<script data-pm-proxy="intercept"></script><?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"><channel><title><![CDATA[Le Substack de Peggy]]></title><description><![CDATA[Mon Substack personnel]]></description><link>https://peggyperes.substack.com</link><image><url>https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!SHgP!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F8ca52f40-3dcb-40c0-a94c-26038a06e2c8_144x144.png</url><title>Le Substack de Peggy</title><link>https://peggyperes.substack.com</link></image><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Fri, 04 Sep 2026 16:01:53 GMT</lastBuildDate><atom:link href="/__u/peggyperes.substack.com/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><copyright><![CDATA[Peggy]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[peggyperes@substack.com]]></webMaster><itunes:owner><itunes:email><![CDATA[peggyperes@substack.com]]></itunes:email><itunes:name><![CDATA[Peggy]]></itunes:name></itunes:owner><itunes:author><![CDATA[Peggy]]></itunes:author><googleplay:owner><![CDATA[peggyperes@substack.com]]></googleplay:owner><googleplay:email><![CDATA[peggyperes@substack.com]]></googleplay:email><googleplay:author><![CDATA[Peggy]]></googleplay:author><itunes:block><![CDATA[Yes]]></itunes:block><item><title><![CDATA[L’épaule qui gèle]]></title><description><![CDATA[Elle s&#8217;appelle capsulite. Elle frappe massivement les femmes de 45 &#224; 60 ans. Et il y a une chose qu&#8217;il faut absolument faire v&#233;rifier quand elle arrive.]]></description><link>https://peggyperes.substack.com/p/lepaule-qui-gele</link><guid isPermaLink="false">https://peggyperes.substack.com/p/lepaule-qui-gele</guid><dc:creator><![CDATA[Peggy]]></dc:creator><pubDate>Thu, 03 Sep 2026 09:39:30 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!SHgP!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F8ca52f40-3dcb-40c0-a94c-26038a06e2c8_144x144.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p></p><p>&#199;a commence b&#234;tement. Vous tendez le bras vers la bo&#238;te de c&#233;r&#233;ales sur l&#8217;&#233;tag&#232;re du haut, et il y a un truc qui coince. Vous vous dites que vous avez mal dormi, dans une mauvaise position, ou un reste d&#8217;une seance de sport&#8230;</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>Deux semaines plus tard, vous n&#8217;arrivez plus &#224; attraper votre ceinture de s&#233;curit&#233; sans faire une contorsion. Vous mettez votre soutien-gorge &#224; l&#8217;envers pour l&#8217;agrafer devant, puis vous le faites pivoter, comme tout le monde, sauf que l&#224;, ce n&#8217;est plus de la commodit&#233;, c&#8217;est la seule option.</p><p>Un mois apr&#232;s, vous vous r&#233;veillez la nuit d&#232;s que vous roulez sur ce c&#244;t&#233;-l&#224;.</p><p>Et le jour o&#249; vous finissez par consulter, on vous dit : &#8220;c&#8217;est une &#233;paule gel&#233;e, &#231;a passera tout seul en un an ou deux&#8221;. Vous ressortez avec une ordonnance d&#8217;anti-inflammatoires et l&#8217;impression tr&#232;s nette qu&#8217;on vient de vous condamner &#224; dix-huit mois d&#8217;inconfort en haussant les &#233;paules, l&#8217;ironie ne vous &#233;chappe pas.</p><p>Alors parlons-en. Parce qu&#8217;il y a beaucoup &#224; dire, et surtout <strong>une chose &#224; faire v&#233;rifier imm&#233;diatement</strong> que presque personne ne propose.</p><h2>D&#8217;abord, ce que c&#8217;est</h2><p>Votre &#233;paule, &#224; l&#8217;int&#233;rieur, est envelopp&#233;e dans un manchon. Une sorte de housse souple qui entoure l&#8217;articulation et qui la contient : &#231;a s&#8217;appelle la capsule. Son m&#233;tier, c&#8217;est d&#8217;&#234;tre &#224; la fois solide et l&#226;che. Elle tient, mais elle laisse aller.</p><p>Dans la capsulite, cette housse s&#8217;enflamme, puis elle <strong>fabrique du tissu cicatriciel</strong> et se met &#224; r&#233;tr&#233;cir. Elle passe de la housse souple au sac de couchage deux tailles en dessous.</p><p>Et c&#8217;est pour &#231;a qu&#8217;il y a un signe qui ne trompe pas : dans une capsulite, <strong>vous ne pouvez plus bouger votre &#233;paule, et le m&#233;decin non plus.</strong> Quand quelqu&#8217;un d&#8217;autre essaie de lever votre bras &#224; votre place, &#231;a bloque quand m&#234;me. Ce n&#8217;est pas la douleur qui vous freine, c&#8217;est un mur. Une tendinite, elle, laisse passer le mouvement passif.</p><p>Retenez ce d&#233;tail, c&#8217;est celui qui distingue une capsulite de tout le reste.</p><h2>Pourquoi nous, pourquoi maintenant</h2><p>La capsulite touche 2 &#224; 5 % de la population g&#233;n&#233;rale. Et elle frappe massivement les femmes entre 40 et 60 ans.</p><p>Vous voyez la fen&#234;tre&#8230;..c&#8217;est la n&#244;tre. Quelle chance hein ;)</p><p>Ce qu&#8217;on a d&#233;couvert, c&#8217;est que <strong>la capsule de l&#8217;&#233;paule poss&#232;de des r&#233;cepteurs aux &#339;strog&#232;nes</strong>. Autrement dit, ce tissu-l&#224; &#233;coute les hormones. Il n&#8217;est pas neutre, il est concern&#233;.</p><p>Et le r&#244;le de l&#8217;estradiol dans cette histoire est celui d&#8217;un frein. Dans les tissus, il existe des cellules dont le m&#233;tier est de fabriquer de la fibrose, appelons-les les ma&#231;ons. Ils posent de la mati&#232;re, ils r&#233;parent, ils cicatrisent. Tr&#232;s utile apr&#232;s une blessure, catastrophique quand personne ne leur dit d&#8217;arr&#234;ter.</p><p>L&#8217;estradiol, c&#8217;est le contrema&#238;tre qui dit stop. Il freine les ma&#231;ons, il calme l&#8217;inflammation.</p><p>Quand il s&#8217;en va, les ma&#231;ons continuent de bosser. Et ils b&#233;tonnent une housse qui n&#8217;avait rien demand&#233;.</p><p>Voil&#224; l&#8217;hypoth&#232;se. Elle est coh&#233;rente, elle est m&#233;caniquement plausible, et je vous pr&#233;viens tout de suite : <strong>elle n&#8217;est pas d&#233;montr&#233;e</strong>. L&#8217;&#226;ge lui-m&#234;me est un facteur de risque, et 40-60 ans, c&#8217;est aussi l&#8217;&#226;ge o&#249; l&#8217;on se fait des micro-traumatismes, o&#249; l&#8217;on porte des cartons, o&#249; l&#8217;on dort mal. Corr&#233;lation n&#8217;est pas causalit&#233;, m&#234;me quand &#231;a nous arrangerait beaucoup.</p><h2>Et maintenant, la partie importante. Vraiment.</h2><p>Si vous ne devez lire qu&#8217;un paragraphe de cette lettre, c&#8217;est celui-l&#224;.</p><p><strong>Une capsulite n&#8217;est jamais anodine sur le plan m&#233;tabolique.</strong> Et le lien le plus solide de toute la litt&#233;rature sur ce sujet, bien plus solide que le lien hormonal, c&#8217;est le diab&#232;te.</p><p>Le diab&#232;te <strong>multiplie le risque de capsulite par 3,7</strong>. Dans certaines s&#233;ries, jusqu&#8217;&#224; la moiti&#233; des personnes qui ont une capsulite sont diab&#233;tiques. Chez les diab&#233;tiques de type 1, la pr&#233;valence de la capsulite atteint des chiffres qui donnent le vertige.</p><p>Autrement dit : chez certaines femmes, l&#8217;&#233;paule gel&#233;e est le <strong>premier sympt&#244;me visible</strong> d&#8217;un diab&#232;te que personne n&#8217;a encore cherch&#233;.</p><p>Ensuite, la thyro&#239;de. Les troubles thyro&#239;diens sont associ&#233;s &#224; la capsulite, avec un risque quasiment doubl&#233;, et l&#8217;association est port&#233;e surtout par l&#8217;<strong>hypothyro&#239;die</strong>, y compris les formes discr&#232;tes, celles qu&#8217;on qualifie de &#8220;limites&#8221; et qu&#8217;on ne traite pas.</p><p>Et enfin, l&#8217;hyperlipid&#233;mie, qui augmente le risque de moiti&#233;.</p><p>Donc, tr&#232;s concr&#232;tement, si votre &#233;paule g&#232;le : <strong>faites v&#233;rifier votre glyc&#233;mie, id&#233;alement une HbA1c, votre TSH et votre bilan lipidique.</strong> Ce n&#8217;est pas de l&#8217;exc&#232;s de z&#232;le. C&#8217;est ce qui peut transformer une consultation &#8220;pour une &#233;paule&#8221; en un diagnostic qui change le reste de votre vie.</p><p>Aucune femme ne devrait sortir d&#8217;une consultation pour capsulite sans ces trois lignes sur une ordonnance. Et pourtant.</p><h2>&#8220;Et le traitement hormonal, &#231;a prot&#232;ge ?&#8221;</h2><p>Je vous vois venir, et c&#8217;est une bonne question. Voil&#224; l&#8217;honn&#234;te r&#233;ponse.</p><p>Il existe <strong>une seule &#233;tude</strong> qui a regard&#233; &#231;a directement. Chez les femmes sous traitement hormonal, la capsulite &#233;tait retrouv&#233;e chez 4 % d&#8217;entre elles, contre 7,7 % chez les autres. Sur le papier, &#231;a a l&#8217;air de faire presque du simple au double.</p><p>Sauf que. Il s&#8217;agit d&#8217;une &#233;tude pilote, sur un seul centre, avec 152 femmes trait&#233;es seulement, beaucoup trop peu pour conclure quoi que ce soit. Et <strong>le r&#233;sultat n&#8217;est pas statistiquement significatif</strong>. Traduction en fran&#231;ais : avec si peu de monde, cet &#233;cart pourrait tr&#232;s bien &#234;tre du hasard.</p><p>Les auteurs eux-m&#234;mes le disent : c&#8217;est encourageant, &#231;a justifie de monter une vraie &#233;tude, &#231;a ne justifie pas une recommandation.</p><p>Et il y a plus emb&#234;tant. Je vous parlais la semaine derni&#232;re du fait que le traitement hormonal &#233;tait associ&#233;, dans une grande cohorte, &#224; <strong>plus</strong> de blessures tendineuses. Donc : peut-&#234;tre protecteur pour la capsule de l&#8217;&#233;paule, peut-&#234;tre d&#233;favorable pour les tendons. Ce n&#8217;est pas contradictoire, ce ne sont pas les m&#234;mes tissus ni les m&#234;mes m&#233;canismes, mais &#231;a devrait suffire &#224; faire taire tous ceux qui vous vendent le THM comme une cure de jouvence du tissu conjonctif.</p><p>Le traitement hormonal a des indications r&#233;elles et solides. La pr&#233;vention de l&#8217;&#233;paule gel&#233;e n&#8217;en fait pas partie. Point.</p><h2>Le d&#233;tail que j&#8217;ai trouv&#233; d&#233;licieux</h2><p>Puisqu&#8217;on parle d&#8217;hormones et de fibrose, permettez-moi une parenth&#232;se dont vous n&#8217;avez aucun usage pratique mais qui va vous faire sourire.</p><p>Chez les hommes qui prennent de la testost&#233;rone en suppl&#233;mentation, le risque de capsulite apr&#232;s une chirurgie de l&#8217;&#233;paule <strong>augmente</strong> de fa&#231;on nette. Et m&#234;me chez ceux qui n&#8217;en prennent pas, une testost&#233;rone naturellement dans le haut de la fourchette s&#8217;accompagne d&#8217;un risque un peu plus &#233;lev&#233;.</p><p>Donc pendant qu&#8217;on explique aux femmes que leurs articulations souffrent parce qu&#8217;elles manquent d&#8217;hormones, il se trouve que les hommes qui s&#8217;en rajoutent voient, eux aussi, leurs &#233;paules protester.</p><p>Le tissu conjonctif n&#8217;aime pas les exc&#232;s. Dans aucun sens.</p><h2>Ce qu&#8217;il faut faire, et surtout ce qu&#8217;il ne faut pas</h2><p><strong>Ne l&#8217;immobilisez pas.</strong> C&#8217;est le r&#233;flexe naturel, &#231;a fait mal, donc je ne bouge plus, et c&#8217;est le pire. Une capsule qui ne bouge pas se r&#233;tracte davantage. Le repos aggrave ce qu&#8217;il est cens&#233; soulager.</p><p><strong>Consultez t&#244;t.</strong> La capsulite se d&#233;roule classiquement en phases : &#231;a fait mal, puis &#231;a bloque, puis &#231;a se rel&#226;che lentement. C&#8217;est en d&#233;but de parcours qu&#8217;on peut le plus limiter les d&#233;g&#226;ts, et c&#8217;est exactement le moment o&#249; l&#8217;on se dit &#8220;&#231;a va passer&#8221;</p><p><strong>Kin&#233;, et un kin&#233; &#224; qui vous dites le mot capsulite.</strong> Parce que la prise en charge n&#8217;a rien &#224; voir avec celle d&#8217;une tendinite. Ce qu&#8217;on traite ici, c&#8217;est une raideur, pas une inflammation de tendon.</p><p><strong>Faites votre bilan.</strong> Je le remets parce que c&#8217;est le message principal : glyc&#233;mie, thyro&#239;de, lipides.</p><p>Et pour la suite, la m&#234;me phrase que la semaine derni&#232;re, que je vais finir par faire tatouer : <strong>musclez-vous</strong>. Deux &#224; trois fois par semaine. C&#8217;est le seul geste qui entretient &#224; la fois l&#8217;os, le muscle et le tendon, et c&#8217;est la meilleure assurance dont vous disposez sur les dix prochaines ann&#233;es.</p><h2>Pour finir</h2><p>Non, ce n&#8217;est pas &#8220;juste l&#8217;&#226;ge&#8221;.