</p><p>Quand on cesse de lutter, &#231;a se calme naturellement.</p><p>Fais le test.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://substack.com/@immel333/note/p-210502631&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Leave a comment&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/substack.com/@immel333/note/p-210502631"><span>Leave a comment</span></a></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://immel333.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Subscribe now&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/immel333.substack.com/subscribe"><span>Subscribe now</span></a></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[J'ai le SOPK]]></title><description><![CDATA[J&#8217;avais 12 ans, j&#8217;&#233;tais en 5&#7497;, et &#224; la fin de mon cours d&#8217;anglais, lorsque je me l&#232;ve de ma chaise, je sens quelque chose couler de mon entrejambe.]]></description><link>https://immel333.substack.com/p/jai-le-sopk</link><guid isPermaLink="false">https://immel333.substack.com/p/jai-le-sopk</guid><dc:creator><![CDATA[mel ❊]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 21:24:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/59292a82-de22-4b11-9268-4d2ff030a793_735x409.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;avais 12 ans, j&#8217;&#233;tais en 5&#7497;, et &#224; la fin de mon cours d&#8217;anglais, lorsque je me l&#232;ve de ma chaise, je sens quelque chose couler de mon entrejambe. &#192; ce moment-l&#224;, je panique parce que je ne comprends pas ce qu&#8217;il se passe. Je me demande m&#234;me si je me suis faite pipi dessus. Par chance, c&#8217;&#233;tait mon dernier cours de la journ&#233;e, donc je rentre chez moi, press&#233;e.</p><p>Lorsque j&#8217;arrive chez moi, je vais aux toilettes et l&#224;, je vois du sang. Et je comprends imm&#233;diatement :</p><p><strong>J&#8217;ai mes premi&#232;res r&#232;gles.</strong></p><p>Sur le moment, je ne comprenais pas vraiment ce que cela signifiait pour la suite. Je mets donc des mouchoirs et je vais dans ma chambre, mais je n&#8217;en parle &#224; personne, pas m&#234;me &#224; ma m&#232;re. Chez moi, &#233;tant jeune, les r&#232;gles &#233;taient taboues. On ne m&#8217;en avait jamais parl&#233;, et je n&#8217;en avais entendu parler qu&#8217;&#224; travers quelques cours au coll&#232;ge.</p><p>En grandissant, mes r&#232;gles sont normales, un peu douloureuses, mais en parlant avec mes copines, je comprends que c&#8217;est quelque chose de normal d&#8217;avoir mal. Donc je ne me fais pas plus de soucis que &#231;a.</p><p>Vers la fin de mon adolescence, je remarque quelque chose, j&#8217;ai des poils &#224; des endroits o&#249; &#171;&#8239;normalement&#8239;&#187; les femmes n&#8217;en ont pas, ou tr&#232;s peu. Je culpabilise, me trouve horrible, je rase tout, et je me retrouve avec une charge mentale de constamment devoir les enlever. Je me disais que je n&#8217;&#233;tais pas normale, que j&#8217;&#233;tais d&#233;go&#251;tante et sale. Mon estime baisse, et ma confiance en moi rase le sol.</p><p>D&#8217;autres sympt&#244;mes apparaissent et me culpabilisent encore plus. J&#8217;ai le teint terne, je prends du poids au niveau de mon ventre, et j&#8217;ai des envies constantes de sucre. Je pleure encore et encore parce que je d&#233;teste mon reflet. Mon rapport &#224; l&#8217;alimentation se d&#233;grade, je ne mange pas, mais je ne perds rien, et je culpabilise encore davantage.</p><p>Puis je suis tellement prise par les &#233;tudes que je ne fais attention ni &#224; mon corps ni &#224; mes r&#232;gles, et j&#8217;ai l&#8217;impression que tout se passe bien. J&#8217;avais toujours cette habitude de m&#8217;&#233;piler, mais au niveau de mes r&#232;gles, je n&#8217;avais pas de douleur. Donc, selon moi, tout allait bien.</p><p>On arrive dans ma vingtaine, et l&#224;, je commence &#224; avoir des cycles tr&#232;s irr&#233;guliers, des r&#232;gles tr&#232;s abondantes, des douleurs encore plus horribles que celles que j&#8217;avais auparavant, et de l&#8217;acn&#233; qui se d&#233;veloppe. Je me retrouve &#224; me tordre de douleur, incapable de sortir de mon lit. Et on me r&#233;p&#232;te la m&#234;me phrase&#8239;: &#171;&#8239;C&#8217;est normal d&#8217;avoir mal &#187;.