</p><p>Non, il ne faut pas attendre un an et demi en serrant les dents.</p><p>Et non, on ne vous a probablement pas fait le bilan qu&#8217;il fallait.</p><p>Une &#233;paule qui g&#232;le &#224; cinquante ans, c&#8217;est un signal. Parfois hormonal, souvent m&#233;tabolique, toujours &#224; regarder de pr&#232;s.</p><p>Vous avez le droit d&#8217;insister.</p><div><hr></div><p><em>Dr Peggy P&#233;r&#232;s &#8212; m&#233;decin.</em></p><p><em>Cette lettre parle de m&#233;canismes g&#233;n&#233;raux, pas de votre cas : une &#233;paule douloureuse ou raide m&#233;rite un examen clinique, pas un diagnostic &#224; distance. </em></p><p><em>Rejoignez nous sur Skool, dans le groupe Rien &#224; cirer. </em></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le caillou n’y est pour rien]]></title><description><![CDATA[Entorses &#224; r&#233;p&#233;tition, tendons qui r&#226;lent, articulations qui grincent : ce qui se passe vraiment dans vos tissus pendant la p&#233;rim&#233;nopause. Et ce qu&#8217;on ne sait pas.]]></description><link>https://peggyperes.substack.com/p/le-caillou-ny-est-pour-rien</link><guid isPermaLink="false">https://peggyperes.substack.com/p/le-caillou-ny-est-pour-rien</guid><dc:creator><![CDATA[Peggy]]></dc:creator><pubDate>Fri, 28 Aug 2026 05:02:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!SHgP!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F8ca52f40-3dcb-40c0-a94c-26038a06e2c8_144x144.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Avant-hier, une lectrice m&#8217;a &#233;crit ceci, et je la cite parce que c&#8217;est exactement le bon niveau d&#8217;exasp&#233;ration :</p><p><em>&#8220;Auriez-vous des donn&#233;es sur les entorses &#224; r&#233;p&#233;tition ? En particulier de la cheville ? En &#233;cartant ce maudit caillou qui traverse devant nous, bien &#233;videmment.&#8221;</em></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>J&#8217;adore cette question. Parce qu&#8217;elle contient d&#233;j&#224; la r&#233;ponse que tout le monde lui a servie : &#8220;t&#8217;as pas fait attention&#8221;&#8230;&#8230;. Le caillou. Le trottoir. La chaussure. Toujours quelque chose d&#8217;ext&#233;rieur, jamais elle.</p><p>Alors j&#8217;ai pass&#233; la soir&#233;e dans la litt&#233;rature. Je vous pr&#233;viens tout de suite : je vais aussi vous dire ce que je n&#8217;ai <strong>pas</strong> trouv&#233;, parce que c&#8217;est au moins aussi int&#233;ressant.</p><p>Et surtout, on va parler de vos tissus. Pas juste de vos chevilles. Parce qu&#8217;il se passe, dans votre corps, quelque chose que personne ne vous a expliqu&#233; et qui explique une bonne moiti&#233; de vos bobos actuels.</p><h2>D&#8217;abord, un chiffre. Un vrai.</h2><p>Il vient de sortir. Une m&#233;ta-analyse, c&#8217;est-&#224;-dire une &#233;tude qui compile plein d&#8217;autres &#233;tudes, la Rolls des niveaux de preuve, portant sur <strong>93 021 femmes</strong>.</p><p>R&#233;sultat : les douleurs musculaires et articulaires touchent <strong>40 % des femmes avant la m&#233;nopause. Et 57 % pendant la p&#233;rim&#233;nopause.</strong></p><p>Dix-sept points. D&#8217;un coup.</p><p>Et le d&#233;tail qui compte, celui que je veux que vous reteniez : apr&#232;s la m&#233;nopause, le chiffre ne bouge quasiment plus (59 %). Autrement dit, <strong>tout se joue pendant la transition</strong>. Ce n&#8217;est pas &#8220;&#231;a va empirer avec l&#8217;&#226;ge&#8221;. C&#8217;est &#8220;&#231;a bascule maintenant&#8221;.</p><p>Je le souligne parce que &#231;a change compl&#232;tement la fa&#231;on de voir les choses. Vous n&#8217;&#234;tes pas sur une pente glissante. Vous &#234;tes dans un virage.</p><h2>Maintenant, le collag&#232;ne. Et je vais faire simple.</h2><p>Le collag&#232;ne, c&#8217;est la corde. Litt&#233;ralement. C&#8217;est la prot&#233;ine qui fabrique vos tendons, vos ligaments, votre peau, vos cartilages. Des fibres, tress&#233;es, empil&#233;es, et surtout <strong>coll&#233;es entre elles</strong>.</p><p>Parce qu&#8217;une corde, ce n&#8217;est pas juste des fils c&#244;te &#224; c&#244;te. Ce qui fait sa solidit&#233;, ce sont les points de soudure entre les fils. En biologie, ces soudures s&#8217;appellent des pontages, et elles sont fabriqu&#233;es par une enzyme au nom improbable : la <strong>lysyl-oxydase</strong>. Appelons-la la soudeuse. C&#8217;est son m&#233;tier : elle passe, elle soude, la corde tient.</p><p>Retenez juste &#231;a : <strong>le collag&#232;ne c&#8217;est les fils, la soudeuse fait tenir les fils ensemble.</strong></p><h2>Et l&#224;, l&#8217;histoire devient contre-intuitive</h2><p>Ce qu&#8217;on raconte partout, c&#8217;est : &#8220;les &#339;strog&#232;nes chutent, donc moins de collag&#232;ne, donc tissus fragiles&#8221;. C&#8217;est joli, c&#8217;est simple, et c&#8217;est trop simple.</p><p>Parce que dans les &#233;tudes cellulaires, quand on envoie un <strong>pic</strong> d&#8217;&#339;strog&#232;nes sur du tissu ligamentaire, il se passe ceci : la quantit&#233; de collag&#232;ne ne bouge pas. Mais l'activit&#233; de la soudeuse s'effondre : elle perd entre 62 et 77 % de son activit&#233; selon les conditions</p><p>Traduction : vous avez toujours autant de fils. Ils sont juste beaucoup moins bien soud&#233;s entre eux.</p><p>Et un ligament mal soud&#233;, ce n&#8217;est pas un ligament cass&#233;. C&#8217;est un ligament <strong>plus mou</strong>. Qui s&#8217;&#233;tire un peu plus. Qui rend un peu moins vite quand il faut rattraper un faux pas.</p><p>Vous voyez o&#249; je veux en venir.</p><h2>Le vrai probl&#232;me de la p&#233;rim&#233;nopause : ce n&#8217;est pas la chute, c&#8217;est le yoyo</h2><p>Voil&#224; LE truc que personne ne vous dit, et qui explique la moiti&#233; de ce que vous vivez.</p><p>En p&#233;rim&#233;nopause, vos &#339;strog&#232;nes ne descendent pas gentiment en pente douce comme sur les sch&#233;mas des brochures. Ils font n&#8217;importe quoi. Des pics, on mesure des valeurs qui montent parfois &#224; des niveaux qu&#8217;on ne voyait m&#234;me pas &#224; vingt ans, puis des creux. Parfois dans la m&#234;me semaine.</p><p>Vos tissus, eux, essaient de suivre. Et ils n&#8217;y arrivent pas.</p><p>Imaginez que vous dirigiez une &#233;quipe et que vous changiez de consigne toutes les trois heures. &#8220;Produisez !&#8221;, &#8220;Arr&#234;tez tout !&#8221; &#8220;Reprenez !&#8221; &#8220;Non, d&#233;montez !&#8221; Au bout d&#8217;un moment, l&#8217;&#233;quipe ne produit plus rien de coh&#233;rent. Elle ne sait plus quoi faire.</p><p>C&#8217;est exactement &#231;a, votre tissu conjonctif en ce moment. Il n&#8217;est pas en train de mourir. <strong>Il est en train d&#8217;essayer d&#8217;ob&#233;ir &#224; un patron qui a perdu la t&#234;te.</strong></p><p>Et pendant les pics, il y a des fen&#234;tres, quelques jours, o&#249; vos ligaments sont temporairement plus laxes qu&#8217;ils ne devraient. O&#249; ils tol&#232;rent moins bien une charge qu&#8217;ils encaissaient sans probl&#232;me le mois d&#8217;avant.</p><p>Ce n&#8217;est pas dans votre t&#234;te. C&#8217;est dans votre chimie.</p><h2>Bon. Et les entorses, alors ?</h2><p>L&#224;, je dois &#234;tre honn&#234;te, et &#231;a va vous agacer autant que moi.</p><p><strong>Personne n&#8217;a &#233;tudi&#233; les entorses de cheville &#224; r&#233;p&#233;tition chez la femme en p&#233;rim&#233;nopause.</strong> Personne. J&#8217;ai cherch&#233;, il n&#8217;y a rien de solide.</p><p>Tout ce dont on dispose vient de femmes jeunes, sportives, suivies au fil de leur cycle menstruel. Et chez elles, on observe des choses tr&#232;s coh&#233;rentes avec ce que je viens de vous raconter : au moment de l&#8217;ovulation, le pic d&#8217;&#339;strog&#232;nes du mois, la cheville est mesurablement plus laxe, le tonus des muscles de la jambe baisse, et l&#8217;&#233;quilibre est un peu moins bon.</p><p>Sauf que. Une autre &#233;tude n&#8217;a retrouv&#233; aucune de ces variations. Et deux m&#233;ta-analyses concluent que ces p&#233;riodes de plus grande laxit&#233; ne s&#8217;accompagnent pas de plus de blessures.</p><p>Donc voil&#224; o&#249; on en est : <strong>le m&#233;canisme est convaincant au laboratoire, la preuve clinique n&#8217;est pas faite chez la femme.</strong> Et vous transposer directement les r&#233;sultats d&#8217;une joueuse de foot de 22 ans, ce serait exactement le genre de raccourci que je passe mon temps &#224; d&#233;noncer.</p><p>Je pr&#233;f&#232;re vous dire &#8220;je ne sais pas&#8221; que vous vendre une explication qui tient bien dans un carrousel Instagram.</p><h2>Mais ne partez pas, parce qu&#8217;il y a mieux</h2><p>Voil&#224; ce qu&#8217;on sait, et qui est nettement plus utile.</p><p><strong>Une entorse &#224; r&#233;p&#233;tition, ce n&#8217;est presque jamais une histoire de ligament trop l&#226;che.</strong></p><p>C&#8217;est une histoire de <strong>temps de r&#233;action</strong>.</p><p>Votre cheville est bard&#233;e de minuscules capteurs qui, en permanence, renseignent votre cerveau sur sa position, c&#8217;est ce qu&#8217;on appelle la proprioception, le sixi&#232;me sens que personne ne cite jamais quand on demande les cinq. C&#8217;est ce qui vous permet de marcher sans regarder vos pieds, et de vous rattraper quand le trottoir n&#8217;est pas &#224; la hauteur annonc&#233;e.</p><p>Quand vous vous tordez la cheville une premi&#232;re fois, vous n&#8217;ab&#238;mez pas que le ligament. <strong>Vous ab&#238;mez le c&#226;blage.</strong> Les capteurs remontent moins bien l&#8217;information, le muscle se contracte quelques dizaines de millisecondes trop tard, et le pied part.</p><p>Et voil&#224; pourquoi la deuxi&#232;me entorse arrive. Puis la troisi&#232;me. Ce n&#8217;est pas de la malchance, ce n&#8217;est pas le caillou : c&#8217;est un syst&#232;me d&#8217;alarme qui a un temps de retard.</p><p>Bonne nouvelle : <strong>&#231;a se r&#233;&#233;duque.</strong> Et l&#224;, pour le coup, la preuve est franchement bonne, bien meilleure que tout ce que je viens de vous raconter sur les hormones. L&#8217;entra&#238;nement proprioceptif r&#233;duit d&#8217;environ un tiers le risque de refaire une entorse. Concr&#232;tement : sur treize femmes qui s&#8217;y mettent, une entorse &#233;vit&#233;e.</p><p>Ce sont des exercices d&#8217;&#233;quilibre qui ont l&#8217;air parfaitement ridicules, aka tenir sur un pied les yeux ferm&#233;s, se d&#233;s&#233;quilibrer volontairement sur un coussin instable&#8230;.et qui marchent. Ce qui ne marche pas, en revanche : les approches passives. Les massages, les manipulations et le strapping seuls n&#8217;am&#233;liorent pas la proprioception. <strong>C&#8217;est le mouvement actif qui rec&#226;ble.</strong> Il faut donc bouger, pas se faire bouger.</p><p>Alors si vous vous tordez la cheville trois fois par an : ce n&#8217;est pas votre &#226;ge, ce n&#8217;est pas une fatalit&#233; hormonale, et ce n&#8217;est pas le caillou. C&#8217;est un truc r&#233;parable dont personne ne vous a parl&#233;.</p><h2>Pendant qu&#8217;on y est : les tendons</h2><p>Puisqu&#8217;on parle de tissu conjonctif, autant traiter les copains d&#8217;&#224; c&#244;t&#233;. Parce que si vous &#234;tes ici, il y a de bonnes chances que vous ayez fait connaissance r&#233;cemment avec l&#8217;un d&#8217;entre eux.</p><p><strong>Le tendon d&#8217;Achille.</strong> Celui qui vous rappelle son existence les trois premiers pas du matin. En p&#233;rim&#233;nopause, ce n&#8217;est pas qu&#8217;il devient mou : chez les femmes m&#233;nopaus&#233;es, on mesure au contraire des tendons <strong>plus rigides mais qui amortissent moins bien</strong>. Un tendon, &#231;a doit se comporter comme un &#233;lastique de bonne qualit&#233; &#8212; se tendre, restituer. Le v&#244;tre devient un peu plus proche du c&#226;ble : il transmet tout, il absorbe moins. Et ce qu&#8217;il n&#8217;absorbe plus, ce sont vos articulations qui le prennent.</p><p><strong>L&#8217;&#233;paule.</strong> La fameuse &#8220;capsulite&#8221;, l&#8217;&#233;paule qui g&#232;le. Devinez chez qui elle survient massivement ? Les femmes de 45 &#224; 60 ans. Ce n&#8217;est pas une co&#239;ncidence statistique, c&#8217;est un signal.</p><p><strong>Le talon, le matin.</strong> La fasciite plantaire. M&#234;me famille, m&#234;me m&#233;canisme.</p><p>Le point commun de tout &#231;a, c&#8217;est un mod&#232;le que je trouve limpide et que les chercheurs appellent le <strong>d&#233;calage entre le tissu et la charge</strong>. Vos tissus sont temporairement moins r&#233;silients, et vous, pendant ce temps, vous continuez &#224; faire exactement la m&#234;me chose qu&#8217;avant. M&#234;me sac, m&#234;mes chaussures, m&#234;me cours de gym, m&#234;me course du dimanche.</p><p>Le probl&#232;me n&#8217;est ni le tissu ni la charge. <strong>C&#8217;est l&#8217;&#233;cart entre les deux.</strong></p><p>Et un &#233;cart, &#231;a se referme par les deux bouts.</p><h2>Deux mises en garde, parce que je pr&#233;f&#232;re vous les dire moi</h2><p><strong>Le traitement hormonal n&#8217;est pas un protecteur du tendon.</strong> Je vous le dis parce qu&#8217;on lit beaucoup l&#8217;inverse en ce moment. Une &#233;tude de cohorte nationale, sur de gros effectifs et avec une m&#233;thodologie s&#233;rieuse, retrouve chez les femmes sous traitement hormonal <strong>plus</strong> de blessures tendineuses et de r&#233;parations chirurgicales, pas moins. Le r&#233;sultat est d&#233;routant, il demande &#224; &#234;tre confirm&#233;, et il y a probablement des explications (les femmes trait&#233;es bougent peut-&#234;tre davantage). Mais en l&#8217;&#233;tat, personne ne peut vous promettre que le THM sauvera vos tendons. Ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;on lui demande, ce n&#8217;est pas ce pour quoi il est prescrit.</p><p><strong>Et le collag&#232;ne en poudre ?</strong> Vous alliez poser la question, et ma r&#233;ponse est plus nuanc&#233;e que ce que j&#8217;aurais dit il y a un an.</p><p>Il y a un vrai signal. Des &#233;tudes montrent qu&#8217;une suppl&#233;mentation am&#233;liore la structure et la rigidit&#233; du tendon, mais &#224; trois conditions, et elles comptent toutes les trois.</p><ul><li><p>Un : <strong>avec de l&#8217;entra&#238;nement en r&#233;sistance.</strong> Toujours. Le collag&#232;ne seul, aval&#233; sur le canap&#233;, ne construit rien du tout (d&#233;sol&#233;e). C&#8217;est la charge qui envoie le signal ; la poudre ne fait qu&#8217;apporter les briques. Sans chantier, les briques restent au pied du mur.</p></li><li><p>Deux : <strong>avec de la vitamine C.</strong> Elle est indispensable &#224; la fabrication du collag&#232;ne. Sans elle, la mati&#232;re premi&#232;re ne s&#8217;assemble pas.</p></li><li><p>Trois : <strong>&#224; des doses &#233;lev&#233;es</strong>, de l&#8217;ordre de 15 &#224; 30 g par jour dans les &#233;tudes. Allez regarder votre bo&#238;te : la plupart des produits vendus en dosent deux &#224; quatre fois moins. Vous prenez peut-&#234;tre la bonne chose &#224; une dose qui ne fait rien.</p></li></ul><p>Et pour &#234;tre compl&#232;te : aucun b&#233;n&#233;fice suppl&#233;mentaire sur la force musculaire au-del&#224; de l&#8217;entra&#238;nement seul. Le collag&#232;ne est aussi une prot&#233;ine incompl&#232;te, il ne remplace pas vos apports prot&#233;iques, il s&#8217;y ajoute.</p><p>Donc : ni miracle, ni arnaque. Un adjuvant, qui ne sert &#224; rien sans le travail musculaire, et qui sert peut-&#234;tre &#224; quelque chose avec.</p><h2>Ce que je ferais, moi</h2><p>Trois choses, et vous connaissez ma r&#232;gle sur les listes de vingt items.</p><ul><li><p><strong>Musclez.</strong> Deux &#224; trois fois par semaine, contre r&#233;sistance. Ce n&#8217;est pas de l&#8217;esth&#233;tique encore une fois, c&#8217;est de la structure : c&#8217;est ce qui entretient l&#8217;os, le tendon et le muscle en m&#234;me temps. C&#8217;est le seul levier qui agit sur les trois. Et si vous ne devez retenir qu&#8217;une phrase de toute cette lettre, prenez celle-l&#224;.</p></li><li><p><strong>Progressez lentement.</strong> La r&#232;gle utilis&#233;e en m&#233;decine du sport : n&#8217;augmentez pas votre charge d&#8217;entra&#238;nement de plus de 10 &#224; 15 % par semaine. C&#8217;est exactement l&#8217;inverse de ce qu&#8217;on fait toutes en septembre, quand on d&#233;cide de reprendre &#224; fond apr&#232;s deux mois d&#8217;arr&#234;t. Vos tissus, en ce moment, ont besoin qu&#8217;on les pr&#233;vienne avant.</p></li><li><p><strong>R&#233;&#233;duquez ce qui l&#226;che.</strong> Si votre cheville se tord r&#233;guli&#232;rement, ce n&#8217;est pas une consultation pour rien : c&#8217;est de la proprioception, &#231;a se travaille, et personne ne vous l&#8217;a propos&#233; parce que tout le monde a regard&#233; le caillou.</p></li></ul><h2>Pour finir</h2><p>Ce n&#8217;est pas votre corps qui vous l&#226;che.</p><p>C&#8217;est votre corps qui traverse une p&#233;riode o&#249; on lui donne des ordres contradictoires, o&#249; ses mat&#233;riaux se r&#233;organisent, et o&#249; on continue de lui demander exactement la m&#234;me chose qu&#8217;avant sans jamais lui avoir dit qu&#8217;il se passait quelque chose.</p><p>Vous n&#8217;&#234;tes ni fragile ni maladroite. Vous &#234;tes en transition, et vos tissus aussi.</p><p>Et non, ce n&#8217;&#233;tait pas le caillou.</p><div><hr></div><p><em>Dr Peggy P&#233;r&#232;s &#8212; m&#233;decin, p&#233;rim&#233;nopause et m&#233;nopause.</em></p><p><em>Cette lettre parle de m&#233;canismes g&#233;n&#233;raux, pas de votre cas : des douleurs articulaires ou des entorses r&#233;p&#233;t&#233;es m&#233;ritent un examen, pas une explication hormonale &#224; distance.</em></p><p><em>Cet article est n&#233; d'une question pos&#233;e en commentaire. C'est comme &#231;a que je choisis mes sujets &#8212; alors si vous voulez poser les v&#244;tres, et lire les r&#233;ponses des autres, j'anime une communaut&#233; en ligne o&#249; on parle de tout &#231;a entre femmes concern&#233;es. C'est gratuit, et c'est https://www.skool.com/rien-a-cirer-7381/about</em></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le double travail]]></title><description><![CDATA[Ce que votre manager voit, et ce que &#231;a vous co&#251;te vraiment.]]></description><link>https://peggyperes.substack.com/p/le-double-travail</link><guid isPermaLink="false">https://peggyperes.substack.com/p/le-double-travail</guid><dc:creator><![CDATA[Peggy]]></dc:creator><pubDate>Thu, 27 Aug 2026 05:50:37 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!SHgP!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F8ca52f40-3dcb-40c0-a94c-26038a06e2c8_144x144.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p></p><div><hr></div><p>Vous &#234;tes en r&#233;union. Vous parlez, &#231;a se passe bien, et l&#224;, le mot ne vient pas.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>Pas un mot compliqu&#233;. Pas &#8220;anastomose&#8221; ou &#8220;r&#233;trocommission&#8221;. Non juste &#8220;planning&#8221; . Vous cherchez le mot &#8220;planning&#8221; devant sept personnes, et pendant les deux secondes o&#249; votre cerveau fait tourner le petit sablier, vous avez le temps de penser &#224; trois choses.</p><p>Un : tout le monde a vu.</p><p>Deux : il faut que je dise quelque chose, n&#8217;importe quoi, tout de suite.</p><p>Trois : je vais avoir Alzheimer.</p><p>Alors vous dites &#8220;le&#8230; le truc, l&#224;, le document avec les dates&#8221;, vous encha&#238;nez tr&#232;s vite, vous riez un peu, et la r&#233;union continue. Personne n&#8217;a rien dit. Vous, vous y penserez encore ce soir en vous brossant les dents.</p><p>Et c&#8217;est exactement de &#231;a que je veux vous parler. Pas du mot qui manque. De ce que vous avez fait juste apr&#232;s.</p><h2>Le vrai travail, c&#8217;est la couverture</h2><p>On parle beaucoup des sympt&#244;mes de la p&#233;rim&#233;nopause. On ne parle jamais du travail qu&#8217;on fournit pour les cacher.</p><p>Or c&#8217;est un vrai travail. Il a des horaires : les v&#244;tres. Il a une charge consid&#233;rable. Et il n&#8217;appara&#238;t sur aucune fiche de poste.</p><p>Vous relisez trois fois un mail que vous auriez envoy&#233; sans relire il y a cinq ans. Vous notez par &#233;crit ce que vous reteniez de t&#234;te. Vous arrivez vingt minutes en avance &#224; la r&#233;union pour avoir le temps de &#8220;vous remettre dedans&#8221;. Vous refusez le d&#233;jeuner d&#8217;&#233;quipe parce que vous avez besoin de ces quarante minutes de silence pour tenir jusqu&#8217;&#224; 18 h. Vous mettez un gilet, vous l&#8217;enlevez, vous le remettez, et vous faites une blague sur la climatisation.</p><p>Chacun de ces gestes est minuscule. Mis bout &#224; bout, ils repr&#233;sentent un deuxi&#232;me poste &#224; temps plein, non r&#233;mun&#233;r&#233;, dont l&#8217;unique mission est que personne ne remarque rien.</p><p>Et il fonctionne tr&#232;s bien, ce poste. C&#8217;est bien &#231;a, le probl&#232;me. Vous &#234;tes tellement efficace &#224; masquer que votre manager, lui, ne voit rien du tout. Il voit juste quelqu&#8217;un qui est &#8220;un peu moins l&#224; qu&#8217;avant&#8221;.</p><h2>Ce qu&#8217;il voit, et ce qu&#8217;il en conclut</h2><p>Petit floril&#232;ge, entendu et rapport&#233; un nombre de fois qui m&#8217;emp&#234;che de trouver &#231;a dr&#244;le.</p><p>Le mot qui manque devient &#8220;elle n&#8217;est plus tr&#232;s au point&#8221;.</p><p>La fatigue qui ne passe pas malgr&#233; les week-ends devient &#8220;elle est en train de craquer&#8221;.</p><p>L&#8217;anxi&#233;t&#233; qui d&#233;barque un lundi matin sans pr&#233;venir, chez une femme qui n&#8217;a jamais &#233;t&#233; anxieuse de sa vie, devient &#8220;elle est stress&#233;e en ce moment&#8221;ou pire, &#8220;elle n&#8217;est plus elle-m&#234;me&#8221;, &#8220;elle ne g&#232;re plus&#8221;.</p><p>Le fait que vous ne demandiez plus le dossier int&#233;ressant devient &#8220;elle ne veut plus de responsabilit&#233;s&#8221;.</p><p>Et le jour o&#249; vous tenez debout parfaitement, o&#249; tout est propre, rendu &#224; l&#8217;heure, impeccable ? &#199;a devient &#8220;tu vois bien qu&#8217;elle va tr&#232;s bien&#8221;.</p><p>Vous avez remarqu&#233; le pi&#232;ge. Quoi que vous fassiez, il y a une lecture toute pr&#234;te, et aucune ne mentionne vos ovaires.</p><h2>Ce qui se passe r&#233;ellement, en trois minutes</h2><p>Je vous fais court, on n&#8217;est pas l&#224; pour un cours de physiologie.</p><p><strong>Le sommeil.</strong> Ce n&#8217;est pas que vous dormez moins. C&#8217;est que vous dormez <em>mal d&#233;coup&#233;</em>. La progest&#233;rone, qui avait un effet s&#233;datif via les r&#233;cepteurs GABA-A, s&#8217;en va la premi&#232;re. Les micro-&#233;veils se multiplient, y compris chez des femmes qui n&#8217;ont aucune bouff&#233;e de chaleur. R&#233;sultat : une nuit de sept heures qui r&#233;pare comme une nuit de quatre. Vous n&#8217;&#234;tes pas somnolente, vous &#234;tes non-r&#233;par&#233;e. Ce n&#8217;est pas la m&#234;me chose, et c&#8217;est pour &#231;a que la sieste ne r&#232;gle rien.</p><p><strong>Le brouillard.</strong> Il est document&#233;. Pas &#8220;ressenti&#8221;, pas &#8220;psychologique&#8221; : mesur&#233;, dans des cohortes qui ont suivi des milliers de femmes sur des ann&#233;es. Il porte surtout sur la vitesse de traitement et la m&#233;moire verbale &#8230;. ce qui, traduit en fran&#231;ais, veut dire exactement : le mot qui ne vient pas devant sept personnes.</p><p><strong>L&#8217;anxi&#233;t&#233; neuve.</strong> Celle qui arrive chez quelqu&#8217;un qui n&#8217;en avait jamais eu. Ce n&#8217;est pas un changement de caract&#232;re &#224; cinquante ans. C&#8217;est un syst&#232;me nerveux qui a perdu ses amortisseurs hormonaux et qui r&#233;agit d&#233;sormais &#224; 110 % &#224; des choses qui, avant, vous faisaient hausser une &#233;paule.</p><h2>Et maintenant, la bonne nouvelle, parce qu&#8217;il y en a une</h2><p>Le fl&#233;chissement cognitif de la transition est, dans les donn&#233;es dont on dispose, <strong>transitoire</strong>. Les performances remontent.</p><p>Je le r&#233;&#233;cris, parce que c&#8217;est la phrase la plus importante de cette lettre et que je sais que vous lisez en diagonale : &#231;a remonte.</p><p>Vous n&#8217;&#234;tes pas en train de devenir b&#234;te. Vous &#234;tes en train de traverser un truc. Ce n&#8217;est pas une pente, c&#8217;est un tunnel, et les tunnels, par d&#233;finition, &#231;a a deux bouts.</p><p>Alors oui, vous avez le droit de trouver le tunnel long. Moi aussi. Mais arr&#234;tez, s&#8217;il vous pla&#238;t, de le confondre avec une falaise.