</p><p>Les m&#233;decins ne m&#8217;aident pas. On me prescrit la pilule, mais je leur r&#233;p&#232;te constamment que je n&#8217;en veux pas. Moi, je veux comprendre ce qui se passe dans mon corps, je ne veux pas juste soigner les sympt&#244;mes, mais on m&#8217;envoie balader.</p><p>Et donc &#231;a continue, j&#8217;attends d&#233;sesp&#233;r&#233;ment mes r&#232;gles, mais en m&#234;me temps, je ne veux pas les avoir parce que j&#8217;ai tellement peur de la douleur. Je commence &#224; avoir peur d&#8217;avoir mes r&#232;gles, parce que je sais que la douleur et l&#8217;abondance seront au rendez-vous. Je sais que je vais devoir d&#233;penser beaucoup d&#8217;argent dans les protections hygi&#233;niques. Je n&#8217;ose pas mettre des v&#234;tements que j&#8217;aime, parce que je sais que &#231;a va d&#233;border. Je vais devoir me lever en pleine nuit, parce que mon lit se sera transform&#233; en bain de sang.</p><p>D&#8217;autres sympt&#244;mes apparaissent encore : j&#8217;ai des douleurs pelviennes. Je consulte &#224; nouveau, et on me dit encore une fois que ce n&#8217;est rien de grave et qu&#8217;il faut prendre la pilule. On me prescrit quand m&#234;me une &#233;chographie, mais l&#224; encore, on me dit qu&#8217;il n&#8217;y a rien.</p><p>La fatigue, l&#8217;un des sympt&#244;mes les plus difficiles &#224; g&#233;rer et compliqu&#233; &#224; vivre, parce que ce n&#8217;est pas une fatigue qui se r&#233;pare avec le sommeil. C&#8217;est une fatigue que l&#8217;on ressent dans tout le corps. Et mon entourage me dit qu&#8217;il suffit de dormir, de faire du sport, de prendre des compl&#233;ments. Mais ils ne comprennent pas pourquoi je suis tellement fatigu&#233;e. On me dit encore une fois que ce n&#8217;est pas si grave et que j&#8217;exag&#232;re, &#171;&#8239;Il suffit d&#8217;y mettre de la volont&#233; &#187;.</p><p>Ma parole ne vaut rien. Ma sant&#233; ne vaut rien &#224; leurs yeux, c&#8217;est ce que je me dis. Je me retrouve donc seule avec tous ces sympt&#244;mes, sans savoir qu&#8217;ils avaient un lien. Je ne comprenais pas. Je pensais que mon corps &#233;tait cass&#233;, mais je savais qu&#8217;au fond de moi, quelque chose n&#8217;allait pas. J&#8217;&#233;tais tellement peu aid&#233;e, ni par mon entourage, ni par le secteur m&#233;dical cens&#233; nous soutenir.</p><p>Puis je d&#233;cide de faire des recherches moi-m&#234;me sur tous ces sympt&#244;mes. Je ne trouve rien de vraiment int&#233;ressant, jusqu&#8217;&#224; ce qu&#8217;en scrollant sur les r&#233;seaux sociaux, je tombe sur le terme <strong>SOPK</strong>.</p><p>Je d&#233;cide de me renseigner, et tous les sympt&#244;mes correspondent parfaitement &#224; ce que je vis. Cette intuition que j&#8217;avais, ce sentiment que quelque chose n&#8217;&#233;tait pas &#171;&#8239;normal&#8239;&#187; dans mon corps, se confirme enfin. J&#8217;ai r&#233;ussi &#224; mettre un mot dessus, m&#234;me si je n&#8217;&#233;tais pas s&#251;re.</p><p>Je d&#233;cide &#224; nouveau de consulter, en parlant clairement du terme sopk. Par chance, je tombe sur des m&#233;decins beaucoup plus sympathiques, mais qui ne me donnent pas plus de solutions. On me fait passer des examens, des bilans, des &#233;chographies, et on me pose enfin, apr&#232;s tant d&#8217;ann&#233;es d&#8217;&#233;rrance, le diagnostic&#8239;:</p><p><strong>J&#8217;ai le SOPK.</strong></p><p>Ok&#8230; c&#8217;est super&#8230; mais&#8230; et apr&#232;s&#8239;? Qu&#8217;est-ce que je fais&#8239;?</p><p>&#171;&#8239;On peut vous prescrire la pilule &#187;, &#171;&#8239;Il faudra revenir lorsque vous voudrez des enfants &#187;, &#171;&#8239;Il n&#8217;y a pas de solutions &#187;.</p><p>Voil&#224; ce que me disaient les professionnels de sant&#233;. Et donc on retourne &#224; la case d&#233;part, mais avec un diagnostic. Je sais que mon corps est d&#233;r&#233;gl&#233;, que quelque chose se passe en moi, et je comprends que je vais, &#224; nouveau, devoir moi-m&#234;me faire des recherches. Encore une fois, je me retrouve seule dans ce processus, pas aid&#233;e par le secteur m&#233;dical, ni par mon entourage.