</p><h2>&#8220;Est-ce que je dois le dire &#224; mon employeur ?&#8221;</h2><p>C&#8217;est la question qu&#8217;on me pose le plus souvent, et personne n&#8217;y r&#233;pond jamais clairement. Alors voil&#224;.</p><p><strong>Non.</strong> Vous n&#8217;avez aucune obligation d&#8217;annoncer &#224; votre employeur que vous &#234;tes en p&#233;rim&#233;nopause. Aucune. Ce n&#8217;est pas une information qu&#8217;il a &#224; conna&#238;tre, et vous n&#8217;avez pas &#224; la justifier.</p><p>Si vous avez besoin d&#8217;un am&#233;nagement, l&#8217;interlocuteur n&#8217;est pas votre manager : c&#8217;est <strong>le m&#233;decin du travail</strong>. Vous pouvez le solliciter vous-m&#234;me, la visite est confidentielle, et il ne transmet &#224; l&#8217;employeur qu&#8217;une pr&#233;conisation d&#8217;am&#233;nagement, pas votre dossier, pas votre diagnostic, pas la raison.</p><p>Donc si vous voulez en parler, parlez-en. Certaines le font et s&#8217;en trouvent tr&#232;s bien. Mais que ce soit un choix, pas une dette.</p><h2>Ce que vous pouvez faire d&#232;s demain</h2><p>Trois choses, et je m&#8217;arr&#234;te l&#224; parce que les listes de vingt items, c&#8217;est ce que je reproche &#224; Internet.</p><p><strong>Arr&#234;tez de compenser en cachette, commencez &#224; compenser &#224; voix haute.</strong> Sortir un carnet en r&#233;union et &#233;crire, ce n&#8217;est pas un aveu de faiblesse, c&#8217;est ce que font tous les gens efficaces depuis toujours. La diff&#233;rence entre &#8220;elle prend des notes&#8221; et &#8220;elle a un trou de m&#233;moire&#8221;, c&#8217;est uniquement que dans le premier cas, vous n&#8217;avez pas l&#8217;air de cacher quelque chose.</p><p><strong>Prot&#233;gez vos deux meilleures heures.</strong> Vous les connaissez. Pour la plupart d&#8217;entre vous c&#8217;est le milieu de matin&#233;e, quand la nuit hach&#233;e a fini de se dissiper. Mettez-y ce qui demande votre cerveau, et repoussez-y jamais les r&#233;unions o&#249; vous ne faites qu&#8217;&#233;couter. Ce n&#8217;est pas de la strat&#233;gie de management, c&#8217;est de la chronobiologie appliqu&#233;e &#224; votre agenda Outlook.</p><p><strong>Attaquez la nuit, pas la journ&#233;e.</strong> C&#8217;est en amont que &#231;a se joue. Une nuit mieux structur&#233;e r&#232;gle une partie du brouillard, une partie de l&#8217;anxi&#233;t&#233; et une partie de la fatigue, en m&#234;me temps. C&#8217;est le seul levier qui paie sur trois tableaux &#224; la fois, et c&#8217;est pour &#231;a que je commence toujours par l&#224;.</p><h2>Pour finir</h2><p>Ce que votre manager voit, c&#8217;est quelqu&#8217;un qui d&#233;croche.</p><p>Ce qui se passe, c&#8217;est quelqu&#8217;un qui fait deux m&#233;tiers dont un seul est pay&#233;.</p><p>Ce n&#8217;est pas une baisse de comp&#233;tence. C&#8217;est une phase, et une phase, &#231;a s&#8217;accompagne.</p><p>Vous n&#8217;&#234;tes pas seule dans cette r&#233;union. Vous &#234;tes juste la seule &#224; croire que vous l&#8217;&#234;tes.</p><div><hr></div><p><em>Dr Peggy P&#233;r&#232;s &#8212; m&#233;decin, p&#233;rim&#233;nopause et m&#233;nopause.</em></p><p><em>Cette lettre parle de m&#233;canismes physiologiques, pas de votre cas particulier : rien ici ne remplace un avis m&#233;dical personnalis&#233;.</em></p><p><em>Si vous voulez continuer la conversation ailleurs que dans votre bo&#238;te mail, j'anime une communaut&#233; en ligne o&#249; on parle de tout &#231;a entre femmes concern&#233;es. C'est gratuit, et c'est https://www.skool.com/rien-a-cirer-7381/about</em></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Vous pensez que vous avez 3 problèmes, en réalité vous n'en avez qu'un ]]></title><description><![CDATA[Bonjour Mesdames,]]></description><link>https://peggyperes.substack.com/p/vous-pensez-que-vous-avez-3-problemes</link><guid isPermaLink="false">https://peggyperes.substack.com/p/vous-pensez-que-vous-avez-3-problemes</guid><dc:creator><![CDATA[Peggy]]></dc:creator><pubDate>Tue, 11 Aug 2026 06:01:48 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!SHgP!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F8ca52f40-3dcb-40c0-a94c-26038a06e2c8_144x144.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Mesdames,</p><p>Longtemps, on a cru que les femmes en p&#233;rim&#233;nopause avaient plusieurs probl&#232;mes. Des insomnies, une prise de poids, une fatigue permanente, des douleurs, du brouillard mental&#8230;. (oui &#231;a en fait pas mal lu comme &#231;a) une &#8220;mise &#224; jour de tout le syst&#232;me&#8221; en une nuit sans notre accord ;) </p><p>En r&#233;alit&#233;, c&#8217;est <strong>un seul syst&#232;me qui ne fonctionne plus comme avant. Et c&#8217;est l&#224; toute la diff&#233;rence.</strong></p><p>Si vous pensez avoir dix probl&#232;mes et bien vous cherchez dix solutions&#8230;.</p><p>Une pour dormir, l&#8217;autre pour maigrir, une pour retrouver de l&#8217;&#233;nergie, une autre pour le stress, et encore une autre pour le cerveau&#8230;..</p><p>Et  c&#8217;est comme &#231;a que vous finissez avec un tiroir rempli de compl&#233;ments alimentaires......et toujours les m&#234;mes sympt&#244;mes.</p><p>Il faut comprendre que la p&#233;rim&#233;nopause n&#8217;est pas une collection de &#8220;petits probl&#232;mes&#8221;. C&#8217;est en fait une <strong>cascade biologique, physiologique.</strong></p><p>Quand les hormones commencent &#224; fluctuer, c&#8217;est le cerveau, le syst&#232;me nerveux, les muscles, le m&#233;tabolisme, le sommeil... qui s&#8217;adaptent en m&#234;me temps. Et c&#8217;est pour &#231;a que tout semble arriver d&#8217;un seul coup, sans crier gare. </p><p>Mais il y a une bonne nouvelle&#8230;..on n&#8217;est pas oblig&#233; de traiter chaque sympt&#244;me s&#233;par&#233;ment. Non, on peut agir sur le syst&#232;me.</p><p>Et c&#8217;est ce que je vais vous montrer dans le webinaire du 18 Aout. Pas des astuces ni une liste de compl&#233;ments. Mais une logique.</p><p>Car je pense que lorsqu&#8217;on comprend l&#8217;ordre des m&#233;canismes, on ne regarde plus jamais la p&#233;rim&#233;nopause de la m&#234;me fa&#231;on.</p><p>&#192; tr&#232;s vite,</p><p><strong>Peggy</strong></p><div><hr></div><p>PS : Si vous ne vous &#234;tes pas encore inscrite au webinaire, c&#8217;est ici : https://www.skool.com/rien-a-cirer-7381</p><p></p><p>PS : Merci de votre patience. Je sais que beaucoup d'entre vous me suivent pour les articles &#8220;scientifico-humoristiques&#8221;. Ils reviennent tr&#232;s vite. Mais je voulais d'abord vous pr&#233;senter ce sur quoi je travaille depuis des mois.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Objet : Cinq mois. Et une décision.]]></title><description><![CDATA[Bonjour Mesdames, (et Messieurs s&#8217;ils me lisent ;) )]]></description><link>https://peggyperes.substack.com/p/objet-cinq-mois-et-une-decision</link><guid isPermaLink="false">https://peggyperes.substack.com/p/objet-cinq-mois-et-une-decision</guid><dc:creator><![CDATA[Peggy]]></dc:creator><pubDate>Sat, 08 Aug 2026 16:00:46 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!SHgP!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F8ca52f40-3dcb-40c0-a94c-26038a06e2c8_144x144.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Mesdames, (et Messieurs s&#8217;ils me lisent ;) ) </p><p>Cela fait cinq mois que je ne vous ai pas &#233;crit ici, et j&#8217;en suis d&#233;sol&#233;e </p><p>Je n&#8217;ai pourtant pas disparu</p><p>J&#8217;ai pass&#233; ces derniers mois &#224; lire. Beaucoup. Des &#233;tudes, des recommandations, des publications scientifiques sur la p&#233;rim&#233;nopause, la m&#233;nopause, le sommeil, le muscle, la nutrition, le stress&#8230;</p><p>Et surtout &#224; essayer de r&#233;pondre &#224; une question :</p><p><strong>qu&#8217;est-ce qu&#8217;on fait, concr&#232;tement ?</strong></p><p><span>&#192; un moment, savoir que &#8220; c&#8217;est hormonal&#8221;, c&#8217;est sympathique.</span><br><strong>Mais &#231;a ne rend ni les nuits, ni le jean, ni l&#8217;humeur plus confortables&#8230;. On est d&#8217;accord non  ;) </strong></p><p>Expliquer aux femmes que leurs &#339;strog&#232;nes fluctuent, que leur progest&#233;rone baisse et que leur corps change, c&#8217;est bien&#8230;.</p><p>Mais quand on dort mal, qu&#8217;on prend du ventre, qu&#8217;on est &#233;puis&#233;e, qu&#8217;on ne reconna&#238;t plus son cerveau et qu&#8217;on nous r&#233;pond &#8220;c&#8217;est l&#8217;&#226;ge &#8220;&#8230;</p><p><strong>Merci pour l&#8217;information. &#128513;</strong></p><p>Maintenant, nous on aimerait surtout savoir <strong>quoi faire lundi matin.</strong></p><p>Alors j&#8217;ai d&#233;cid&#233; de construire quelque chose.</p><p>J&#8217;ai ouvert un espace pour les femmes qui traversent cette dr&#244;le de p&#233;riode de la vie.</p><p>Il s&#8217;appelle &#8220;<strong>Rien &#224; cirer</strong>&#8221;</p><p>Oui. &#128513;</p><p>C&#8217;est gratuit.</p><p>On va y parler p&#233;rim&#233;nopause et m&#233;nopause, &#233;videmment. Mais surtout sommeil, alimentation, muscle, stress, &#233;nergie, poids&#8230; et de tout ce sur quoi nous pouvons r&#233;ellement agir.</p><p>Et le <strong>18 ao&#251;t</strong>, j&#8217;y donnerai une masterclass en direct&#8230;.. ma premi&#232;re &#128560;</p><p>Je vous expliquerai tout &#231;a dans les prochains jours.</p><p>En attendant, vous pouvez nous rejoindre ici :</p><p><a href="https://www.skool.com/rien-a-cirer-7381?utm_source=chatgpt.com">Je rejoins Rien &#224; cirer</a></p><p>&#192; tr&#232;s vite,</p><p><strong>Peggy</strong></p><p><a href="https://www.skool.com/rien-a-cirer-7381?utm_campaign=skool_link_direct_message&amp;utm_content=40ad6e72ceb74299ab43f019d1131d10"><span>https://www.skool.com/rien-a-cirer-7381?utm_campaign=skool_link_direct_message&amp;utm_content=40ad6e72ceb74299ab43f019d1131d10</span></a></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA["3h du matin" Pourquoi vous vous réveillez à cette heure précise et ce que ça dit de votre système nerveux]]></title><description><![CDATA[3h du matin&#8230;..]]></description><link>https://peggyperes.substack.com/p/3h-du-matin-pourquoi-vous-vous-reveillez</link><guid isPermaLink="false">https://peggyperes.substack.com/p/3h-du-matin-pourquoi-vous-vous-reveillez</guid><dc:creator><![CDATA[Peggy]]></dc:creator><pubDate>Fri, 24 Apr 2026 05:01:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!SHgP!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F8ca52f40-3dcb-40c0-a94c-26038a06e2c8_144x144.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><strong>3h du matin&#8230;..</strong></p><p>Il y a un ph&#233;nom&#232;ne que j&#8217;entends dans presque toutes les conversations des femmes en p&#233;rim&#233;nopause.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>Pas les bouff&#233;es. Pas les r&#232;gles irr&#233;guli&#232;res. Pas le brouillard mental. (bon aussi soyons honn&#234;tes)</p><p>Le r&#233;veil &#224; 3h du matin.</p><p>Le c&#339;ur qui bat un peu trop vite. Le cerveau qui repart en mode liste de courses. L&#8217;impossibilit&#233; de se rendormir pendant 45 minutes, parfois deux heures. Et le lendemain, cette fatigue particuli&#232;re, pas celle d&#8217;une mauvaise nuit, plut&#244;t celle d&#8217;une nuit sabot&#233;e de l&#8217;int&#233;rieur.</p><p><em>(Oui je sais. &#199;a sent le v&#233;cu.)</em></p><p>Ce n&#8217;est pas du stress. Ce n&#8217;est pas de l&#8217;anxi&#233;t&#233;. C&#8217;est de la neurologie.</p><div><hr></div><p><strong>&#199;a commence avant qu&#8217;on s&#8217;en rende compte</strong></p><p>La plupart des femmes situent le d&#233;but de leurs probl&#232;mes de sommeil &#224; la p&#233;rim&#233;nopause &#8220;franche&#8221;, les cycles qui s&#8217;emballent, les premi&#232;res bouff&#233;es. Mais le m&#233;canisme commence plus t&#244;t.</p><p>Comme vu pr&#233;c&#233;demment, la progest&#233;rone d&#233;cline doucement d&#232;s la fin de la trentaine, bien avant que les &#339;strog&#232;nes ne bougent significativement. Et la progest&#233;rone, ce n&#8217;est pas juste &#8220;l&#8217;hormone de la deuxi&#232;me partie du cycle&#8221;. C&#8217;est aussi, via ses m&#233;tabolites actifs, notamment l&#8217;allopr&#233;gnanolone, un modulateur puissant du syst&#232;me GABA, le principal neurotransmetteur inhibiteur du cerveau. Celui qui calme, qui freine, qui permet de glisser dans le sommeil profond et d&#8217;y rester.