</p><p>Une chose change pourtant, <strong>j&#8217;ose</strong> parler de mon cycle, de mes r&#232;gles, de mes douleurs, et je n&#8217;en ai plus honte. C&#8217;est vraiment important pour moi, parce qu&#8217;en grandissant, j&#8217;ai compris que la sant&#233; f&#233;minine n&#8217;&#233;tait pas prise au s&#233;rieux et qu&#8217;elle &#233;tait tabou. Aujourd&#8217;hui, comprendre qu&#8217;on se sent d&#233;laiss&#233;e par le syst&#232;me m&#233;dical me donne encore plus envie de parler ouvertement du corps et de la sant&#233; des femmes.</p><p>Bref, pour revenir au sujet, je fais des recherches et je comprends plus profond&#233;ment ce qu&#8217;est le SOPK. Je comprends que toute ma vie doit changer : mes habitudes, mon alimentation, <strong>tout doit changer</strong>. Et cette partie est difficile, parce qu&#8217;on se sent seule.</p><p>Je mets petit &#224; petit de nouvelles habitudes en place. Je me renseigne sur l&#8217;alimentation, sur les perturbateurs endocriniens, sur tout ce qui peut nuire &#224; nos hormones. Je bouge mon corps, je prends soin de moi.</p><div><hr></div><p>Gr&#226;ce au diagnostic du SOPK, j&#8217;ai compris que ce n&#8217;&#233;tait pas moi le probl&#232;me. Oui, quelque chose n&#8217;allait pas dans mon corps, mais ce n&#8217;&#233;tait pas ma faute.</p><blockquote><p>Ce n&#8217;est pas de notre faute si l&#8217;on est fatigu&#233;e, si l&#8217;on prend du poids, si l&#8217;on a du mal &#224; le perdre, si l&#8217;on a des chutes de cheveux, si l&#8217;on a des poils plus &#233;pais que la normale, si l&#8217;on a du mal &#224; dormir, ou &#224; &#234;tre consistante dans le sport.</p></blockquote><div><hr></div><p>Le SOPK joue &#233;norm&#233;ment sur notre sant&#233; mentale &#224; cause de la fatigue, des poils, des r&#232;gles, des douleurs, de l&#8217;abondance. Tout cela est dur &#224; vivre. On peut en prendre un coup, malheureusement. Et je le r&#233;p&#232;te encore : non, nous ne sommes pas folles. Nous sommes juste victimes d&#8217;un syst&#232;me qui d&#233;laisse les femmes.</p><p>Et ce n&#8217;est pas normal qu&#8217;aujourd&#8217;hui <a href="https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/polycystic-ovary-syndrome">une femme sur dix</a>  vit avec cette condition, et que les professionnels de sant&#233; ne nous aident pas. La seule solution propos&#233;e, c&#8217;est la pilule. Je ne d&#233;nigre pas la pilule, je sais qu&#8217;elle peut aider, mais ce n&#8217;est pas une solution sur le long terme selon moi.</p><p><strong>Il est grand temps de prendre au s&#233;rieux le corps des femmes</strong>. Nous ne sommes pas de petits hommes. Nous avons un syst&#232;me hormonal que les hommes n&#8217;ont pas, et il serait important de nous &#233;couter et de nous prendre au s&#233;rieux. On ne devrait pas nous dire que des r&#232;gles douloureuses sont normales. On ne devrait pas prescrire la pilule &#224; des filles de 14 ans. On ne devrait pas nous renvoyer chez nous en disant de revenir lorsque nous voudrons tomber enceintes.</p><p>Nous ne servons pas juste &#224; tomber enceinte. Nous ne sommes pas des poules pondeuses. Nous sommes des femmes. Importantes dans ce monde.</p><div><hr></div><p>Concernant ma sant&#233;, mon mode de vie a chang&#233;, mes habitudes ont chang&#233;, et j&#8217;ai retrouv&#233; des r&#232;gles r&#233;guli&#232;res. Elles restent douloureuses et abondantes, mais beaucoup moins qu&#8217;avant. Gr&#226;ce &#224; ce changement, je vois une am&#233;lioration et je sais que c&#8217;est b&#233;n&#233;fique, parce que je sens que je fais du bien &#224; mon corps.</p><p>Le SOPK m&#8217;a aussi permis de mieux comprendre le corps f&#233;minin, de me comprendre moi-m&#234;me et surtout de prendre soin de moi.</p><p>&#192; toutes les femmes ayant un SOPK (ou autre), je vous comprends et je vous envoie plein de courage et d&#8217;amour.</p><p></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://immel333.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Subscribe now&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/immel333.substack.com/subscribe"><span>Subscribe now</span></a></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://substack.com/@immel333/note/p-189184305&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Leave a comment&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/substack.com/@immel333/note/p-189184305"><span>Leave a comment</span></a></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[25 ans]]></title><description><![CDATA[J&#8217;ai r&#233;cemment pass&#233; le cap des 25 ans.]]