</p><p>Quand la progest&#233;rone est stable et suffisante, elle exerce un effet naturellement hypnotique en phase lut&#233;ale, aka la deuxi&#232;me partie du cycle, apr&#232;s l&#8217;ovulation. Les femmes qui ont eu des cycles r&#233;guliers toute leur vie en ont b&#233;n&#233;fici&#233; chaque mois sans le savoir. C&#8217;est ce qui explique ce sentiment de &#8220;mieux dormir&#8221; en deuxi&#232;me partie de cycle pour certaines.</p><p>Quand elle d&#233;cline, ce filet de s&#233;curit&#233; neurologique dispara&#238;t progressivement. Pas brutalement, insidieusement. Les nuits commencent &#224; se fragmenter en deuxi&#232;me partie, l&#8217;endormissement reste bon, mais quelque chose l&#226;che apr&#232;s 2-3h.</p><div><hr></div><p><strong>Le SNA (Syst&#232;me Nerveux Autonome) entre dans la danse, et aggrave tout</strong></p><p>Voil&#224; o&#249; &#231;a se complique. La baisse de progest&#233;rone ne d&#233;stabilise pas que le sommeil directement, elle d&#233;stabilise aussi le syst&#232;me nerveux autonome.</p><p>La progest&#233;rone a un effet r&#233;gulateur sur l&#8217;axe HPA, le syst&#232;me hormonal qui orchestre la r&#233;ponse au stress. Quand elle baisse, cet axe devient plus r&#233;actif, plus facilement activ&#233;, plus lent &#224; s&#8217;&#233;teindre. Le cortisol du soir reste un peu trop haut un peu trop longtemps. La bascule vers le repos parasympathique, celle qui permet au nerf vague de maintenir le sommeil profond, devient moins &#8220;fluide&#8221;.</p><p>Et le nerf vague, justement. Son tonus nocturne est l&#8217;un des grands facteurs de maintien des cycles de sommeil. Un bon tonus vagal amortit les micro-perturbations, changements de temp&#233;rature, bruit, transition entre cycles, et vous permet de glisser de l&#8217;un &#224; l&#8217;autre sans vous r&#233;veiller. Quand ce tonus se d&#233;grade, chaque fen&#234;tre de sommeil l&#233;ger devient une porte potentielle vers l&#8217;&#233;veil.</p><p>La fen&#234;tre de 3h, ce moment naturel de basculement entre les cycles &#224; dominance sommeil profond et les cycles &#224; dominance sommeil l&#233;ger, &#233;tait transparente. Elle devient un r&#233;veil.</p><p>Trois m&#233;canismes s&#8217;accumulent &#224; cette heure-l&#224; : le cortisol qui monte trop t&#244;t, la thermor&#233;gulation hypothalamique qui perd sa stabilit&#233; (l&#8217;hypothalamus est directement d&#233;pendant des hormones sexuelles), et le frein vagal qui s&#8217;affaiblit. Ils ne s&#8217;additionnent pas, ils se potentialisent. C&#8217;est pourquoi ce r&#233;veil est si caract&#233;ristique, si pr&#233;cis dans son horaire, et si r&#233;sistant aux solutions habituelles.</p><div><hr></div><p><strong>Ce que &#231;a n&#8217;est pas</strong></p><p>Ce n&#8217;est pas un sympt&#244;me psychologique. Ce n&#8217;est pas parce que vous &#234;tes anxieuse de nature, parce que vous avez trop de choses en t&#234;te, ou parce que votre hygi&#232;ne de sommeil laisse &#224; d&#233;sirer.</p><p>Les femmes qui d&#233;crivent ce tableau ont d&#233;j&#224; tout lu, tout essay&#233;, tout optimis&#233;. Elles connaissent les r&#232;gles&#8230;.l&#8217;exposition lumineuse le matin, la temp&#233;rature de la chambre, les &#233;crans, la caf&#233;ine, la r&#233;gularit&#233; des horaires&#8230;. Elles les appliquent. Elles s&#8217;endorment tr&#232;s bien. Et elles se r&#233;veillent quand m&#234;me &#224; 3h.</p><p>Parce que le probl&#232;me n&#8217;est pas comportemental. Il est biologique. Le syst&#232;me nerveux autonome a perdu son pilote hormonal.</p><div><hr></div><p><strong>Ce qu&#8217;on peut faire et dans quel ordre</strong></p><p>Premi&#232;re chose &#224; &#233;valuer avec son m&#233;decin : la suppl&#233;mentation en progest&#233;rone en phase lut&#233;ale. Avant m&#234;me que les &#339;strog&#232;nes ne soient en cause, simplement restaurer ce niveau de progest&#233;rone suffisant en deuxi&#232;me partie de cycle peut faire une diff&#233;rence significative sur la qualit&#233; du sommeil nocturne, notamment sur ces r&#233;veils de 3h. C&#8217;est souvent la premi&#232;re brique du traitement hormonal en p&#233;rim&#233;nopause pr&#233;coce, et elle est sous-utilis&#233;e parce qu&#8217;on attend que les sympt&#244;mes s&#8217;aggravent.</p><p>Deuxi&#232;me outil valid&#233; &#224; mentionner : la TCC-i, la th&#233;rapie cognitivo-comportementale de l&#8217;insomnie. C&#8217;est l&#8217;intervention non pharmacologique la mieux document&#233;e sur l&#8217;insomnie chronique, sup&#233;rieure aux somnif&#232;res &#224; long terme dans les &#233;tudes, avec des effets durables apr&#232;s la fin du traitement. Elle ne s&#8217;adresse pas &#224; la cause biologique de ce r&#233;veil, mais elle casse efficacement la spirale anxieuse qui s&#8217;installe autour de lui comme l&#8217;anticipation du r&#233;veil, la surveillance de l&#8217;heure, la &#8220;catastrophisation&#8221;. Pour les femmes qui ont d&#233;velopp&#233; une insomnie conditionn&#233;e autour de ce ph&#233;nom&#232;ne, c&#8217;est incontournable.</p><p>Et puis, recalibrer le syst&#232;me nerveux autonome. La respiration lente pratiqu&#233;e le soir &#224; six cycles par minute active directement le nerf vague et abaisse le cortisol vesp&#233;ral. Ce n&#8217;est pas de la relaxation, c&#8217;est une intervention physiologique mesurable sur la variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque. Le bisglycinate de magn&#233;sium le soir module les r&#233;cepteurs GABA, les m&#234;mes que la progest&#233;rone activait. Le biofeedback HRV, pratiqu&#233; r&#233;guli&#232;rement, recalibre progressivement le tonus vagal de repos.</p><p>Mais, et c&#8217;est important, ces outils ne fonctionnent pas en cinq jours. La fr&#233;quence de r&#233;sonance cardiaque, le biofeedback, la restauration du tonus vagal : ce sont des processus qui demandent des semaines, parfois des mois. Il n&#8217;y a pas de one size fits all. Ce qui fonctionne d&#233;pend du profil de chaque femme, du stade de sa transition, de son niveau de d&#233;part. C&#8217;est pr&#233;cis&#233;ment pour &#231;a que la personnalisation, notamment via le suivi de la VFC dans le temps, change la donne. Elle permet de voir ce qui r&#233;pond, quand, et d&#8217;ajuster.</p><div><hr></div><p>Le r&#233;veil &#224; 3h n&#8217;est pas une fatalit&#233;. C&#8217;est un signal, pr&#233;cis, explicable, adressable.</p><p>Ce qui change tout, c&#8217;est de le reconna&#238;tre pour ce qu&#8217;il est.</p><p>De la biologie. Pas de la faiblesse.</p><p><em>Si vous voulez aller plus loin :</em></p><p>&#129504; <em><a href="https://peggy-peres.systeme.io/masterclass">Masterclass (P&#233;ri)M&#233;nopause &#8212; la transition hormonale expliqu&#233;e par une m&#233;decin</a></em></p><p>&#127970; <em><a href="https://menopause-au-travail-drpeggyperes.netlify.app/">M&#233;nopause au travail &#8212; intervention en entreprise</a></em></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA["Le carré infernal" ]]></title><description><![CDATA[&#338;strog&#232;nes, progest&#233;rone, cortisol, syst&#232;me nerveux autonome, pourquoi vous vous sentez bien une semaine et au bord du gouffre la suivante]]></description><link>https://peggyperes.substack.com/p/le-carre-infernal</link><guid isPermaLink="false">https://peggyperes.substack.com/p/le-carre-infernal</guid><dc:creator><![CDATA[Peggy]]></dc:creator><pubDate>Tue, 14 Apr 2026 06:00:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!SHgP!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F8ca52f40-3dcb-40c0-a94c-26038a06e2c8_144x144.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Dans le premier &#233;pisode, je vous ai dit que la m&#233;nopause n&#8217;&#233;tait pas &#8220;qu&#8217;une&#8221; histoire d&#8217;ovaires. Que c&#8217;&#233;tait une transition neurologique. Que le syst&#232;me nerveux autonome &#233;tait au centre du jeu.</p><p>Aujourd&#8217;hui, on entre dans le m&#233;canisme.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>Parce que comprendre <em>pourquoi</em> vous allez bien le lundi et pourquoi le jeudi vous avez envie de pleurer dans votre voiture, ce n&#8217;est pas de la psychologie. C&#8217;est de la biochimie en boucle. Et elle a un nom : le carr&#233; infernal.</p><div><hr></div><p><strong>Quatre acteurs. Un syst&#232;me en boucle.</strong></p><p>&#338;strog&#232;nes. Progest&#233;rone. Cortisol. Syst&#232;me nerveux autonome.</p><p>Ces quatre-l&#224; ne fonctionnent pas en ligne droite. Ce n&#8217;est pas A qui provoque B qui provoque C. C&#8217;est un syst&#232;me en boucle o&#249; chaque &#233;l&#233;ment influence les trois autres, dans les deux sens, avec des d&#233;lais variables, et des effets qui d&#233;pendent du contexte hormonal du moment.</p><p>Quand ce syst&#232;me est en &#233;quilibre, ce qu&#8217;il est, globalement, chez une femme de 35 ans en bonne sant&#233;, on ne le remarque pas. Il tourne en silence.</p><p>Quand il se d&#233;traque, tout se d&#233;traque en m&#234;me temps, de fa&#231;on apparemment incoh&#233;rente. Une semaine d&#8217;anxi&#233;t&#233; inexpliqu&#233;e. Une nuit de sommeil parfait suivie de cinq nuits catastrophiques. Une bouff&#233;e de chaleur en pleine r&#233;union calme. Un &#233;pisode de tristesse sans raison.</p><p>Ce n&#8217;est pas dans la t&#234;te. C&#8217;est de la biologie en boucle qui s&#8217;emballe.</p><div><hr></div><p><strong>La progest&#233;rone - l&#8217;hormone qu&#8217;on oublie trop souvent</strong></p><p>On parle beaucoup des &#339;strog&#232;nes. La progest&#233;rone est souvent rel&#233;gu&#233;e au second plan, &#224; tort.</p><p>La progest&#233;rone produit un m&#233;tabolite actif, l&#8217;allopr&#233;gnanolone, qui agit sur les r&#233;cepteurs GABA du cerveau. Le GABA, c&#8217;est le principal messager chimique qui freine l&#8217;activit&#233; neuronale. Celui qui calme le syst&#232;me, r&#233;duit l&#8217;anxi&#233;t&#233;, favorise le sommeil. L&#8217;allopr&#233;gnanolone amplifie ce signal calmant. C&#8217;est une &#8220;benzodiaz&#233;pine&#8221; naturelle.</p><p>Quand la progest&#233;rone est stable et suffisante, elle exerce un effet naturellement anxiolytique et hypnotique. Les femmes qui ont eu des cycles r&#233;guliers toute leur vie ont b&#233;n&#233;fici&#233; de cet effet chaque mois en deuxi&#232;me partie de cycle, sans le savoir.</p><p>En p&#233;rim&#233;nopause, les cycles deviennent de plus en plus souvent anovulatoires, c&#8217;est-&#224;-dire sans ovulation. Or c&#8217;est l&#8217;ovulation qui d&#233;clenche la production de progest&#233;rone. Pas d&#8217;ovulation, pas de corps jaune, pas de progest&#233;rone. Ce d&#233;clin commence d&#232;s la fin de la trentaine, bien avant que les r&#232;gles ne deviennent irr&#233;guli&#232;res.</p><p>Le cerveau, habitu&#233; &#224; recevoir son &#8220;calmant&#8221; r&#233;guli&#232;rement chaque mois en deuxi&#232;me partie de cycle, se retrouve en sevrage progressif. Et en parall&#232;le, les &#339;strog&#232;nes, eux, fluctuent de fa&#231;on erratique, avec des pics parfois plus &#233;lev&#233;s qu&#8217;avant, suivis de chutes brutales. Le cerveau re&#231;oit des signaux incoh&#233;rents en permanence.</p><p>Le paradoxe, et il est important : ce n&#8217;est pas la progest&#233;rone qui est votre ennemie. C&#8217;est sa disparition progressive combin&#233;e aux montagnes russes des &#339;strog&#232;nes qui cr&#233;e le chaos.</p><div><hr></div><p><strong>Le cortisol - ce n&#8217;est pas juste &#8220;le stress&#8221;</strong></p><p>Vous avez entendu &#231;a mille fois : le cortisol, c&#8217;est l&#8217;hormone du stress. C&#8217;est vrai. Mais c&#8217;est insuffisant.</p><p>Le cortisol est r&#233;gul&#233; par un circuit qui s&#8217;appelle l&#8217;axe &#8220;HPA&#8221; aka &#8220;Hypothalamus, Hypophyse, surr&#233;nales&#8221;. Quand un stress survient, ce circuit s&#8217;active, le cortisol monte, fait son travail, puis le cerveau d&#233;tecte le pic et coupe la production. Retour au calme.</p><p>En p&#233;rim&#233;nopause, ce m&#233;canisme de r&#233;trocontr&#244;le devient moins efficace. Le cortisol reste &#233;lev&#233; plus longtemps apr&#232;s un stress. La r&#233;cup&#233;ration est plus lente. Et le seuil de d&#233;clenchement s&#8217;abaisse, vous r&#233;agissez plus fort, plus vite, pour des choses qui ne vous auraient pas affect&#233;e avant.</p><p>Ce n&#8217;est pas de la sensibilit&#233; excessive. C&#8217;est votre biologie.</p><p>Et le cortisol chroniquement &#233;lev&#233; a des effets en cascade : stockage abdominal, r&#233;sistance &#224; l&#8217;insuline, r&#233;veil &#224; 3h du matin, inflammation de bas grade. C&#8217;est pour &#231;a que la prise de poids au ventre en p&#233;rim&#233;nopause n&#8217;est pas qu&#8217;une question de calories.</p><div><hr></div><p><strong>Le syst&#232;me nerveux autonome - au milieu de tout &#231;a</strong></p><p>Vous vous souvenez du SNA - le chef d&#8217;orchestre silencieux dont on a parl&#233; dans l&#8217;&#233;pisode 1 ?</p><p>Il est directement influenc&#233; par les trois autres acteurs du carr&#233;.</p><p>Les &#339;strog&#232;nes maintenaient un bon tonus vagal, c&#8217;est-&#224;-dire un frein parasympathique efficace. Quand ils chutent, ce frein s&#8217;affaiblit. La progest&#233;rone, via le GABA, calmait le syst&#232;me. Quand elle dispara&#238;t progressivement, le syst&#232;me perd son anxiolytique naturel. Le cortisol chroniquement &#233;lev&#233; maintient le sympathique en hyperactivation.</p><p>R&#233;sultat : un syst&#232;me nerveux qui reste bloqu&#233; en mode alerte. Le c&#339;ur qui s&#8217;emballe sans raison. L&#8217;impossibilit&#233; de se d&#233;tendre m&#234;me quand tout va bien. Le sommeil qui ne r&#233;pare plus.</p><p>Et le pire, c&#8217;est que c&#8217;est auto-entretenu. Un SNA d&#233;r&#233;gul&#233; amplifie la r&#233;ponse au cortisol. Le cortisol &#233;lev&#233; d&#233;grade encore le tonus vagal. La boucle tourne.</p><div><hr></div><p><strong>Ce que &#231;a change concr&#232;tement</strong></p><p>Le carr&#233; infernal ne cr&#233;e pas le m&#234;me chaos chez toutes les femmes. Certaines auront surtout de l&#8217;anxi&#233;t&#233;. D&#8217;autres de l&#8217;insomnie. D&#8217;autres de la fatigue profonde. D&#8217;autres les trois en alternance.</p><p>Ce qui est commun, c&#8217;est la perte de r&#233;gulation. Ce n&#8217;est pas que tout va dans une seule direction, c&#8217;est que le syst&#232;me ne sait plus s&#8217;autor&#233;guler. Il oscille. Il surchauffe. Il s&#8217;effondre. Puis il repart.</p><p>C&#8217;est pour &#231;a qu&#8217;on ne peut pas traiter &#231;a avec un seul outil. Pas un seul compl&#233;ment. Pas une seule technique de respiration. Pas un seul m&#233;dicament.</p><p>Il faut comprendre le syst&#232;me pour agir dessus intelligemment.</p><p>Et la bonne nouvelle, parce qu&#8217;il y en a toujours une, c&#8217;est que ce syst&#232;me est modulable. Le tonus vagal, &#231;a s&#8217;entra&#238;ne. La r&#233;ponse au cortisol, &#231;a se r&#233;gule. L&#8217;&#233;quilibre sympathique/parasympathique, &#231;a se mesure et &#231;a se travaille.</p><p>C&#8217;est ce qu&#8217;on verra dans le prochain &#233;pisode.</p><div><hr></div><p><em>Prochain &#233;pisode : le nerf vague - votre meilleur alli&#233; pour reprendre le contr&#244;le. Comment le mesurer, comment l&#8217;activer, et pourquoi la respiration ne suffit pas toujours.</em></p><div><hr></div><p><em>Si cet &#233;pisode vous a parl&#233;, partagez-le &#224; une amie qui traverse la m&#234;me chose. C&#8217;est comme &#231;a qu&#8217;on avance.</em></p><div><hr></div><p><em>Si vous voulez aller plus loin :</em></p><p>&#129504; <em><a href="https://peggy-peres.systeme.io/masterclass">Masterclass (P&#233;ri)M&#233;nopause &#8212; la transition hormonale expliqu&#233;e par une m&#233;decin </a></em></p><p>&#127970; <em><a href="https://menopause-au-travail-drpeggyperes.netlify.app/">M&#233;nopause au travail &#8212; intervention en entreprise </a></em><a href="https://menopause-au-travail-drpeggyperes.netlify.app/"> </a></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! 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Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>Pas celle d&#8217;une influenceuse wellness avec un smoothie vert &#224; la main. Pas d&#8217;un coach en ligne qui vend un programme d&#233;tox. D&#8217;une neuroscientifique de l&#8217;Universit&#233; de Californie du Sud, Roberta Brinton, publi&#233;e en 2015 dans <em>Nature Reviews Endocrinology</em> :</p><p><em>&#8220;La p&#233;rim&#233;nopause est un &#233;tat de transition neurologique, pas gyn&#233;cologique.&#8221;</em></p><p>Neurologique. Pas gyn&#233;cologique.</p><p>Ce n&#8217;est pas un d&#233;tail de s&#233;mantique. C&#8217;est un changement de paradigme complet. Et il change tout &#224; la fa&#231;on dont on comprend ce qui se passe dans notre corps.</p><div><hr></div><p><strong>Ce qu&#8217;on nous a appris, et pourquoi c&#8217;est incomplet</strong></p><p>La version classique, vous la connaissez : les hormones baissent, les r&#232;gles s&#8217;arr&#234;tent, les bouff&#233;es de chaleur arrivent. Affaire class&#233;e. Prochain patient. (oui c&#8217;est vraiment tr&#232;s classique l&#224; ;) je sais )</p><p>Sauf que cette version passe &#224; c&#244;t&#233; de l&#8217;essentiel.</p><p>Les &#339;strog&#232;nes ne sont pas &#8220;des hormones de r&#232;gles qui ont un effet secondaire sur le cerveau&#8221;. Ce sont des neuromodulateurs, des mol&#233;cules qui r&#233;gulent activement le fonctionnement du syst&#232;me nerveux, qui ont <em>aussi</em> un effet sur la reproduction.</p><p>La nuance est fondamentale.</p><p>Quand les &#339;strog&#232;nes fluctuent puis chutent, ce n&#8217;est pas juste l&#8217;ut&#233;rus qui re&#231;oit un signal diff&#233;rent. C&#8217;est le cerveau entier qui se reconfigure.</p><p>Et le cerveau pilote tout le reste : le sommeil, l&#8217;humeur, la thermor&#233;gulation, le m&#233;tabolisme, la r&#233;ponse au stress, la douleur&#8230; Tout. Vraiment tout. (Oui, y compris cette envie de pleurer devant une pub pour des croquettes de chien. C&#8217;est neurologique aussi)</p><div><hr></div><p><strong>Le syst&#232;me nerveux autonome - l&#8217;acteur dont personne ne parle</strong></p><p>Derri&#232;re tout &#231;a, il y a un chef d&#8217;orchestre silencieux : le syst&#232;me nerveux autonome (SNA).</p><p>Il r&#233;gule tout ce que vous ne contr&#244;lez pas consciemment. Le rythme cardiaque. La digestion. La transpiration. Le sommeil. La r&#233;ponse immunitaire.</p><p>Il fonctionne avec deux branches : Le <strong>sympathique</strong> - le mode &#8220;alerte&#8221;. Utile face &#224; un danger r&#233;el. &#201;puisant quand il tourne en continu sans raison apparente. Le <strong>parasympathique</strong> - le mode &#8220;r&#233;cup&#233;ration&#8221;. C&#8217;est lui qui permet de dormir, de dig&#233;rer, de se calmer apr&#232;s une r&#233;union qui aurait pu &#234;tre un email..</p><p>Ces deux branches ne sont pas des ennemis. Le probl&#232;me, ce n&#8217;est pas quand l&#8217;une est activ&#233;e. C&#8217;est quand l&#8217;&#233;quilibre entre les deux est perdu durablement.</p><p>Et c&#8217;est exactement ce qui se passe en p&#233;rim&#233;nopause.</p><div><hr></div><p><strong>Pourquoi les &#339;strog&#232;nes sont au c&#339;ur de tout &#231;a</strong></p><p>L&#8217;estradiol, la forme active principale de vos &#339;strog&#232;nes, a des r&#233;cepteurs dans les centres nerveux qui r&#233;gulent le SNA. Il maintient un tonus parasympathique &#233;lev&#233;. Il favorise l&#8217;&#233;tat de calme, de r&#233;cup&#233;ration, de r&#233;gulation.</p><p>Quand les &#339;strog&#232;nes fluctuent puis chutent, ce frein se rel&#226;che progressivement. Le syst&#232;me sympathique prend plus de place. Pas parce qu&#8217;il y a un danger r&#233;el. Parce que le contrepoids hormonal n&#8217;est plus l&#224;.</p><p>R&#233;sultat concret ?</p><p>Le sommeil se fragmente, le syst&#232;me nerveux en mode alerte maintient un &#233;tat d&#8217;&#233;veil m&#234;me la nuit. Vous vous r&#233;veillez &#224; 3h avec le c&#339;ur qui bat trop vite. Pour rien. Enfin, pas pour rien, pour de la neurologie.</p><p>L&#8217;anxi&#233;t&#233; s&#8217;installe sans cause identifiable, ce n&#8217;est pas de la fragilit&#233; &#233;motionnelle. C&#8217;est une dysr&#233;gulation du syst&#232;me nerveux qui produit des sympt&#244;mes anxieux. La nuance est th&#233;rapeutiquement majeure.</p><p>Le cerveau ralentit, le &#8220;brain fog&#8221; n&#8217;est pas une invention de femmes fatigu&#233;es. C&#8217;est de la neurologie mesurable.</p><p>Les bouff&#233;es de chaleur, le thermostat du cerveau est devenu hypersensible. 70 &#224; 80% des femmes en transition les vivent. Ce n&#8217;est pas une bizarrerie. C&#8217;est la signature neurologique de la transition.</p><p>Ce n&#8217;est pas dans la t&#234;te. C&#8217;est mesurable. C&#8217;est m&#233;canique. Et, bonne nouvelle, c&#8217;est modulable.</p><div><hr></div><p><strong>Ce que &#231;a change</strong></p><p>La p&#233;rim&#233;nopause et la m&#233;nopause ne sont pas des transitions gyn&#233;cologiques avec des effets secondaires neurologiques.</p><p>Ce sont des transitions neurologiques globales.</p><p>Et cette d&#233;synchronisation, on peut la mesurer. On peut agir dessus. Avec des outils concrets, qui ont des preuves derri&#232;re eux.</p><p>C&#8217;est ce qu&#8217;on va explorer dans cette s&#233;rie. Pas du wellness vague. De la physiologie appliqu&#233;e. Avec une m&#233;decin qui a lu les &#233;tudes &#224; votre place. &#129299;</p><div><hr></div><p><em>Dans le prochain &#233;pisode : le carr&#233; infernal - &#339;strog&#232;nes, progest&#233;rone, cortisol, syst&#232;me nerveux autonome. Pourquoi vous vous sentez bien une semaine et au bord du gouffre la suivante. Et non, ce n&#8217;est pas dans votre t&#234;te non plus.</em></p><p><em>Si cet &#233;pisode vous a parl&#233;, partagez-le &#224; une amie qui traverse la m&#234;me chose. C'est comme &#231;a qu'on avance.</em></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! 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&#187;</p><p>Et le c&#339;ur r&#233;pond :<br>&#171; Je pr&#233;f&#233;rerais un peu moins d&#8217;ambiance, merci. &#187;</p><div><hr></div><h1>&#11088; 5. <strong>Le profil lipidique se modifie (m&#234;me si vous ne changez rien)</strong></h1><p>Apr&#232;s la m&#233;nopause :</p><ul><li><p>LDL &#8593; (&#8220;mauvais cholest&#233;rol&#8221;)</p></li><li><p>HDL &#8595; (&#8220;bon cholesterol&#8221;)</p></li><li><p>Triglyc&#233;rides &#8593;</p></li></ul><p>Vous pouvez manger exactement comme &#224; 40 ans, faire le m&#234;me sport&#8230;<br>et voir vos bilans changer.</p><p>Parce que ce n&#8217;est pas vous.<br>C&#8217;est la physiologie.</p><h1><strong>&#11088;&#65039;6. Pression art&#233;rielle : un virage tr&#232;s net chez les femmes</strong></h1><p>L&#8217;article insiste sur un point &#8220;CRITICAL&#8221; :<br>Chez les femmes, la tension <strong>augmente plus fortement apr&#232;s la m&#233;nopause</strong> que chez les hommes du m&#234;me &#226;ge.</p><p>&#128204; L&#8217;hypertension post-m&#233;nopause = principale cause d&#8217;AVC chez la femme.<br>&#128204; Et souvent &#8220;masqu&#233;e&#8221; (non diagnostiqu&#233;e).</p><div><hr></div><h1>&#11088; 7. <strong>Les sympt&#244;mes de la m&#233;nopause sont&#8230; cardiovasculaires</strong></h1><p>Ce que montre l&#8217;article (et trop peu de gens savent) :<br>Les fameux sympt&#244;mes &#8220;hormonaux&#8221; sont aussi des signaux vasculaires.</p><h3>&#10004; Bouff&#233;es de chaleur ?</h3><p>Corr&#233;l&#233;es &#224; :</p><ul><li><p>plus de calcification coronarienne</p></li><li><p>rigidit&#233; art&#233;rielle</p></li><li><p>&#233;paississement carotidien</p></li></ul><h3>&#10004; Mauvais sommeil ?</h3><p>Corr&#233;l&#233; &#224; :</p><ul><li><p>inflammation</p></li><li><p>tension nocturne</p></li><li><p>risques m&#233;taboliques</p></li></ul><h3>&#10004; Irritabilit&#233;, anxi&#233;t&#233; ?</h3><p>Activent le syst&#232;me nerveux sympathique &#8594; acc&#233;l&#232;rent le c&#339;ur.</p><p>Ce ne sont PAS &#8220;des caprices hormonaux&#8221;.<br>Ce sont des <strong>messages du syst&#232;me vasculaire</strong>.