></description><link>https://immel333.substack.com/p/25-ans</link><guid isPermaLink="false">https://immel333.substack.com/p/25-ans</guid><dc:creator><![CDATA[mel ❊]]></dc:creator><pubDate>Fri, 06 Feb 2026 22:23:22 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/730e929b-e73f-4383-889f-b7af8e7fa421_736x981.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai r&#233;cemment pass&#233; le cap des 25 ans.</p><p>D&#8217;un c&#244;t&#233;, prendre de l&#8217;&#226;ge me fait un peu peur, mais de l&#8217;autre, je sens que je gagne &#233;norm&#233;ment en maturit&#233;. Et &#231;a, &#231;a me donne de l&#8217;espoir. </p><p>Quand j&#8217;&#233;tais plus jeune, j&#8217;avais peur d&#8217;arriver &#224; cet &#226;ge. Tout simplement parce que je ne me voyais pas d&#233;passer 25 ans.</p><p>J&#8217;&#233;tais une petite fille d&#233;pressive, et l&#8217;avenir me faisait tr&#232;s tr&#232;s peur. Devenir adulte m&#8217;angoissait. En regardant les adultes autour de moi, je ne voulais pas leur ressembler. Je n&#8217;avais aucune h&#226;te de grandir. </p><p>Le d&#233;but de ma vingtaine a &#233;t&#233; &#224; nouveau tr&#232;s difficile. J&#8217;&#233;tais perdue, entour&#233;e de personnes qui ne me convenaient pas, stress&#233;e. </p><p>Bref, rien n&#8217;allait.</p><p>Dans notre soci&#233;t&#233;, 25 ans, c&#8217;est un &#226;ge &#8220;cl&#233;&#8221;. On est cens&#233; avoir &#224; peu pr&#232;s tout : un CDI, un appart, voire une maison, &#234;tre en couple, commencer &#224; se demander si on veut des enfants. On est aussi cens&#233; savoir ce qu&#8217;on veut faire de sa vie, quel chemin emprunter.</p><p>Alors forc&#233;ment, au d&#233;but de ma vingtaine, l&#8217;angoisse a commenc&#233; &#224; monter. Encore plus &#224; 24 ans, quand je me suis rendu compte que je me rapprochais de cet &#226;ge &#8220;important&#8221; sans cocher les cases : situation pas tr&#232;s stable, pas d&#8217;appart, pas de mec...</p><p>Mais je passais &#224; c&#244;t&#233; d&#8217;un <strong>d&#233;tail</strong>. Un d&#233;tail subtil, mais <strong>essentiel</strong>. Le plus beau cadeau que je me sois jamais fait.</p><p>Peut-&#234;tre que ces ann&#233;es n&#8217;ont pas &#233;t&#233; riches en grandes exp&#233;riences visibles, mais j&#8217;ai fait quelque chose qui me suivra toute ma vie : </p><p><strong>J&#8217;ai travaill&#233; sur moi.</strong></p><p>J&#8217;ai construit une relation saine avec moi-m&#234;me.</p><p>C&#8217;est paradoxal, car m&#234;me si je ne cochais pas les cases de la soci&#233;t&#233;, j&#8217;ai commenc&#233; &#224; faire quelque chose qu&#8217;on ne nous apprend pas.</p><p>Je ne m&#8217;en rendais pas compte, mais, j&#8217;ai appris &#224; <strong>me regarder en face</strong>, &#224; regarder mes peurs. &#192; ne plus me voiler la face. &#192; arr&#234;ter de fuir. </p><p>Je me suis pardonn&#233;e, j&#8217;ai pardonn&#233;. J&#8217;ai travaill&#233; sur mes peurs, mes blocages, mes croyances limitantes. Et aujourd&#8217;hui, je suis fi&#232;re de dire que j&#8217;aime la personne que je suis. Je sais que j&#8217;ai encore &#233;norm&#233;ment de choses &#224; vivre, &#224; exp&#233;rimenter.</p><p>Je crois profond&#233;ment qu&#8217;il est plus beau et plus important de vivre sa vie en &#233;tant &#224; ses c&#244;t&#233;s. L&#8217;amour que j&#8217;ai construit avec moi-m&#234;me, la relation que j&#8217;ai avec moi, je sais que je la garderai toute ma vie. Et c&#8217;est <strong>&#231;a</strong> qui est important.</p><p>Beaucoup de personnes vivent leur vie sans se conna&#238;tre, mais excellent en soci&#233;t&#233;.<br>Elles obtiennent plein de choses (ce qui est bien, &#233;videmment), mais se sentent vides &#224; l&#8217;int&#233;rieur et cherchent parfois &#224; combler ce vide avec des choses ext&#233;rieures, qui peuvent m&#234;me &#234;tre nocives pour la sant&#233;.</p><p>Dans ce cas-l&#224;, je me dis : &#171; &#192; quoi bon ? &#187;<br>&#192; quoi bon exceller en soci&#233;t&#233; si je vis pour les autres et que, lorsque je me regarde, je suis face &#224; une &#233;trang&#232;re ?