</p><div><hr></div><h1>&#11088; 8. <strong>Le risque d&#8217;ath&#233;roscl&#233;rose s&#8217;acc&#233;l&#232;re</strong></h1><p>comme publi&#233; il y a quelques jours sur Linkedin suite &#224; une autre &#233;tude sur plus de 16000 personnes, mais ici l&#8217;article l&#8217;explique autrement :</p><p>Chez les femmes :<br>&#10145; avant 50 : progression lente<br>&#10145; apr&#232;s la m&#233;nopause : progression  bcp plus rapide<br></p><p>Dans l&#8217;&#233;tude, les femmes &#8220;rattrapent&#8221; 20 ans de protection&#8230; en quelques ann&#233;es.</p><div><hr></div><h1>&#11088; 9. <strong>Le THM : pas une baguette magique, mais un vrai levier pour le c&#339;ur</strong></h1><p>L&#8217;article est tr&#232;s clair (et tr&#232;s &#233;quilibr&#233;) :</p><p>Le THM bien choisi :<br>&#10004; am&#233;liore la fonction endoth&#233;liale<br>&#10004; am&#233;liore la vasodilatation<br>&#10004; r&#233;duit la rigidit&#233; art&#233;rielle<br>&#10004; am&#233;liore le HDL<br>&#10004; baisse le LDL (selon formulation</p><p>MAIS :</p><ul><li><p>pas pour toutes</p></li><li><p>&#224; individualiser</p></li><li><p>id&#233;alement &lt; 60 ans et &lt; 10 ans apr&#232;s la m&#233;nopause</p></li><li><p>transdermique = meilleur profil cardio</p></li></ul><p>Bref : <strong>pas &#8220;pour toutes&#8221;, mais pas &#8220;dangereux&#8221; non plus</strong>.</p><p>Ni miracle, ni diable.<br>Un <strong>outil</strong>, quand il est bien utilis&#233;.</p><h1><strong>&#11088;&#65039;10. Importance de la &#8220;fen&#234;tre d&#8217;intervention&#8221;</strong></h1><p>Le papier r&#233;p&#232;te un concept central :</p><h3>&#10148; <strong>Intervenir t&#244;t = b&#233;n&#233;fices</strong></h3><div><hr></div><h1>&#11088; 11. <strong>Alors&#8230; que faire ? (version simple)</strong></h1><p>Pas de panique.<br>Mais pas de d&#233;ni non plus.</p><p>Voici les 6 piliers qui soutiennent le c&#339;ur apr&#232;s 45&#8211;50 ans :</p><h3><strong>1. Surveiller les classiques :</strong></h3><p>tension &#8211; lipides &#8211; glyc&#233;mie &#8211; tour de taille</p><h3><strong>2. Bouger (vraiment) :</strong></h3><p>Cardio ok,<br>mais <strong>musculation indispensable</strong>.</p><h3><strong>3. Dormir :</strong></h3><p>pas de long&#233;vit&#233; sans sommeil.</p><h3><strong>4. G&#233;rer le stress :</strong></h3><p>le syst&#232;me nerveux est directement connect&#233; aux art&#232;res.</p><h3><strong>5. Manger pour le c&#339;ur :</strong></h3><p>Moins de sucre<br>Plus de fibres<br>Plus de prot&#233;ines<br>Moins d&#8217;ultra-transform&#233;s</p><p>Du r&#233;gime m&#233;diterran&#233;en quoi <br>Oui, ce n&#8217;est pas glamour. Mais tr&#232;s efficace.</p><h3><strong>6. Parler hormones :</strong></h3><p>Avec un m&#233;decin.<br>Pas avec Google.<br>Pas avec Roger au PMU.</p><div><hr></div><h1>&#11088; Conclusion :</h1><p>La m&#233;nopause n&#8217;est pas qu&#8217;une histoire d&#8217;hormones<br>C&#8217;est une <strong>red&#233;finition cardiovasculaire</strong>, invisible mais r&#233;elle<br>C&#8217;est un virage cardio-m&#233;tabolique majeur qui conditionne la long&#233;vit&#233; des femmes</p><p>Et le c&#339;ur des femmes n&#8217;est pas fragile.<br>Il est <strong>r&#233;silient</strong>, <strong>intelligent</strong>, <strong>adaptable</strong>.</p><p>Il a juste besoin qu&#8217;on arr&#234;te de rouler les yeux ferm&#233;s.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! 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Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><blockquote><p>&#8220;La testost&#233;rone est dangereuse.&#8221;</p></blockquote><p>On arr&#234;tera d&#8217;en prescrire,<br>et on attendra 20 ans pour dire :</p><blockquote><p>&#8220;Oups. Erreur m&#233;thodologique.&#8221;</p></blockquote><p>Mais soyons honn&#234;tes :<br>si la testost&#233;rone masculine chutait &#224; 50 ans comme nos &#339;strog&#232;nes,<br>les <strong>budgets de recherche seraient d&#233;bloqu&#233;s d&#232;s le lendemain matin&#8230;<br>et la testost&#233;rone serait en vente libre.</strong> &#128527; (ohhhh je rigole)</p><div><hr></div><h2>&#128300; Retour en 2002 : l&#8217;&#233;tude qui a tout fait d&#233;railler</h2><p>Cette &#233;tude, vous la connaissez sans la conna&#238;tre :<br>la <strong>Women&#8217;s Health Initiative (WHI)</strong>.<br>C&#8217;est elle qui, en 2002, a fait la une du monde entier :</p><blockquote><p>&#8220;Le traitement hormonal de la m&#233;nopause augmente le risque d&#8217;infarctus et de cancer.&#8221;</p></blockquote><p>Panique.<br>En quelques mois, les m&#233;decins ont cess&#233; de prescrire,<br>les femmes ont arr&#234;t&#233; leurs traitements,<br>et une g&#233;n&#233;ration enti&#232;re a associ&#233; &#8220;&#339;strog&#232;nes&#8221; &#224; &#8220;danger&#8221;.</p><div><hr></div><h2>&#9888;&#65039; Ce qu&#8217;on ne disait pas dans les gros titres</h2><p>Les femmes de la WHI n&#8217;&#233;taient pas repr&#233;sentatives de celles &#224; qui on prescrit un THM aujourd&#8217;hui :</p><p>Crit&#232;re                                         Donn&#233;es WHI</p><p>&#194;ge moyen                                    63 ans</p><p>M&#233;nopause                                   depuis10 &#224; 20 ans</p><p>IMC moyen                                  28</p><p>Ob&#233;sit&#233; (IMC &gt; 30)                      34 % dans le groupe CEE+MPA / </p><p>                                                       45 % dans le groupe CEE seul</p><p>Traitement antihypertenseur     43 &#224; 53 % selon le groupe</p><p>Sympt&#244;mes vasomoteurs            quasi absents</p><p></p><p>Et les hormones utilis&#233;es ?<br>&#10145;&#65039; <strong>&#338;strog&#232;nes &#233;quins conjugu&#233;s (CEE)</strong> et <strong>ac&#233;tate de m&#233;droxyprogest&#233;rone (MPA)</strong>,<br>&#10145;&#65039; <strong>par voie orale</strong>,<br>&#10145;&#65039; &#224; doses fixes,<br>&#10145;&#65039; chez des femmes &#226;g&#233;es et asymptomatiques,<br>&#10145;&#65039; pour <strong>pr&#233;venir les maladies cardiovasculaires.</strong></p><p>Pas pour traiter leurs sympt&#244;mes.<br>Pas pour restaurer leur &#233;quilibre hormonal.<br>Pas pour am&#233;liorer leur qualit&#233; de vie.</p><p>Autant dire que &#231;a partait mal.</p><p>En langage de chercheur, on appelle &#231;a une <em>erreur d&#8217;&#233;chantillonnage majeure</em>.<br>En langage de femme, on appelle &#231;a : <em>&#8220;mais qui a valid&#233; ce protocole ?!&#8221;</em> &#128514;</p><div><hr></div><h2>&#128163; 2002 : la bombe m&#233;diatique</h2><p>Apr&#232;s cinq ans, les chercheurs observent une l&#233;g&#232;re augmentation des infarctus et des cancers du sein.<br>Le monde s&#8217;affole.<br>Les m&#233;dias simplifient :</p><blockquote><p>&#8220;Les hormones sont dangereuses.&#8221;</p></blockquote><p>Et personne ne regarde les d&#233;tails.<br>Pas l&#8217;&#226;ge, pas la formulation, pas le timing.</p><div><hr></div><h2>&#128202; 2025 : la r&#233;habilitation scientifique</h2><p>Vingt ans plus tard, le <em>JAMA Internal Medicine</em> publie une <strong>r&#233;analyse compl&#232;te</strong> de la WHI (<a href="https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/10.1001/jamainternmed.2025.4510">Rossouw et al., 2025</a>).<br>Les donn&#233;es sont re-segment&#233;es selon l&#8217;<strong>&#226;ge</strong> et la <strong>pr&#233;sence de sympt&#244;mes vasomoteurs</strong>.</p><p>R&#233;sultat :</p><ul><li><p>Chez les <strong>50&#8211;59 ans symptomatiques</strong>, le THM <strong>soulage</strong> les bouff&#233;es de chaleur <strong>sans augmenter le risque cardiovasculaire.</strong></p></li><li><p>Chez les <strong>60&#8211;69 ans</strong>, risque neutre.</p></li><li><p>Chez les <strong>70 ans et plus</strong>, risque augment&#233;.</p></li></ul><p>&#128073; Moralit&#233; : <strong>le probl&#232;me n&#8217;&#233;tait pas le traitement, mais le moment o&#249; on le commence.</strong></p><p>C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle <strong>&#8220;the timing hypothesis&#8221;</strong> :</p><blockquote><p>D&#233;marrer t&#244;t (dans les 10 ans suivant la m&#233;nopause) = b&#233;n&#233;fice et s&#233;curit&#233;.<br>D&#233;marrer tard = effets d&#233;l&#233;t&#232;res.</p></blockquote><div><hr></div><h2>&#129504; Ce que la science confirme aujourd&#8217;hui</h2><p>1&#65039;&#8419; Les <strong>sympt&#244;mes vasomoteurs</strong> (bouff&#233;es, sueurs) sont d&#233;sormais consid&#233;r&#233;s comme <strong>des marqueurs de risque cardiovasculaire.</strong><br>&#8594; Ne pas les traiter, c&#8217;est parfois ignorer un signal d&#8217;alerte m&#233;tabolique.</p><p>2&#65039;&#8419; Les <strong>formulations modernes</strong> (&#339;stradiol transdermique + progest&#233;rone micronis&#233;e) ont un <strong>profil bien plus s&#251;r</strong> que les CEE/MPA oraux.<br>&#8594; Pas de risque thrombotique (aka caillots sanguins), meilleure tol&#233;rance vasculaire.</p><p>3&#65039;&#8419; Le <strong>THM bien prescrit</strong> ne donne ni infarctus, ni AVC, ni cancer en exc&#232;s.<br>&#8594; Il am&#233;liore la qualit&#233; de vie, prot&#232;ge le cerveau, les os et le c&#339;ur.</p><div><hr></div><h2>&#129516; Et rappelons-le&#8230;</h2><p>La WHI &#233;tait majoritairement dirig&#233;e par des hommes.<br>Des hommes qui ont &#233;tudi&#233; des femmes <strong>comme s&#8217;ils &#233;taient des &#8220;hommes vieillissants&#8221; en manque d&#8217;&#339;strog&#232;nes.</strong><br>Ils cherchaient &#224; &#8220;pr&#233;venir les infarctus&#8221; plut&#244;t qu&#8217;&#224; comprendre <strong>le v&#233;cu hormonal f&#233;minin.</strong><br>Et ce sont les femmes qui ont pay&#233; la facture scientifique.</p><blockquote><p>Disons que la WHI a &#233;t&#233; pens&#233;e <strong>dans un monde o&#249; l&#8217;on voulait prot&#233;ger le c&#339;ur des femmes,<br>sans vraiment &#233;couter ce que leur corps essayait de dire.</strong><br>Une bonne intention, une mauvaise question&#8230; et vingt ans de confusion.</p></blockquote><div><hr></div><h2>&#10084;&#65039; En r&#233;sum&#233;</h2><p>Ce qu&#8217;on pensait en 2002                                                Ce qu&#8217;on sait en 2025</p><p>Le THM augmente le risque cardiovasculaire.      &#10060; Faux. Uniquement s&#8217;il est initi&#233;                                                                                         tard, chez femmes &#226;g&#233;es ou &#224; risque.</p><p>Les hormones sont dangereuses.                             &#10060; Faux. Les formes modernes et                                                                                               transdermiques sont s&#251;res.</p><p>Tous les THM se valent.                                            &#10060; Faux. La voie, la dose et le timing                                                                                          changent tout.</p><div><hr></div><h3>&#128172; En une phrase</h3><blockquote><p>Ce n&#8217;est pas le THM qui a failli.<br>C&#8217;est la science, qui a pos&#233; la mauvaise question au mauvais moment, sur la mauvaise population.</p></blockquote><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[LA PÉRIMENOPAUSE, cette puberté avec une Carte Bancaire (selon Florence Foresti)]]></title><description><![CDATA[Ce qui se passe vraiment dans votre corps : entre cerveau, ovaires et montagnes russes hormonales]]></description><link>https://peggyperes.substack.com/p/la-perimenopause-cette-puberte-avec</link><guid isPermaLink="false">https://peggyperes.substack.com/p/la-perimenopause-cette-puberte-avec</guid><dc:creator><![CDATA[Peggy]]></dc:creator><pubDate>Tue, 14 Oct 2025 05:01:34 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!SHgP!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F8ca52f40-3dcb-40c0-a94c-26038a06e2c8_144x144.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quinze jours, je parlais sur LinkedIn de ce que la p&#233;rim&#233;nopause fait &#224; notre corps.<br>Aujourd&#8217;hui, on remonte &#224; la source : ce qui se passe <em>dans notre cerveau</em> avant que le corps change.</p><h1>La p&#233;rim&#233;nopause : cette pubert&#233; avec une carte bancaire &#128527;</h1><p><em>(ou comment notre cerveau et nos ovaires cessent de se comprendre)</em></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><blockquote><p>&#171; La p&#233;rim&#233;nopause ne commence pas dans les ovaires.<br>Elle commence dans le cerveau. &#187;<br>&#8212; Dr Mary Claire Haver</p></blockquote><p>Cette phrase, je l&#8217;adore.