</p><p>La vie ne se vit pas pour r&#233;pondre aux attentes de la soci&#233;t&#233;, ni pour plaire aux autres.<br>Elle se vit pour soi, et pour cela, il faut d&#8217;abord prendre le temps d&#8217;apprendre &#224; se conna&#238;tre.</p><p>25 ans est un &#226;ge jeune. Tr&#232;s jeune. C&#8217;est normal de se sentir parfois perdu, de recommencer, de tomber et de se relever. D&#8217;ailleurs, c&#8217;est valable pour toute une vie. Parce que la vie n&#8217;est pas une comp&#233;tition. C&#8217;est une accumulation d&#8217;exp&#233;riences. </p><p>Et elle serait bien plus belle si on s&#8217;&#233;coutait&#8230; et si on avan&#231;ait &#224; notre propre rythme.</p><p></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://immel333.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Subscribe now&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/immel333.substack.com/subscribe"><span>Subscribe now</span></a></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://substack.com/@immel333/note/p-187141011&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Leave a comment&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/substack.com/@immel333/note/p-187141011"><span>Leave a comment</span></a></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Les cheveux bouclés ]]></title><description><![CDATA[J&#8217;ai grandi dans une petite ville d&#8217;environ 5 000 habitants, o&#249; les &#8220;diff&#233;rences&#8221; se remarquaient vite.]]></description><link>https://immel333.substack.com/p/les-cheveux-boucles</link><guid isPermaLink="false">https://immel333.substack.com/p/les-cheveux-boucles</guid><dc:creator><![CDATA[mel ❊]]></dc:creator><pubDate>Thu, 22 Jan 2026 00:27:13 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/91a89cf4-1fb4-418c-8daf-70c98f82c2d7_736x736.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai grandi dans une petite ville d&#8217;environ 2000 habitants, o&#249; les &#8220;diff&#233;rences&#8221; se remarquaient vite.</p><p>Je me souviens qu&#8217;en CM2, un matin, on descendait les chaises de nos bureaux pour s&#8217;y installer. En levant mon bras, j&#8217;ai remarqu&#233; que je n&#8217;avais pas la m&#234;me couleur de peau que mes camarades. La pens&#233;e qui m&#8217;a travers&#233; l&#8217;esprit a &#233;t&#233; :</p><p><strong>&#171; Ah mais ! Je suis jaune ! &#187; (pour dire que j&#8217;&#233;tais un peu mate)</strong></p><p>Avec le recul, cette remarque me fait sourire. &#192; ce moment-l&#224;, je ne me rendais pas compte que je n&#8217;avais pas la m&#234;me couleur de peau que les autres.</p><p>&#192; cet &#226;ge-l&#224;, en tout cas pour moi, on ne se rend pas vraiment compte de nos diff&#233;rences. Je ne faisais pas la diff&#233;rence entre mes cheveux boucl&#233;s, ma couleur de peau et ceux de mes amies. Tout &#231;a n&#8217;&#233;tait que des d&#233;tails.</p><p></p><p>Jusqu&#8217;&#224; mon arriv&#233;e au <strong>coll&#232;ge</strong>.</p><p>C&#8217;est l&#224; que j&#8217;ai commenc&#233; &#224; recevoir des remarques sur mes cheveux. On se moquait des nattes que ma m&#232;re me faisait (elle m&#8217;en faisait toujours quatre ou six). On me disait que c&#8217;&#233;tait &#8220;bizarre&#8221;.</p><p>Je n&#8217;osais pas laisser mes cheveux l&#226;ch&#233;s parce qu&#8217;ils &#233;taient jug&#233;s de &#8220;trop volumineux&#8221;. J&#8217;ai donc commenc&#233; &#224; les <strong>cacher</strong>. Mais m&#234;me &#231;a, ne suffisait pas &#224; &#233;viter les remarques.</p><p>Je faisais donc des chignons hauts, et certains disaient que j&#8217;avais un buzzer sur la t&#234;te&#8230; et ils appuyaient dessus (en faisant le bruit d&#8217;un buzzer, --&#8217;).</p><p>Je passe aussi les moments o&#249; on me touchait constamment les cheveux, sans <strong>demander</strong>, bien &#233;videmment, &#8220;pour voir la texture&#8221;, comme s&#8217;ils &#233;taient un objet.</p><p>Comme personne ne me &#8220;ressemblait&#8221; (&#224; part mes fr&#232;res et s&#339;urs), j&#8217;en suis venue &#224; penser que j&#8217;&#233;tais moche, pas int&#233;ressante, et que quelque chose chez moi devait &#234;tre corrig&#233;. </p><p>Ce n&#8217;&#233;tait pas formul&#233; aussi clairement &#224; l&#8217;&#233;poque, mais le message &#233;tait l&#224;, je comprenais que <strong>je n&#8217;&#233;tais pas dans la norme</strong>.</p><p>Arriv&#233;e au lyc&#233;e, j&#8217;ai voulu &#8220;<strong>glow up</strong>&#8221;.</p><p>J&#8217;ai commenc&#233; &#224; me lisser les cheveux, persuad&#233;e que &#231;a me rendrait plus belle, plus d&#233;sirable, plus acceptable. En r&#233;alit&#233;, c&#8217;&#233;tait surtout une corv&#233;e. Se lisser les cheveux demandait &#233;norm&#233;ment de temps, d&#8217;&#233;nergie et d&#8217;argent. Et surtout, je ne me trouvais pas plus belle. </p><p>En fin de premi&#232;re, j&#8217;ai d&#233;cid&#233; <strong>d&#8217;arr&#234;ter</strong>.</p><p>Pas par militantisme, mais parce que je voyais bien les d&#233;g&#226;ts sur mes cheveux. J&#8217;&#233;tais litt&#233;ralement en train de les ab&#238;mer, de les &#233;puiser, de les tuer.</p><p>Et l&#224;, les moqueries sont revenues. On me disait que je ressemblais &#224; un mouton, certains criaient &#8220;beeeh&#8221; &#224; c&#244;t&#233; de moi, d&#8217;autres essayaient <strong>encore</strong> de toucher mes cheveux.</p><blockquote><p>Cette manie de vouloir toucher les cheveux boucl&#233;s, fris&#233;s ou cr&#233;pus sans demander est vraiment violente et d&#233;gradante. Et elle est trop souvent banalis&#233;e ou d&#233;guis&#233;e en curiosit&#233;.</p></blockquote><p></p><p>Malgr&#233; tout, j&#8217;ai d&#233;cid&#233; de les garder au naturel. Mais je ne me sentais pas &#224; l&#8217;aise. Le volume me faisait peur. Alors j&#8217;attachais toujours l&#8217;avant de mes cheveux. Et j&#8217;ai fait &#231;a pendant des ann&#233;es.</p><p>Puis le confinement est arriv&#233;.</p><p>Comme beaucoup de personnes, je passais mes journ&#233;es &#224; scroller sur TikTok. Et pour la premi&#232;re fois, je suis tomb&#233;e sur des comptes de femmes magnifiques qui avaient les m&#234;mes cheveux que moi.</p><p>C&#8217;est &#224; ce moment-l&#224; que quelque chose a chang&#233;. </p><p>Je me rends compte que mes cheveux sont important car ils font partie de moi, de mon identit&#233;, de mes origines, et que ce n&#8217;est pas aux autres de me dire &#224; quoi je devrais ressembler.</p><p>Petit &#224; petit, j&#8217;ai appris &#224; en prendre soin. J&#8217;ai os&#233; sortir les cheveux d&#233;tach&#233;s. Aujourd&#8217;hui, je m&#8217;en occupe comme s&#8217;ils &#233;taient mon b&#233;b&#233;.</p><p>Et j&#8217;en suis <strong>fi&#232;re</strong>. Fi&#232;re d&#8217;aimer mes cheveux. Fi&#232;re de leurs boucles. Fi&#232;re de leur texture.</p><div class="captioned-image-container"><figure><a class="image-link image2 is-viewable-img" target="_blank" href="/__u/substackcdn.com/image/fetch/$s_!neIB!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F41896164-9ac2-4a04-ad1b-5379683822d5_720x713.heic" data-component-name="Image2ToDOM"><div class="image2-inset"><picture><source type="image/webp" srcset="/__u/substackcdn.com/image/fetch/$s_!neIB!, /__u/immel333.substack.com/w_424, /__u/immel333.substack.com/c_limit, /__u/immel333.substack.com/f_webp, /__u/immel333.substack.com/q_auto:good, /__u/immel333.substack.com/fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F41896164-9ac2-4a04-ad1b-5379683822d5_720x713.heic 424w, /__u/substackcdn.com/image/fetch/$s_!neIB!, /__u/immel333.substack.com/w_848, /__u/immel333.substack.com/c_limit, /__u/immel333.substack.com/f_webp, 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Il y a m&#234;me la &#8220;police des boucles&#8221; (mdr).</p><p>Mais j&#8217;aime pas le fait que &#231;a soit une &#8220;nouvelle mode&#8221; ou &#8220;trend&#8221;. </p><p>Ce qui est r&#233;ellement accept&#233; aujourd&#8217;hui, ce ne sont pas toutes les boucles. Ce sont <strong>certaines</strong> boucles. Des boucles bien d&#233;finies, sans frisottis, pas trop boucl&#233;es, pas trop volumineuses. Des boucles qui <strong>ne d&#233;rangent pas</strong> trop, qui ne prennent pas trop de place.</p><p>Les personnes aux cheveux boucl&#233;s savent qu&#8217;avoir de &#8220;belles boucles&#8221; demande du travail, du temps, de l&#8217;&#233;nergie.</p><p>Pourquoi les boucles &#8220;n&#233;glig&#233;es&#8221; font-elles moches ? Ne font-elles pas pr&#233;sentables ?</p><p>Et pourquoi toutes ces conversations sur quelles coupes de cheveux sont accept&#233;es ou non en soci&#233;t&#233; ?