<br>Parce qu&#8217;elle r&#233;sume tout. Et surtout, parce qu&#8217;elle remet enfin les choses &#224; leur place.</p><p>Non, la p&#233;rim&#233;nopause ce n&#8217;est pas <em>&#8220;juste quelques bouff&#233;es de chaleur&#8221;</em>.<br>C&#8217;est un <strong>reboot hormonal complet</strong>, une vraie <em>mise &#224; jour du syst&#232;me d&#8217;exploitation</em> (sauf que bien s&#251;r personne ne t&#8217;a demand&#233; ton avis ).<br>Une <strong>pubert&#233; 2.0</strong>, mais cette fois avec une carte bancaire, des r&#233;unions Teams, des ados &#224; g&#233;rer (voire des parents), et un cerveau qui rame comme une vieille connexion Wi-Fi.</p><div><hr></div><h2>Le grand orchestre hormonal</h2><p>Pendant des ann&#233;es, le <strong>cerveau</strong> m&#232;ne l&#8217;orchestre &#224; la baguette.<br>Les musiciens ( progest&#233;rone, &#339;strog&#232;nes, testost&#233;rone) jouent chacun leur partition, en parfaite harmonie.</p><p>Mais vers 35&#8211;40 ans, tout commence &#224; se d&#233;saccorder :</p><ul><li><p><strong>La progest&#233;rone</strong>, notre instrument doux et apaisant, <strong>quitte la sc&#232;ne en premier</strong>.<br>&#8594; Moins d&#8217;ovulation, sommeil plus fragile, &#233;motions &#224; fleur de peau.</p></li><li><p><strong>Les &#339;strog&#232;nes</strong>, les divas de la sc&#232;ne, <strong>continuent &#224; jouer</strong>, mais en improvisant.<br>&#8594; Mont&#233;es spectaculaires, chutes inattendues, ambiance montagne russe.</p></li><li><p><strong>La testost&#233;rone</strong>, la base rythmique, <strong>baisse lentement le volume</strong>.<br>&#8594; Moins de tonus, de motivation, de confiance, et parfois une libido qui s&#8217;essouffle.</p></li></ul><p>Et au centre, le <strong>cerveau-chef d&#8217;orchestre</strong> tente d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de rattraper le tempo&#8230;<br>mais la partition change chaque jour.</p><p>R&#233;sultat : la &#8220;<strong>Zone of Chaos&#8221;</strong> (dixit Dr Haver)</p><div><hr></div><h2>1&#65039;&#8419; Le premier domino &#224; tomber : la progest&#233;rone</h2><p>On croit souvent que la p&#233;rim&#233;nopause, c&#8217;est la chute des &#339;strog&#232;nes.<br><strong>Faux.</strong><br>La premi&#232;re &#224; faire ses valises, c&#8217;est la <strong>progest&#233;rone</strong>.</p><p>&#128073; D&#232;s 35&#8211;40 ans, certaines ovulations deviennent incompl&#232;tes, voire absentes.<br>Pas d&#8217;ovulation = pas (ou peu) de corps jaune = <strong>moins de progest&#233;rone</strong>.<br>Et pendant ce temps, les &#339;strog&#232;nes, elles, continuent leur fiesta.</p><p>R&#233;sultat : un d&#233;s&#233;quilibre hormonal qui fait un peu n&#8217;importe quoi :</p><ul><li><p>cycles plus courts ou plus abondants,</p></li><li><p>sommeil hach&#233;,</p></li><li><p>fatigue persistante,</p></li><li><p>irritabilit&#233; sans motif valable (enfin si, il y en a un &#129504;)&#8230;</p></li></ul><p>C&#8217;est ce que j&#8217;appelle la <strong>phase du &#8220;chaos lut&#233;al</strong>&#8221; :<br>quand notre hormone &#8220;calmante&#8221; d&#233;croche et qu&#8217;on devient une version sous caf&#233;ine de nous-m&#234;me.</p><div><hr></div><h2>2&#65039;&#8419; Puis les &#339;strog&#232;nes partent en freestyle</h2><p>Vers 42&#8211;47 ans, la communication entre cerveau et ovaires tourne au sketch.<br>Le cerveau (FSH, LH) crie &#8220;allez, au boulot !&#8221;<br>Les ovaires r&#233;pondent&#8230; quand ils veulent.</p><p>Parfois trop : les &#339;strog&#232;nes flambent (bonjour seins douloureux, humeur up, migraines).<br>Parfois pas du tout : chute brutale et bonjour bouff&#233;es, sueurs, palpitations.</p><p>Bienvenue dans la <strong>&#8220;Zone of Chaos&#8221;</strong> ch&#232;re au Dr Mary Claire Haver.</p><p>Une p&#233;riode o&#249; :</p><ul><li><p>ton thermostat interne se croit en &#233;t&#233; en plein hiver,</p></li><li><p>ton c&#339;ur s&#8217;emballe pour un rien,</p></li><li><p>ton sommeil devient un festival de micro-r&#233;veils,</p></li><li><p>et ton cerveau passe du brouillard londonien &#224; la panne s&#232;che (imagine ici un Teletubby bouche entrouverte, fixant le vide, un filet de bave en prime &#8230;&#129760;)</p></li></ul><p>C&#8217;est le grand n&#8217;importe quoi hormonal.</p><div><hr></div><h2>3&#65039;&#8419; Et pendant ce temps-l&#224;&#8230; la testost&#233;rone s&#8217;&#233;clipse doucement</h2><p>La grande oubli&#233;e du trio.<br>Elle, elle commence &#224; baisser <strong>d&#232;s la trentaine</strong>, discr&#232;tement.<br>Et quand elle s&#8217;&#233;teint, c&#8217;est toute notre &#8220;flamme int&#233;rieure&#8221; qui vacille.</p><p>Moins de testost&#233;rone =</p><ul><li><p>moins de motivation,</p></li><li><p>moins de tonus,</p></li><li><p>moins de d&#233;sir,</p></li><li><p>plus de difficult&#233; &#224; garder du muscle.</p></li></ul><p>Ce n&#8217;est pas qu&#8217;une histoire de libido.<br>C&#8217;est une histoire d&#8217;&#233;nergie vitale, de confiance et d&#8217;&#233;lan.</p><div><hr></div><h2>4&#65039;&#8419; Le cerveau, ce chef d&#8217;orchestre d&#233;bord&#233;</h2><p>Tout part de lui.<br>L&#8217;hypothalamus, l&#8217;hypophyse, l&#8217;hippocampe, le cortex pr&#233;frontal&#8230; tous essaient de garder le rythme.<br>Mais quand les signaux hormonaux deviennent erratiques, la partition vire au free jazz.</p><p>Les neurones KNDy (kisspeptine, neurokinine B, dynorphine) deviennent hypersensibles :<br>&#8594; bouff&#233;es de chaleur,<br>&#8594; sueurs nocturnes,<br>&#8594; tachycardie,<br>&#8594; anxi&#233;t&#233;.</p><p>Et comme les &#339;strog&#232;nes r&#233;gulent la s&#233;rotonine (humeur), la dopamine (motivation) et le GABA (calme), chaque variation cr&#233;e un <strong>yo-yo &#233;motionnel</strong>.</p><p>R&#233;sultat :<br>le cerveau se reprogramme, un peu &#224; l&#8217;aveugle.<br>C&#8217;est temporaire, mais c&#8217;est r&#233;el.<br>D&#8217;ailleurs, des &#233;tudes (Brinton et al., <em>Nature Rev Endocrinol</em>, 2015 ; Yin et al., <em>Neurobiol Aging</em>, 2015) montrent un <strong>&#233;tat hypom&#233;tabolique c&#233;r&#233;bral transitoire</strong>. Bref, un ralentissement &#233;nerg&#233;tique du cerveau, le temps qu&#8217;il retrouve son &#233;quilibre.</p><p>Oui, ce fameux &#8220;brain fog&#8221; n&#8217;est pas une invention.</p><div><hr></div><h2>5&#65039;&#8419; Les hormones, partout, tout le temps</h2><p>Les r&#233;cepteurs aux &#339;strog&#232;nes et &#224; la progest&#233;rone sont litt&#233;ralement <strong>partout</strong> :<br>&#129504; cerveau &#8594; cognition, humeur<br>&#10084;&#65039; c&#339;ur et vaisseaux &#8594; &#233;lasticit&#233;, protection<br>&#128170; muscle &#8594; force, m&#233;tabolisme<br>&#129460; os &#8594; densit&#233;<br>&#127800; peau &amp; muqueuses &#8594; &#233;lasticit&#233;, hydratation<br>&#129728; foie &#8594; m&#233;tabolisme lipidique et glyc&#233;mique<br>&#128737;&#65039; syst&#232;me immunitaire &#8594; inflammation</p><p>&#8230;..</p><p>Quand tout fluctue, c&#8217;est <strong>le corps entier</strong> qui le ressent.<br>C&#8217;est pour &#231;a que la p&#233;rim&#233;nopause n&#8217;est pas qu&#8217;une histoire de r&#232;gles : c&#8217;est une <strong>transition multisyst&#233;mique</strong>.</p><div><hr></div><h2>6&#65039;&#8419; Ce n&#8217;est pas la fin, c&#8217;est une r&#233;initialisation</h2><p>Cette phase, ce n&#8217;est pas une &#8220;d&#233;g&#233;n&#233;rescence&#8221;. C&#8217;est un <strong>recalibrage hormonal</strong>, une mise &#224; jour du corps qui cherche un nouveau point d&#8217;&#233;quilibre.</p><p>Et la bonne nouvelle ?<br>La science regorge de leviers pour traverser tout &#231;a <strong>sans naufrage</strong> :</p><p><strong>Le traitement hormonal</strong>, quand il est bien indiqu&#233;, prot&#232;ge os, cerveau et c&#339;ur.<br><strong>Le sommeil et la lumi&#232;re du matin</strong>, vrais m&#233;dicaments du rythme circadien.<br><strong>La musculation</strong>, rempart contre la fonte musculaire et la r&#233;sistance &#224; l&#8217;insuline.<br><strong>L&#8217;alimentation m&#233;diterran&#233;enne</strong>, anti-inflammatoire et protectrice.<br><strong>La respiration et la gestion du stress</strong>, pour calmer l&#8217;axe HPA (le fameux trio stress&#8211;cortisol&#8211;fatigue).</p><p>&#8230;</p><div><hr></div><h3>En r&#233;sum&#233;</h3><p>La p&#233;rim&#233;nopause, c&#8217;est la <strong>pubert&#233; avec de l&#8217;exp&#233;rience (et un compte en banque)</strong>.<br>Une transition neuroendocrinienne qui chamboule tout, mais qui peut aussi r&#233;v&#233;ler une nouvelle version de soi : plus consciente, plus forte, plus inform&#233;e.</p><p>Comprendre, c&#8217;est d&#233;j&#224; reprendre le pouvoir.<br>Et cette fois, on traverse la temp&#234;te&#8230; <strong>en pilote &#233;clair&#233;e</strong>. Entre nous. </p><p>Et rappelons-le :<br>Pour certaines, cette p&#233;riode se passe <em>comme une lettre &#224; la poste</em>.<br>Peu ou pas de sympt&#244;mes, un &#233;quilibre retrouv&#233; naturellement et c&#8217;est tout aussi normal.<br>Le plus important reste d&#8217;en parler, d&#8217;&#233;couter son corps, et de <strong>discuter de tout &#231;a avec son m&#233;decin pr&#233;f&#233;r&#233;</strong> </p><div><hr></div><p>&#128140;<br>Merci d&#8217;avoir lu jusqu&#8217;au bout &#128591;</p><p>Je vous demande un peu d&#8217;indulgence&#8230; c&#8217;est ma toute premi&#232;re newsletter.<br>Je ne suis pas une &#8220;experte&#8221; (ni une geek, je sais &#128580;)  juste une m&#233;decin curieuse, passionn&#233;e, qui lit (et relit, et re-relit &#128517;) la litt&#233;rature scientifique pour essayer de comprendre ce qui se joue dans nos corps. </p><p>Et croyez-moi, moi aussi j&#8217;apprends chaque jour, moi aussi j&#8217;oublie, et moi aussi je dois parfois relire la m&#234;me phrase trois fois (coucou &#224; celles qui &#8220;savent&#8221;, avec notre m&#233;moire de poisson rouge et notre concentration freestyle depuis la quarantaine ).</p><p>J&#8217;essaie ici de partager, simplement, ce que la science nous apprend sur la p&#233;rim&#233;nopause, la m&#233;nopause, le cerveau, le m&#233;tabolisme, le mode de vie, la long&#233;vit&#233; f&#233;minine &#8230; bref, sur tout ce qui nous traverse &#224; ce moment de la vie.</p><p>L&#8217;id&#233;e, c&#8217;est d&#8217;avancer ensemble : comprendre, rire (un peu, beaucoup), et surtout trouver des leviers d&#8217;action concrets pour reprendre le pouvoir sur notre sant&#233; </p><p>Et je vous le dis tout de suite : je n&#8217;ai pas (encore) r&#233;fl&#233;chi &#224; une &#8220;strat&#233;gie &#233;ditoriale&#8221; ni &#224; un programme ultra structur&#233;.<br>Je parle au gr&#233; de mes envies, de mes lectures et de mes curiosit&#233;s du moment, parfois s&#233;rieuses, parfois l&#233;g&#232;res, mais toujours sinc&#232;res.</p><p>Merci d&#8217;&#234;tre l&#224;, de lire, de partager, de faire vivre cette aventure.<br>Et si ce contenu vous parle, n&#8217;h&#233;sitez pas &#224; vous abonner ou &#224; le faire suivre &#224; une amie.<br>C&#8217;est comme &#231;a qu&#8217;on normalise, qu&#8217;on informe, et qu&#8217;on avance &#129782;</p><div><hr></div><h3>&#129534; Sources principales</h3><ul><li><p>Santoro N. et al., <em>The Menopause Transition: Signs, Symptoms and Management Options</em>, J Clin Endocrinol Metab, 2020.</p></li><li><p>Prior J., <em>Endocrine Reviews</em>, 1998 ; <em>Front Biosci</em>, 2011.</p></li><li><p>Brinton R., <em>Nature Rev Endocrinol</em>, 2015.</p></li><li><p>Davis S., <em>Cell</em>, 2023&#8230;.</p></li></ul><p></p><p><strong>Envie de prolonger la lecture ?<br></strong>&#128172; Rejoignez le groupe <strong>&#8220;Rien &#224; cirer, le club des femmes (enfin) libres en (p&#233;ri)m&#233;nopause&#8221;</strong> sur Facebook : un espace bienveillant, sans filtre, pour &#233;changer entre femmes qui vivent la m&#234;me aventure.</p><p>&#128140; Et si ce contenu vous pla&#238;t, n&#8217;oubliez pas de vous abonner &#224; la newsletter et d&#8217;activer la petite &#128276; pour ne rien manquer.<br>Ici, on parle science, hormones, cerveau, et renaissance&#8230;avec humour et sans tabou</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://peggyperes.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci d'avoir lu Le Substack de Peggy ! 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