</p><p>C&#8217;est un sujet qui m&#8217;a toujours &#233;nerv&#233;e (surtout la fois o&#249; une professeure a dit &#224; mon fr&#232;re que ses nattes coll&#233;es et ses cheveux n&#8217;&#233;taient pas professionnels). Ce jour-l&#224;, ce n&#8217;est pas seulement une coiffure qui a &#233;t&#233; jug&#233;e, mais une <strong>identit&#233;</strong>. Enfin bref, je divague.</p><p>Je sais que je ne suis pas la seule &#224; avoir v&#233;cu ce genre d&#8217;histoire.</p><p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;aimerais surtout qu&#8217;on respecte les cheveux boucl&#233;s, de tous types. Qu&#8217;on les accepte, qu&#8217;ils soient bien d&#233;finis ou non, et qu&#8217;on arr&#234;te de les juger, de les toucher <strong>sans consentement</strong>, ou de se moquer (Oui, on vous voit, vous qui dites aux personnes avec des afros qu&#8217;elles font partie des Jackson Five, ou qu&#8217;elles ont &#8220;mis les mains dans la prise&#8221;, c&#8217;est bon, vos &#8220;blagues&#8221; pas dr&#244;les, on a compris.) Qu&#8217;on respecte aussi toutes les coiffures protectrices, les nattes, les tresses.</p><p>Parce que les cheveux ne sont pas juste des cheveux. Ce sont une identit&#233;. Ils racontent une histoire, des origines, des cultures. Et &#231;a se respecte.</p><p></p><p></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://immel333.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Subscribe now&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/immel333.substack.com/subscribe"><span>Subscribe now</span></a></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://substack.com/@immel333/note/p-185359982&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Leave a comment&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/substack.com/@immel333/note/p-185359982"><span>Leave a comment</span></a></p><p></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[J'aime être une femme]]></title><description><![CDATA[Pendant toute mon enfance, je n&#8217;aimais pas &#234;tre une femme.]]></description><link>https://immel333.substack.com/p/jaime-etre-une-femme</link><guid isPermaLink="false">https://immel333.substack.com/p/jaime-etre-une-femme</guid><dc:creator><![CDATA[mel ❊]]></dc:creator><pubDate>Fri, 09 Jan 2026 22:30:07 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/db882674-3741-4a74-bd65-de28d68f9c11_563x387.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Pendant toute mon enfance, je n&#8217;aimais pas &#234;tre une femme.</p><p>Tout ce qui touchait &#224; la f&#233;minit&#233; je le rejetais. </p><p>(Je me rappelle que je d&#233;testais le rose parce que c&#8217;&#233;tait trop &#8220;girly&#8221;). </p><p>Mais ce que je d&#233;testais le plus, c&#8217;&#233;tait mon <strong>corps</strong>.</p><p>C&#8217;est assez intime, mais je me rappelle que, lors de mon adolescence, je me regardais nue dans le miroir et je pleurais. Je pleurais parce que je d&#233;testais ce que je voyais : mes poils, mon &#8220;gras&#8221;, mes cheveux&#8230; bref, mon identit&#233; tout enti&#232;re.</p><p>Je me disais que la vie serait s&#251;rement plus simple si j&#8217;&#233;tais n&#233;e gar&#231;on, surtout &#224; cause de mon <strong>cycle menstruel</strong>.</p><p>Je n&#8217;ai jamais &#233;t&#233; accompagn&#233;e lors de mes premi&#232;res r&#232;gles. On ne m&#8217;a jamais expliqu&#233; ce que c&#8217;&#233;tait ni comment me prot&#233;ger. J&#8217;ai d&#251; apprendre seule. Et je crois que pour moi, cette &#233;tape a &#233;t&#233; traumatisante.</p><blockquote><p>Je trouve que l&#8217;arriv&#233;e des premi&#232;res r&#232;gles chez une fille peut &#234;tre tr&#232;s difficile. Ton corps change, tu saignes, tu peux avoir mal. &#192; un &#226;ge si jeune, on ne devrait pas affronter seule ces changements corporels, cette douleur, et parfois m&#234;me la honte inflig&#233;e par d&#8217;autres.</p></blockquote><p>Mon rapport &#224; mon corps a encore plus chang&#233; lorsque je suis devenue adulte et que j&#8217;ai commenc&#233; &#224; exp&#233;rimenter ma <strong>sexualit&#233;</strong>.</p><p>J&#8217;ai v&#233;cu des exp&#233;riences o&#249; mon corps semblait plus important que moi, o&#249; l&#8217;on me faisait croire &#224; de l&#8217;amour alors que ce n&#8217;&#233;tait pas le cas. Je me sentais sale, mal aim&#233;e, comme si quelque chose en moi avait &#233;t&#233; bris&#233;.</p><p>Puis, vers le d&#233;but de ma vingtaine, mes r&#232;gles sont devenues tr&#232;s douloureuses. J&#8217;ai &#233;t&#233; diagnostiqu&#233;e avec un SOPK (syndrome des ovaires polykystiques), et j&#8217;ai vu mon corps changer : acn&#233;, hirsutisme, prise de poids, douleurs&#8230;</p><p>Paradoxalement, plut&#244;t que de me d&#233;tester encore plus, je me suis battue pour comprendre ce qui se passait : j&#8217;ai consult&#233; des m&#233;decins, fait des recherches, observ&#233; mon corps.</p><p>C&#8217;est l&#224; que j&#8217;ai r&#233;alis&#233; que <em>si je me d&#233;testais autant, je n&#8217;aurais jamais fait toutes ces recherches</em>, jamais parl&#233; &#224; tous ces m&#233;decins pour essayer de <strong>gu&#233;rir</strong>. Bizarrement, c&#8217;est &#224; ce moment-l&#224; que j&#8217;ai compris &#224; quel point mon corps &#233;tait important : <strong>je voulais la bonne sant&#233;, et la bonne sant&#233; commence lorsqu&#8217;on se donne de l&#8217;amour.</strong></p><p>C&#8217;est en prenant soin de moi, en me donnant de l&#8217;attention et de l&#8217;amour, que mon rapport au corps a commenc&#233; &#224; changer. J&#8217;ai appris &#224; me regarder dans le miroir avec un peu plus de bienveillance chaque jour, <strong>&#224; me pardonner</strong>, &#224; me remercier pour ce que je fais pour moi-m&#234;me, et &#224; gu&#233;rir de mes blessures &#233;motionnelles.</p><p>Avec cette gu&#233;rison est venue la confiance. Je me suis affirm&#233;e, je me suis assum&#233;e, et j&#8217;ai commenc&#233; &#224; d&#233;couvrir la force et la beaut&#233; d&#8217;&#234;tre une femme, gr&#226;ce &#224; mes recherches sur le corps f&#233;minin et la f&#233;minit&#233;.</p><p>J&#8217;aime tellement les femmes, j&#8217;aime nos corps, les courbures de nos hanches, nos voix si belles, notre force et notre courage, ce courage d&#8217;oser parler, de prendre de la place, de s&#8217;assumer, j&#8217;aime notre fa&#231;on de voir le monde, notre intelligence &#233;motionnelle, notre capacit&#233; &#224; cr&#233;er la vie.</p><p>Tout cela peut para&#238;tre clich&#233;, mais c&#8217;est ce que j&#8217;aime vraiment chez nous.</p><p>Le patriarcat a longtemps essay&#233; de nous faire taire, de nous faire croire que nous n&#8217;&#233;tions rien. Mais je suis heureuse de voir les femmes se r&#233;veiller et r&#233;aliser leur puissance.</p><p>&#192; 25 ans, je me sens libre dans mon corps et dans ma vie. J&#8217;aime mon corps, j&#8217;aime me regarder, j&#8217;aime me faire plaisir, j&#8217;aime me prendre dans les bras, et ressentir un amour indescriptible. <em>J&#8217;ai h&#226;te de me d&#233;couvrir encore plus, d&#8217;explorer chaque facette de ce que c&#8217;est qu&#8217;&#234;tre une femme, et de continuer &#224; m&#8217;aimer toujours davantage.</em></p><p>Et bien s&#251;r, &#231;a m&#8217;arrive encore de ne pas &#234;tre s&#251;re de moi, de me comparer aux autres, de parfois me trouver &#8220;moche&#8221;, pas assez bien&#8230; Mais c&#8217;est normal, <strong>je reste humaine.</strong></p><p>La seule diff&#233;rence, c&#8217;est le traitement : je ne m&#8217;en veux pas d&#8217;avoir ces pens&#233;es. Au contraire, je reste avec moi, je m&#8217;accompagne, et je me donne l&#8217;amour que j&#8217;ai manqu&#233;.</p><p>C&#8217;est &#231;a, l&#8217;amour propre : c&#8217;est s&#8217;accompagner, peu importe.</p><p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;aime profond&#233;ment ce que je suis.</p><p></p><p><em>Et j&#8217;esp&#232;re que toi aussi &lt;3</em></p><p></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://immel333.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Subscribe now&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/immel333.substack.com/subscribe"><span>Subscribe now</span></a></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://substack.com/@immel333/note/p-184072055&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Leave a comment&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="/__u/substack.com/@immel333/note/p-184072055"><span>Leave a comment</span></a></p><p></p>]]></content:encoded></item></channel></rss>